6 novembre 2009 à 17h56
Le 22 juillet dernier, un incendie spectaculaire ravageait mille hectares aux portes de Marseille. Un rapport d'expertise vient de confirmer que le sinistre était bien dû à des tirs militaires mais il met hors de cause le légionnaire mis en examen dans un premier temps.
Selon Le Parisien, l'enquête pourrait du fait de ces nouvelles conclusions être réorientée vers la chaîne de commandement militaire.
Jusqu'à présent, seule la responsabilité de l'adjudant Philippe Fontaine, le légionnaire qui dirigeait la séance de tirs dans le camp de Carpiagne d'où sont parties les flammes, était en cause, au motif qu'il avait utilisé des balles traçantes interdites durant l'été dans les zones à risque pour les incendies.
Munitions classiques et non des balles traçantes
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a parlé d'erreur "individuelle" au lendemain de l'incendie et une enquête de commandement militaire, fin juillet, a désigné le sous-officier comme "seul responsable" du feu qui a détruit 1.077 hectares de végétation dans les collines au sud-est de la ville.
Mais le rapport remis aux juges d'instruction de Marseille en charge du dossier, qui s'appuie sur les douilles retrouvées sur les lieux, indique qu'il s'agit de munitions classiques et non de balles traçantes, dont la portée est plus importante.
La cause directe de coulées de boues
Depuis, la mairie a estimé que l'incendie était aussi la cause directe de coulées de boues qui ont inondé en octobre des quartiers de la ville, et pour lesquelles le maire UMP de la ville Jean-Claude Gaudin a réclamé que l'état de catastrophe naturelle soit déclaré.
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