6 novembre 2009 à 16h48
Un habitant d'Agen, soupçonné de s'envoyer à lui-même de la cocaïne par courrier depuis l'île de Saint-Barthélemy, aux Antilles, où il possède une résidence, a été mis en examen et placé en détention provisoire hier.
L'enquête avait démarré en août 2008 lorsqu'une enveloppe contenant de la cocaïne avait par erreur été distribuée à un voisin par le facteur. Ce dernier avait ouvert le courrier et, craignant qu'il ne s'agisse de la poudre d'anthrax, avait aussitôt alerté la police.
50 grammes de cocaïne en plusieurs envois
A l'issue des investigations, un homme de 40 ans a été interpellé dimanche à l'aéroport de Roissy par les policiers de l'antenne agenaise du SRPJ de Toulouse alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour la collectivité d'outre-mer de Saint Barthélemy. Il a été mis en examen hier pour transport, acquisition et cession de stupéfiants, puis placé en détention provisoire. Selon son avocate, Me Nadège Beauvais, il a reconnu s'être ainsi envoyé, en plusieurs envois, 50 grammes de cocaïne entre août 2008 et septembre 2009. "Mon client s'envoyait de la cocaïne uniquement pour sa consommation personnelle.
Rien dans le dossier ne peut établir la cession de stupéfiant, sa détention provisoire est donc abusive", a indiqué l'avocate, qui compte faire appel de cette décision et demander un "placement sous contrôle judiciaire". "Il ne comprend pas ce qui lui arrive, il est complètement paumé dans sa cellule à la maison d'arrêt d'Agen", a-t-elle ajouté.
