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France

Emplois fictifs. Chirac sera bien jugé [video + L'autobiographie]

5 novembre 2009

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Le parquet ne fera pas appel du renvoi de Jacques Chirac devant la Justice dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. L'ancien chef de l'Etat sera donc jugé. Et il se rendra en personne au tribunal.

> Parution de l'autobiographie aujourd'hui
> L'interview de son avocat, Jean Veil

Pour la première fois, Jacques Chirac s'est exprimé sur son renvoi devant la Justice, ordonné le 30octobre par une juge d'instruction. Et l'ancien Président assure qu'il «n'a rien à se reprocher» dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.

«Sérénité et détermination»

C'est donc «tout naturellement, comme tout citoyen a le devoir de le faire», que Jacques Chirac «ira s'expliquer devant le tribunal» correctionnel de Paris. «Avec sérénité et détermination», a-t-il confié dans une interview à Europe 1. Coïncidence, au moment même des déclarations de Jacques Chirac, on apprenait que le parquet de Paris ne s'opposerait pas au renvoi signé par la juge d'instruction Xavière Simeoni. Le parquet avait pourtant requis un non-lieu. Jacques Chirac est accusé «détournements de fonds publics» et d'«abus de confiance». Il est soupçonné d'avoir fait engager et rémunérer par la Ville de Paris 21 personnes entre1992 et1995 pour le compte d'autres personnes. L'occasion pour l'ancien maire de rappeler qu'au «départ près de 500 emplois ont été examinés par la justice. On a parlé d'un véritable ?système?. Aujourd'hui, on constate bien qu'il n'en est rien».

Dix ans de prison

Dans son ordonnance, la juge a expliqué que Jacques Chirac «a eu une action déterminante» dans «la conception et la mise en place d'agents dits chargés de mission à la mairie de Paris dès 1977», année de son élection dans la capitale, ainsi que dans leur «recrutement». Des recrutements qui visaient, selon elle, à asseoir son influence politique. «Je conteste son analyse», a répondu l'ancien chef d'Etat, soulignant vouloir s'en expliquer au «plus vite pour que cette page soit définitivement tournée». Jacques Chirac encourt dix ans de prison et 150.000euros d'amende.

Chirac s'explique sur l'affaire des emplois fictifs, sur Europe 1

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