17 septembre 2009 à 13h44
Le jeune homme, qui avait tenté de tuer Jacques Chirac en 2002, s'est confié ce matin, sur Europe 1, un mois et demi après sa sortie de prison.
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Le 14 juillet 2002, alors qu'il n'a que 25 ans, Maxime Brunerie se rend sur les Champs Elysées - à l'occasion du défilé - avec un fusil 22 long rifle dissimulé dans un étui à guitare. Il tente alors d'atteindre Jacques Chirac. L'ancien chef de l'Etat, qui se trouve à seulement vingt mètres de lui, n'est pas atteint. Mais aussitôt, le jeune homme est maîtrisé par plusieurs badauds. Il a ensuite été en détention pendant 7 ans. A son procès, cet ex-militant de la mouvance nationaliste identitaire, très fragile psychologiquement, avait affirmé que son geste était lié à son amour déçu pour une militante d'extrême-droite.
"J'ai pété les plombs". Maxime Brunerie a du mal à évoquer cette fameuse journée. "Pendant les premières années de la détention, ça a été : "comment j’en suis arrivé là ?". C’était revoir la journée, la semaine précédente, le mois, les années. Et puis y a un moment je me suis dit : Il faut que je vois devant parce que sinon, je n’y arriverai jamais", a-t-il confié. "J'ai pété les plombs, j'avais tout mis sur le boulot, les études, l'argent. Je ne voyais plus mes amis. Ca a tenu un moment comme ça et puis au bout d'un moment ça a fait crac", a-t-il expliqué.
"J'ai écrit une lettre à Jacques Chirac". Il voit dans ce geste "une part de roue libre, de narcissisme complètement incontrôlé". "Maintenant, il faut que je vive avec, dans un coin de ma tête, qu'un beau matin j'ai tiré à froid sur quelqu'un que je ne connaissais absolument pas et qui ne s'en est pris ni à moi ni à aucun de mes proches", a-t-il ajouté. Il a annoncé qu'il avait écrit à Jacques Chirac quelques jours après les faits. "Je n'ai pas eu de réponse. Ça s'arrête là", a-t-il confié.
