13 octobre 2009
La procureure de Pontoise (95) a requis un non-lieu dans l'affaire de la collision entre un véhicule de police et une moto à Villiers-le-Bel, où deux adolescents avaient trouvé la mort en 2007.
«Les jeunes circulaient sur une moto qui n'était pas destinée à la route, dépourvue de freins et d'éclairage, sans casques, et ils étaient tributaires de la priorité», a argumenté la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, pour requérir le non-lieu dans l'affaire de la collision entre un véhicule de police et une moto qui avait coûté la vie à deux adolescents, le 25novembre 2007, à Villiers-le-Bel. C'est maintenant au juge d'instruction de décider s'il rend une ordonnance de non-lieu.
«Il y a des trucs qu'ils veulent cacher»
Le père de Moshin Sehhouli, un des deux adolescents tués, a qualifié, hier, de «deuxième peine» la réquisition de Marie-Thérèse de Givry. «Ce n'est pas cela que j'attendais (...) j'attendais une réponse au moins favorable, une réponse qui peut soulager. On dirait que je reviens dans le premier jour de décès», a-t-il poursuivi. «D'après ce que je vois, il y a des trucs qu'ils veulent cacher derrière», a ajouté le père de Moshin Sehhouli, sans plus de précision.
Deux jours de violences
Le drame avait provoqué deux jours de violences entre des jeunes et les forces de l'ordre. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits. Le procès en appel pour jets de pierre contre les forces de l'ordre en réunion avec guet-apens doit se dérouler à la fin du mois à Versailles (Yvelines). Dans l'enquête principale qui concerne les tirs par arme à feu, le parquet de Pontoise a requis le renvoi devant la cour d'assises des cinq personnes qui avaient été mises en examen au cours de l'instruction. Les accusés ayant fait appel de l'ordonnance de mise en accusation, la décision doit être rendue, aujourd'hui, par la chambre d'instruction de Versailles. S'agissant des informations judiciaires ouvertes pour le tabassage du commissaire Jean-François Illy, «l'instruction est toujours en cours», d'après Marie-Thérèse de Givry.
