6 août 2009
L'affaire l'a secoué. Quand il l'évoque, il parle avec retenue de «l'accident». Depuis le 28juillet et la mort d'un cheval sur la plage de sa commune, le maire de Saint-Michel-en-Grève est marqué. Encore plus depuis qu'une plainte contre X a été déposée par le propriétaire du cheval. «Je ne fais aucun commentaire concernant l'accident. Si sur le plan pénal, j'ai à faire face à la justice, j'y ferai face. Mais ce qui me tient à coeur, c'est qu'on en termine avec ces algues», explique-t-il.
«Un problème qui nous asphyxie»
René Ropartz parle d'un sujet qui lui est «très cher» et pour lequel il se bat avec son conseil municipal «depuis quinze ans». «On a vraiment tout fait pour alerter les pouvoirs publics sur ce problème qui asphyxie notre petite commune touristique. Mais rien n'est fait», s'emporte le maire de Saint-Michel-en-Grève. Alors que faire? «Je ne suis pas scientifique», insiste René Ropartz. «On me parle de fermer la plage. Bien sûr que je peux la fermer... et après? On ne peut pas mettre des panneaux partout et surveiller que personne n'y va». Dimanche, une manifestation de soutien au maire aura lieu, à 15h, à Saint-Michel-en-Grève. En attendant, René Ropartz continue de se défendre. «Aujourd'hui, on se demande s'il faut laisser des enfants courir sur cette plage. Des adultes? Ce n'est pas possible d'en arriver là au sujet d'un milieu naturel. Et nous, si on ferme la plage, qu'est-ce qu'on devient?»