30 octobre 2009
C'est le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, que l'on dit en froid avec l'Élysée depuis l'affaire Jean Sarkozy, qui s'y est collé. En qualifiant d'imprudente l'entrée en campagne de Dominique de Villepin, celui qui devait laisser sa place à la présidence de l'Epad au fils du chef de l'État, a clairement voulu devancer l'humeur présidentielle. Histoire, sans doute, de se racheter en déclarant que l'ancien Premier ministre avait tort de politiser le débat comme s'il voulait faire pression sur les juges, alors que le jugement n'est attendu que pour la fin janvier. Quoi qu'il en soit, la condamnation à un an de prison ferme de Charles Pasqua, dans l'Angolagate, et la Une du Journal du Dimanche consacrée à Jacques Chirac face aux juges, ne sont pas totalement déconnectées de ce contexte. On le sait dans ce pays, la Justice éprouve parfois quelques difficultés à être indépendante et ce n'est pas la suppression du juge d'instruction qui la fera progresser dans ce sens. Or, la relance des affaires judiciaires concernant Chirac ne fait que traduire l'exaspération de l'Élysée à l'égard de son fidèle lieutenant, Villepin, dont la capacité de nuisance s'accroît à l'égard d'une éventuelle réélection de Nicolas Sarkozy. Mais l'équipe présidentielle aurait pu lui faire passer le goût de la politique au profit de la poésie et des voyages, si elle ne s'était pas mise en tête de le poursuivre dans ses derniers retranchements. S'il est presque certain que l'Angolagate a été activé afin d'affaiblir Pasqua qui pouvait grignoter le score de Chirac à la présidentielle, ce n'est qu'après un procès où on voulait le suspendre à un «croc de boucher» que Villepin a trouvé son salut dans la politique. Au total, la droite semble bien partie pour rééditer ces éternels affrontements qui finissent par remettre les socialistes en selle.
Paimpol. Législatives. L'UDB critique la candidature de Chaisemartin