6 novembre 2009
On le sait, les femmes, les jeunes et les seniors sont souvent les personnes les plus vulnérables dans les crises économiques. Une constante qui se vérifie encore avec la parution du rapport annuel du Secours catholique. Cette année, il met l'accent sur la précarité et la pauvreté des femmes.
L'année dernière, elles représentaient 54% des personnes aidées par l'association. Parmi elles, 90% vivent en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 910euros par mois. Pourquoi ces situations limites? Et pourquoi les femmes? À cela, de nombreuses raisons qui souvent se tricotent ensemble et tiennent en quelques mots: familles monoparentales, contrats à durée déterminée ou jobs intérimaires, spirale des dettes. Pour les plus âgées, plus grandes difficultés à retrouver un emploi après 50 ans et très faibles retraites. Le tout sur fond de fragilités personnelles, d'histoires familiales complexes, de ruptures, et de sous-scolarisation. Dans cet océan de misère, un point positif est à souligner cependant, que, de toute éternité, nous connaissons. Les femmes ont plus d'énergie à s'en sortir que les hommes, elles ne baissent pas les bras et se bagarrent plus fort contre l'adversité. Surtout lorsqu'elles ont des enfants. Mères Courage, envers et contre tout, même si la vie s'acharne sur elles.
Saint-Brieuc ville. Emploi. La femme toujours pas l'égale de l'homme