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Analyses

Budget. La Sécu est en grand danger

15 octobre 2009 - 2 réactions

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Plus de 30 milliards d'euros l'an prochain, après 23,5 milliards cette année : le déficit de la Sécurité sociale donne le vertige et l'avenir s'annonce douloureux.

[A_LAURET-Q]«Touche pas à ma Sécu !» L'une des principales inquiétudes des Français, avec le chômage, tient à l'avenir de la Sécurité sociale, poutre-maîtresse de notre Etat-Providence depuis la Libération. Minutieusement échafaudée durant les 30 Glorieuses, la mécanique de remboursement, d'indemnisation, de pensions et de redistribution s'est depuis transformée en un monstre financier : plus de 30 milliards d'euros de déficit en 2010 quand le budget de l'Etat, lui, ne devrait pas outrepasser 238 milliards...

Obama ferraille dur

Là n'est pourtant pas le vrai péril. Après tout, qui se plaindrait d'avoir à sa main une formidable machine à produire de la protection et de la solidarité entre classes et générations ? A Washington, Obama en est si convaincu qu'il ferraille dur pour doter d'une couverture maladie près de 47 millions d'Américains qui en sont exclus ! Bien avant que la crise ne nous explose à la figure, les déséquilibres de la Sécu avaient alimenté moult débats houleux, voire douloureux. Alain Juppé en sait quelque chose... Et quand les recettes s'affichent systématiquement inférieures aux dépenses, ce qui est le cas depuis de trop nombreuses années, il devient alors impossible de cacher les déficits sous le tapis. La dette de l'Assurance-maladie est gigantesque. Les déficits de la branche vieillesse ne peuvent que croître jusqu'en 2020, du simple fait de la démographie : c'est l'effet retraites/papy-boom que chacun connaît.

Un pays déjà malade d'une overdose fiscale

L'an prochain, il manquera 15 milliards à la «vieillesse», comme à la maladie. Il s'en faudra de quatre milliards pour la famille. Or, les dépenses de santé ne peuvent que progresser, sous le double effet du vieillissement (qui s'en plaindra ?) et de l'enchérissement des soins. Evidemment, la crise, qui stimule le chômage et réduit le nombre des salariés qui cotisent, joue comme un poison. Comment financer nos tombereaux de milliards dans un pays déjà malade d'une overdose fiscale ? Oui, les Français vivent au-dessus de leurs moyens : c'est un fait et non un commentaire. Cela signifie aussi que leur sacro-sainte Sécurité sociale, fondée sur le principe cardinal et démocratique de la répartition, est en grand danger.[/A_LAURET-Q]

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2 réactions

  • yellowdog
    et si .......
    et si on dégraissait le "mammouth" ? si on commençait par faire le ménage, au sein même de cette grande institution ? et si on virait ceux qui y sont grassement payé, à ne pas faire grand chose ? et si on leur empêchait d'aller au café/croissant/commère, sitôt passé à la pointeuse ? je ne dis pas ça en l'air, j'ai été en stage rue de Savoie, à Brest, je sais de quoi je parle ....... et je ne parle pas de certaines erreur (faites exprès, histoire de justifier son emploi ?), comme fermer, puis ré-ouvrir des dossiers en AT/MP, puis convoquer la personne concernée, et tout ça en échangeant des courriers en recommandé (pas cher, on s'en fout) avec 4 feuilles dedans, dont 2 vierges,etc, etc, etc perso, je sais où les trouver les sous; mais les syndicats et la gauche seraient dans la rue tout de suite, c'est clair ........
    Ajouté le 15 octobre 2009 à 07h36
  • IMPOLOCO
    et si ...
    ... et si ma tante en avait !! Ta solution, yellowdog, est un peu simpliste et n'aurait d'effets qu'à la marge Par contre, en faisant rentrer les cotisations impayées, (très gros employeurs ), en arrêtant d'accorder des exonérations patronales, en luttant efficacement contre le chômage, en regardant l'assurance maladie comme une assurance et non comme un "droit, il serait sans doute possible de rééquilibrer les comptes. Le problème, c'est que les riches ne veulent pas payer et les pauvres ne peuvent pas payer plus. !
    Ajouté le 15 octobre 2009 à 22h13
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