27 octobre 2009 à 12h54
Le petit Younes Jratlou a disparu dans la nuit de dimanche à lundi à Comines, en Belgique, tout près de la frontière française. Les recherches se poursuivent pour le retrouver. Un appel à témoins a été lancé par la justice belge. En milieu de journée, une information démentie a circulé, rapportant que le corps du petit garçon avait été découvert dans le canal d'Armentières.
L'enfant "aurait quitté la maison sans que personne ne s'en rende compte" entre quatre et six heures du matin, a indiqué la procureure de Tournai, Marie-Claude Maertens.
Selon la télévision belge RTL-TVI, les parents de l'enfant se seraient disputés durant la nuit et sa mère aurait quitté la maison familiale, information confirmée par le parquet belge. "Les parents se sont retrouvés dans la rue, c'est à ce moment que l'enfant serait également sorti", a expliqué la procureure de Tournai.
D'après son grand frère, âgé de huit ans, le petit garçonnet aurait décidé de le suivre. Il marchait semble-t-il pieds nus et était "très légèrement vêtu".
Circonstances obscures
"L'audition des parents n'a pas permis de déterminer les circonstances exactes de sa disparition", ajoute cependant le site de 20 minutes. "Entendus par la police et le juge d'instruction de Tournai, les parents de l'enfant n'ont pas été inculpés. Tous deux ont été relogés séparément", rapporte RTL Info.
Les recherches, menées toute la journée de lundi, on repris ce matin. Elles étaient toujours en cours en début de soirée. Pour tenter d'établir une chronologie exacte des événements, le parquet de Tournai a lancé un appel à témoins, afin que "toute personne ayant vu les parents à quelque endroit pendant la nuit" se fasse connaître le plus rapidement possible auprès des autorités.
"La crainte de ne pas le retrouver vivant"
"Il n'y a aucun indice qui nous permette de dire que nous allons le retrouver dans les minutes ou les heures qui viennent, mais rien non plus ne nous dit que nous ne pouvons pas garder espoir", a déclaré vers 16 h la procureure Marie-Claude Maertens, à l'issue d'une réunion de coordination des enquêteurs.
"Plus le temps passe et plus nous avons la crainte de ne pas le retrouver vivant", a-t-elle ajouté. "Venus de Dunkerque, Roubaix et Villeneuve-d'Ascq (Nord), six plongeurs français concentraient leurs recherches au sud de l'étang du Pré du Hem à cheval sur les deux pays, tandis que leurs collègues belges s'affairaient sur la rive nord où se trouve un parc de loisirs aquatiques", relate le site Internet du Parisien.
Couac dans les médias
Une certaine confusion a régné à la mi-journée après qu'une dépêche de l'AFP tombée à 12 h 40 a annoncé la découverte du corps du petit Younes dans le canal d'Armentières. L'information a été démentie 40 minutes après.
Le site Internet Ozap revient sur ce couac repris par erreur dans beaucoup de médias, notamment les journaux télévisés de 13 h. Arrêt sur images, qui a décortiqué et analysé le phénomène, a interrogé le responsable du bureau de l'AFP de Lille, Bertrand Bollenbach.
Ce dernier a indiqué que l'information erronée provenait d'une erreur de compréhension de la part d'une de leurs sources habituelles. "C'est une source d'habitude excellente, en laquelle nous avons une confiance totale, qui a mal interprété une information et nous a induits en erreur", explique-t-il. " C'est très embêtant, très gênant, atterrant", insiste le journaliste, qui assume pleinement l'erreur.
Quimper ville. La Grande tétée: dimanche sur la place Saint-Corentin