9 octobre 2009 à 21h15 - 1 réactions
Frédéric Mitterrand s'était préparé à vivre quelques épisodes houleux en entrant en politique. Il est plus que servi. Après avoir été poussé à s'expliquer publiquement sur certains passages de son livre "La mauvaise vie", c'est une lettre envoyée au président du tribunal de La Réunion qui pourrait de nouveau plonger le ministre de la Culture dans la tourmente.
Le site internet Marianne2 relaie une information du journal de la Réunion selon laquelle Frédéric Mitterrand se serait porté témoin de moralité pour deux mineurs accusés du viol d'une jeune fille de 16 ans. L'un d'eux serait son filleul, le fils de sa gouvernante réunionaise. C'est elle qui lui aurait demandé de l'aider au printemps dernier.
"Je dispose d'un certain nombre de contact"
Le ministre de la Culture, alors à la tête de la Villa Médicis, s'est fendu d'un courrier à l'adresse du président du tribunal de La Réunion qui, en octobre prochain, devra juger en appel les deux accusés. "En tant que directeur de l'Académie de France à Rome, je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion", explique-t-il. Puis, il précise : "Je dispose d'un certain nombre de contacts qui pourraient être mis à profit".
Frédéric Mitterrand "a agi avec une certaine légèreté"
La rédaction du Point a joint au téléphone le cabinet du ministre qui "conçoit que Frédéric Mitterrand a agi, ici, avec une certaine légèreté, n'écoutant que son bon coeur". Le Point a également tenté de contacter l'Elysée. Une réaction serait attendue après concertation de Nicolas Sarkozy et de François Fillon.
