letelegramme.com

 

France

Bouches-du-Rhône. Un double infanticide jugé aux assises

7 septembre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Les cadavres de Mélissa et Jason avaient été retrouvés dans la voiture de leur mère. Marie-Hélène Martinez et son époux Jean-Paul Steijns comparaissent à partir d'aujourd'hui devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Ils sont accusés d'avoir donné en 2005 une dose mortelle de médicaments à ses enfants de 8 et 7 ans.

"Attentat à la vie de mineurs de moins de 15 ans par l'administration de substances de nature à entraîner la mort avec préméditation", c'est en ces termes qu'un couple est jugé à partir d'aujourd'hui à Aix-en-Provence. Le père est détenu depuis la découverte des corps, la mère est placée sous contrôle judiciaire.

Le corps du nouveau né découvert par un huissier

Toute l'affaire commence le 19 octobre 2005, lorsqu'un huissier découvre le corps d'un nouveau né en décomposition sur le balcon, à l'occasion de l'expulsion du couple de leur logement marseillais. Cette première étape va inciter la police a mener des recherches approfondies qui les méneront vers les cadavres de Mélissa et Jason. Le décès des enfants remonte à un mois plus tôt. Ils seront retrouvés dans la voiture de Mme Martinez dans un garage, sur les indications de M. Steijns.

La mort du bébé non jugée

Si l'état de décomposition du nouveau né ne permettra pas à la cour de se prononcer sur la mort du bébé Dorian. Le décès des deux ainés, issus d'un premier mariage de la mère, reste flou. Dans un premier temps, Jean-Paul Steijn assume l'entière responsabilité en avançant une version accidentelle avant de déclarer avoir préparé les cannellonis empoisonnés avec sa conjointe. 

L'homme se dit "manipulé", la femme se sent "victime"

Rapidement, les choses se compliquent. Le mari accuse sa femme de l'avoir manipulé à son insu plusieurs mois avant le décès des enfants. Ceux-ci auraient été régulièrement empoisonnés par la mère avant le soir fatal. Pour la mère, défendue par maître Collard, c'est elle qui a été la "victime de son escroc de mari".

Entre difficultés financières et droit de garde

Les difficultés financières du couple auraient précipité le drame, poussant Mme Martinez, dépeinte comme volontaire et séductrice, à sacrifier ses enfants, face à la menace d'expulsion et la peur de perdre la garde au profit de leur père. Nicole Pollak, qui représente les grands-parents paternels, estime aussi que la mère "est beaucoup plus coupable qu'elle veut bien le dire". Le verdict est attendu d'ici la fin de la semaine.

  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R