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Drôme. Plainte des pompiers après un sauvetage [Votre avis?]

2 novembre 2009 - 14 réactions

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C'est une première. Un service départemental d'incendie et de secours a déposé plainte contre un spéléologue secouru, lui reprochant d'avoir «mis en danger» les sauveteurs.

>Les pompiers désavoués par leur fédération

Faut-il y voir un ras-le-bol des sauveteurs face aux conduites à risques ou le lancement d'un débat sur la gratuité des secours? Une semaine après le sauvetage d'un spéléologue expérimenté qui a nécessité l'intervention de 17sapeurs-pompiers et 55 sauveteurs, dont quatre plongeurs, le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de la Drôme a décidé de porter l'affaire devant la Justice. Le 24octobre dernier, les secouristes avaient récupéré ce spéléologue, parti cinq jours plus tôt et bloqué par une montée des eaux, sain et sauf dans une grotte à Bouvante. C'est son camarade qui avait donné l'alerte. Le Sdis a déposé plainte vendredi contre ces deux hommes leur reprochant notamment d'avoir «mis en danger» les sauveteurs par leur imprudence, au motif que les bulletins météo prévoyaient de fortes pluies. Le deuxième spéléologue, descendu dans la grotte le 19octobre, comme son camarade, mais remonté seul en catastrophe deux jours plus tard, est quant à lui visé pour «non-assistance à personne en danger et entrave à la distribution des secours». Il lui est reproché de n'avoir prévenu les sauveteurs spéléologues que le lendemain. Ces derniers ayant eux-mêmes attendu 24heures pour prévenir les pompiers.

Réflexion sur certains sports

Pascal Pertusa, président du conseil d'administration du Sdis, se défend de vouloir remettre en cause le principe de la gratuité des secours, même si le sauvetage a coûté 50fois plus cher que les «600 à 700euros» d'une opération classique de secours à personne. D'ailleurs, le Sdis ne sait pas encore s'il se portera partie civile «pour récupérer les 30.000 à 40.000 euros» qu'aurait coûtés l'opération. Mais il appelle clairement de ses voeux à une «réflexion» sur les risques liés à certaines pratiques. «Lorsqu'un skieur prend un forfait de remontées mécaniques, une somme est automatiquement prélevée pour les interventions sur les pistes. Dans certains sports un peu particuliers, il y a peut-être un travail à effectuer pour inclure un système d'assurance dans la licence», a-t-il estimé.

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Sauvetage de spéléologues dans la Drôme. Les pompiers ont-ils raison de porter plainte ?
 
 
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Un spéléologue bloqué en Ardèche

Près d'une cinquantaine de secouristes étaient mobilisés hier soir au sud de l'Ardèche pour tenter de retrouver un spéléologue expérimenté, bloqué depuis plusieurs heures dans un boyau immergé.

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14 réactions

  • Fouine
    Pompier
    Plusieurs sauveteur interviennent dans les secours spéléo. Les pompiers, les CRS et les spéléo secours. Les derniers sont des bénévoles civils qui sont défrayés pour leurs déplacements, pertes de salaires lors des secours quand ils ne vont pas bosser, pertes de matos...Contrairement au deux premiers, ils sont bien évidemment spécialisés dans le milieu souterrain.
    Pour le secours drômois, les pompiers sont venus avec leur camions et leurs grandes échelles, normal que le secours leur ai couté autant, ils aurait pu faire venir des canadairs aussi !
    La météo est aujourd'hui souvent juste, mais elle ne reste pas certaine. Les deux spéléos connaissaient le réseau et connaissaient les risques de crues, mais plusieurs facteurs autres que les abondantes pluies ont causé cette montée des eaux.
    Faut-il demander au contribuable de payer la facture quand des centaines de CRS sécurisent les stades de foot ?
    A quoi correspond la facture de 25000€ alors que le sauvetage a été opéré bénévolement par le spéléo-secours français ?Il n'est pas normal qu'ils portent plainte et ils l'ont d'ailleurs bien compris vu le retrait de leur plainte ...
    Ajouté le 03 novembre 2009 à 00h52
  • Fouine
    Pompier
    Plusieurs sauveteur interviennent dans les secours spéléo. Les pompiers, les CRS et les spéléo secours. Les derniers sont des bénévoles civils qui sont défrayés pour leurs déplacements, pertes de salaires lors des secours quand ils ne vont pas bosser, pertes de matos...Contrairement au deux premiers, ils sont bien évidemment spécialisés dans le milieu souterrain.
    Pour le secours drômois, les pompiers sont venus avec leur camions et leurs grandes échelles, normal que le secours leur ai couté autant, ils aurait pu faire venir des canadairs aussi !
    La météo est aujourd'hui souvent juste, mais elle ne reste pas certaine. Les deux spéléos connaissaient le réseau et connaissaient les risques de crues, mais plusieurs facteurs autres que les abondantes pluies ont causé cette montée des eaux.
    Faut-il demander au contribuable de payer la facture quand des centaines de CRS sécurisent les stades de foot ?
    A quoi correspond la facture de 25000€ alors que le sauvetage a été opéré bénévolement par le spéléo-secours français ?Il n'est pas normal qu'ils portent plainte et ils l'ont d'ailleurs bien compris vu le retrait de leur plainte ...
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 18h26
  • IMA
    RISQUES
    Sauvetages
    1. non payant lorsqu'il n'y a pas eu d'imprudences,
    2. payant si imprudences
    Qui et comment déterminer s'il y a eu oui ou non imprudence ? vaste débat !
    Dans le cas cité aujourd'hui, puisque selon le commentaire d'une personne il y a 1 assurance, que la facture soir adressée à la compagnie d'assurance.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 12h11
  • Elrik
    Où placer la barre ?
    Aujourd'hui condamnés car la météo annonçait des pluies.

    Demain on condamnera parce que la spéléo, tout le monde sait que c'est dangeureux, qu'on peut rester coincé dans un boyau, pluies ou pas.

    Après demain on condamnera parce que la randonnée en montagne, c'est souvent risqué, on peut se fouler une cheville car une fichue pierre a décidé que le moment où vous posiez le pied dessus était opportun pour se mettre à dévaler.


    Je crains que ce dépôt de plainte n'ouvre une boîte de pandore : dans une semaine, on nous conseillera de rester chez nous devant la télé, à ingurgiter des pubs - ou bien alors à nous rendre sagement dans les temples de la consommation, car tout y est prévu pour que nos passions s'y assouvissent.


    Lorsque l'on veut "responsabiliser" j'ai trop souvent l'impression qu'on veut nous ramener dans la harde du sage consommateur.

    Vous parlez du ski ? Beau sport - que j'adore du reste - qui a su faire de contrées sauvages de varitables parcs d'attraction. Tout y est encadré, et bien sûr... l'on paie.

    Tant qu'il restera des activités gratuites, on voudra nous "responsabiliser".



    Gardons-nous, donc, de hurler avec les loups. Certes, nous payons pour ce genre d'interventions. Mais lorsque tout sera devenu payant et encadré ; lorsque le dernier espace de gratuité aura été frappé d'interdit, ou bien alors transformé en parc d'attraction idéal,

    ce jour nous n'aurons plus rien qui nous permette de mettre cette gigantesque farce entre parenthèses, au moins le temps d'une excursion.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 12h09
  • duve...
    assister les indivius en détresse.
    A en écouter certains, je pense à Cape et à Pierrot1, il faudrait les laisser mourir ?
    Revenons aux fondamentaux de l’existence des corps de protections civiles ou militaires en France
    C’est porter assistance à des individus en détresse.
    Il n’y a pas à réfléchir si un véliplanchiste a eu raison ou pas de prendre la mer, il est en détresse, c’est tout.
    Un randonneur qui est fatigué ou qui a une cheville foulée, c’est la même chose que se tordre la cheville rue de Siam ou dans les rues de Quimper sauf que les conséquences ne sont pas les mêmes, se tordre la cheville sur le massif d’Iraty au Pays Basque nécessite l’intervention de secours importants.
    Il en va de même quand un marin coule son voilier au large de l’Amérique du Sud ou dans les 40em rugissants.
    La solidarité ça doit vouloir dire quelque chose. Et c’est justement ce qui fait la grandeur de ces corps de sauveteurs.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 11h40
  • atlas2b
    Sauver ou Perir
    Ne laissez pas les burocrates prendre le dessus ! demandez aux hommes de terrains si le secours n'est plus leur travail. Enfin encore une affaire qui va occuper les journaleux pendant quelques jours
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 11h23
  • bon....
    Inconscients
    Bien sûr que les pompiers ont raison et les sauveteurs de la SNSM devraient les imiter quand ils risquent leur vie pour des inconscients qui se croient les plus forts.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 10h57
  • yoyoyo
    Qui se plaint
    Pourquoi les pompiers ont porté plainte? A priori c'est leur boulot de sauver des gens. Si le problème est relatif a une question d'argent, Alors c'est au politique de gérer cette affaire. Soit on décide de faire du sauvetage un service payant, soit non... C'est plus un choix de société qu'autre chose. Les pompiers ont fait leur travail, au politique de faire le leur.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 10h41
  • pierrot1
    hélico
    j'habite en Pays Basque, pays rêvé pour randonneurs....mais l' hélico décolle pour un oui pour un non, plusieurs fois par semaine pour ramener une cheville foulée ou des gens epuisés montés trop haut, sous équipés, qui ne peuvent plus avancer....à 3000 euros de l'heure, c'est nous qui payons. Le ski a une carte qui inclut une assurance, mais pour les baigneurs sur la côte landaise et les randonneurs sur nos montagnes il faut les faire participer un peu
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 09h44
  • pépette
    Arrêtez de faire du sport sur votre canapé
    A tous ceux qui croient que les spéléos ne sont pas assurés, détrompez vous : pour prendre une licence auprès de la fédération, il est obligatoire d'être assuré et celle-ci est souvent relativement coûteuse. Quand à l'activité spéléo, elle comporte des risques comme lorsqu'on prend le volant de sa voiture. A une différence par rapport à ceux qui partent en montagne ou en mer, c'est que le mauvais temps non prévu, on le vois arriver et on peut souvent faire demi-tour quand il est encore temps. Sous terre, on vois la crue arriver et c'est souvent trop tard. Tout le monde connait la fiabilité de météo france à 3 jours près donc arrêtez de vous faire manipuler comme des moutons dans votre canapé et venez faire un tour sous terre pour voir comment ça se passe. Après on pourra discuter objectivement.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 09h43
  • fontainedg
    sauvetage des spéléologues
    Il n'est pas normal que le contribuable soit obligé de payer pour des sauvetages, alors que des personnes imprudentes et parfaitement averties des dangers mettent en péril la vie des secouristes professionnels ou non . J'habite au bord de la mer et tous les ans, malgré des avis de tempêtes et alors même que les pêcheurs professionnels restent à quai, des plaisanciers, surfeurs, baigneurs... prennent la mer en toute connaissance de cause, sans se soucier des conséquences. Dans ces cas le coût des secours leur incombe.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 09h16
  • pascalai
    le grand tournant
    reflechissons bien que payer nos sauveteurs, c'est reconnaitre le retrait de l'état dans un domaine essentiel: la securité.
    à quand la responsabilité des promeneurs dans des quartiers dits "à risque".
    l'argent est un facteur certes important, mais est vraiment la priorité?
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 08h02
  • Dogari
    Bon débat.
    Ce débat est légitime. Plutôt que de légiférer et de créer des lois liberticides (voir la plaisance, encore enserrée dans un tissu de textes qui engendrent une sorte de racket), il faut mettre chaque citoyen devant ses responsabilités, y compris financières. Faire de la spéléo alors que de fortes pluies sont prévues, sortir en mer alors que la météo est défavorable, se promener en montagne sans équipement, cela a un prix. Et ce coût n'a pas a être supporté systématiquement par la collectivité. Sans remettre en cause la notion de sauvetage, chaque action devrait être évaluée et suivie, ou non selon les circonstances, facturée. Ce débat est légitime et nous ne sommes pas en avance dans ce domaine.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 07h25
  • cape...
    et si chacuns prenait ses responsabilités?
    il est tout a fait anormal :
    qu'un véliplanchiste se mette à l'eau si les conditions sont annoncées comme dangereuses.
    qu'un plaisancier sorte en mer alors que flotte une interdiction pour conditions météo agravées.
    qu'un skieur parte faire du hors piste alors qu'une alerte avalanche est lancée etc etcetc...
    dés lors où un bulletin est lancé dans ce sens, il appartient à chaque sportif ou amateurs de s'en renseigner et de ne pas braver les interdictions.
    dans le cas contraires, lui-même ou son assurance doivnet prendre en charge le montant des secours.
    Resta aux législateurs à bien définir les règles, et à rendre obligatoires une assurance pour toutes ses activités aujourd'hui noyées dans un contexte juridique mal défini et encourageant les comportement à risques, réglés au final par la collectivité.
    Dans le cas des spéléos drômois, seule une enquête permettra de clarifier les responsabilités de chacun et en cas de manquement des uns ou des autres, la justice devra évaluer le montants des préjudices éventuels.
    La liberté individuelle est une chose sacrée, mais pas à n'importe quel prix et surtout pas aux frais de la collectivité en cas de dérapage avéré.
    affaire à suivre.
    Ajouté le 02 novembre 2009 à 05h58
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