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Fait du jour

Un job pour financer les études

14 septembre 2009

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Selon l'Observatoire de la vie étudiante, 46% des étudiants ont une activité salariée même s'ils ne sont que 13% à exercer un véritable emploi à mi-temps. Une obligation pour certains étudiants mais qui peut les pénaliser dans leurs études. Témoignages d'étudiants de l'UBS.

Étudiante en lettres à l'Université de Bretagne Sud à Lorient, Carole, 21 ans, avait envie d'acquérir son autonomie, de ne plus rien devoir à ses parents. Mais ce ne sont pas les 240 EUR de bourse qu'elle touchait qui allait lui permettre de payer son loyer et tout le reste. Pas le choix, elle a dû trouver un travail: 20heures par semaine dans un bar tabac de Lorient. Elle était alors en deuxième année de licence. «Ça allait, j'ai réussi à concilier les deux», raconte Carole.

Rien ne vaut l'assiduité

Mais c'est en troisième année que les choses se sont compliquées. «On avait beaucoup plus de travail qu'en deuxième année. Je n'avais plus le temps». Comme le permet l'UBS, Carole a pris un statut «non assidu» qui autorise à ne pas être présent à certains contrôles en cours de semestre. Mais malgré cet aménagement, l'étudiante a eu beaucoup de mal à mener de front ses études et le travail. «Les photocopies ne remplacent pas les cours, rien ne vaut l'assiduité», observe Carole qui, malgré sa bonne volonté, redouble sa troisième année. Pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, elle a décidé d'arrêter le travail pendant les études. Comment s'en sortira-t-elle financièrement? «J'ai travaillé tout l'été et j'ai fait quelques économies». Cela dit, Carole ne regrette pas d'avoir travaillé. «Ça m'a donné une bonne expérience», dit-elle.

Un travail à la fac

Anaïs, 22 ans, en master 1 de Sciences de l'information, redouble son année elle aussi. Elle travaille depuis trois ans mais essentiellement le week-end, comme réceptionniste, «parce qu'il faut bien payer le loyer et se nourrir». Mes parents ne m'aident pas et les bourses, ça ne suffit pas «. Cette année, c'est à la fac qu'Anaïs va travailler, comme monitrice à la bibliothèque universitaire. Depuis 2007, les universités peuvent employer leurs étudiants. Anaïs bénéficie de cette disposition. Avantage: les horaires sont aménagés en fonction de l'emploi du temps. Ce ne sera pas le Pérou mais ce petit boulot devrait permettre à Anaïs de s'en sortir. L'étudiante est d'autant plus satisfaite que ce travail correspond à son projet professionnel. Camille, 20 ans, va elle aussi travailler au sein de l'UBS. Étudiante en action sociale, elle n'a plus droit aux bourses pour cause de redoublement. Après deux années en sciences, elle repart de zéro. «Ce n'était pas mon truc», dit-elle. Camille fait du tutorat et tous les midis, elle travaillera au restaurant universitaire. «Ça me permettra de payer mon loyer». Comme Anaïs, elle est confiante. «Avec des horaires aménagés, je pense pouvoir concilier les deux sans problème».

  • Y. C.
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