25 novembre 2009
La première grève dans l'Éducation nationale depuis la rentrée a été faiblement suivie, hier, en l'absence d'unité syndicale, alors que les manifestants ont dénoncé «l'asphyxie» du système éducatif.
Selon le ministère de l'Éducation nationale, les taux de grévistes dans l'Éducation nationale, hier étaient, à la mi-journée, de 13,39% en primaire et de 12,26% en collèges et lycées, alors que la FSU faisait état de respectivement 20 à 30% et 40% de grévistes. «Ce n'est pas une grève majoritaire, mais c'est une base suffisante pour montrer qu'il y a un mécontentement réel. C'est un coup de semonce», a déclaré, à Paris, Gérard Aschieri, le patron de la FSU, seul grand syndicat de l'Éducation qui appelait à cette journée, aux côtés de la CGT et Sud. Ces organisations entendaient dénoncer les suppressions de postes, la réforme de la formation des enseignants, obtenir une meilleure revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail.
Défilés clairsemés
A Paris, où les manifestants étaient 2.900 selon la police, 8.000 selon la FSU, on pouvait lire sur la banderole de tête: «Système éducatif, emploi, salaires, conditions de travail, l'école est asphyxiée: stop!». En province, les cortèges mêlaient souvent enseignants, lycéens, étudiants mais aussi postiers, également en grève hier. Les manifestants étaient de 2.000 à 5.000 à Marseille, selon les sources, 1.700 à 2.000 à Lyon, 1.700 à 2.500 à Nantes, plus d'un millier à Grenoble, selon la police, 1.000 à 1.500 à Bordeaux, un millier à 1.700auMans, 1.000 selon la FSU à Nancy, 700 à 3.000 à Lille, 700 à 1.500 à Toulouse comme à Clermont-Ferrand, 800 à 1.000 à Caen et à Nice, 500 à 1.000 à Angoulême...
En Bretagne, ils étaient 1.700à Rennes, 450 à Vannes, 400 à Quimper et 300 à Saint-Brieuc,
Chatel maintient le cap
Confronté à la première grève à l'Éducation nationale depuis qu'il dirige ce ministère, Luc Chatel a minimisé la mobilisation en observant «qu'il n'y a pas un front syndical uni face au gouvernement». «Le président de la République ne m'a pas demandé de revenir sur sa politique de non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux» partant à la retraite, a-t-il commenté sur RTL, interrogé sur l'éventuelle poursuite des suppressions de postes en 2011. Dans le supérieur et la recherche, l'Unef, Sud étudiant, Sauvons l'université (SLU) et Sauvons la recherche (SLR) appelaient également à manifester, essentiellement contre la réforme de la formation.
