letelegramme.com

 

Commentaires

Point de vue. Sarkozy ou la symphonie pastorale

28 octobre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

«Qui t'a fait roi?». L'agitation à droite, après les affaires Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy, ont conduit l'Élysée à un changement de cap d'autant plus brutal que le Président commençait à dévisser dans les sondages. A mi-mandat et à l'approche d'élections régionales difficiles, il devenait urgent de réagir. D'autant que ce qui ressemble fort à une entrée en campagne présidentielle de Dominique de Villepin dans un discours, hier soir, à la Maison de l'Amérique Latine, à Paris, démontre qu'après cinq semaines de procès Clearstream, l'ancien Premier ministre n'a rien perdu de son pouvoir de nuisance.
S'il s'agissait de le neutraliser, c'est plutôt l'effet inverse que les stratèges de l'Élysée ont déclenché. La formule du conseiller Pierre Charon, le comparant à un «Chippendale», n'a pas fait mouche et l'avocat du Président, Me Herzog, n'a pas tenu ses promesses. Sauf à obtenir, en janvier prochain, de la justice pour l'ancien Premier ministre un jugement aussi implacable que celui ayant touché Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'Angolagate, personne n'empêchera Villepin de se mettre en travers de la réélection de Sarkozy. Laquelle paraissait certaine, il y a six mois, et ne l'est plus aujourd'hui.
D'où, après la fermeture de Sangatte et l'expulsion des Afghans, cette remise au goût du jour par Éric Besson du débat sur l'identité nationale qui contribua au score écrasant (pour le Front national) de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2002. D'où ce discours pastoral, hier, aux accents passéistes, vantant une agriculture en voie de disparition mais tellement emblématique d'une France dont beaucoup éprouvent la nostalgie. A trop s'éloigner de son socle électoral et des valeurs ayant porté sa campagne, le chef de l'État risquait de se perdre. Il est néanmoins douteux que de tels artifices de communication suffisent à redresser son image, si l'on en juge par le jugement globalement négatif que les Français, selon les sondages, dressent, d'ores et déjà, de son bilan.

  • Hubert Coudurier
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R