7 novembre 2009
Vous émettez des réserves sur le vaccin. Quelles sont-elles précisément?
C'est un vaccin qui a été conçu d'une manière dérogatoire et dont la mise sur le marché a été accélérée, de l'aveu même des politiques. Il a été seulement testé sur 5.000 personnes et on veut l'injecter à des centaines de millions d'autres dans le monde. On est, en fait, dans une expérimentation grandeur nature. Or, ces vaccins étant nouveaux, il n'est pas possible d'exclure un risque rare. Il contient par ailleurs l'adjuvant AS03, qui n'a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle. Aux États-Unis, il n'y a pas d'adjuvant dans les vaccins.
Vous recommandez donc aux gens de ne pas se faire vacciner?
Non, mais on est dans une logique bénéfice-risque. Les insuffisants respiratoires et les personnes obèses doivent se faire vacciner mais quelqu'un en bonne santé doit y réfléchir à deux fois. Pour la plupart des gens, le H1N1, c'est un petit rhume. Le nombre d'hospitalisations est très faible par rapport au nombre de cas. La grippe saisonnière fait un mort tous les 1.000 cas. Pour le H1N1, on en est très loin même si, évidemment, c'est une grippe qui peut faire des morts.
Vous n'êtes pas non plus d'accord avec la manière dont la vaccination est organisée. Pourquoi?
La vaccination, c'est comme un médicament, vous rencontrez un professionnel qui va vous expliquer l'intérêt ou pas de le prendre. Or, là, les gens se mettent en file indienne dans un gymnase, remplissent un questionnaire pendant que deux étudiants préparent le produit. C'est de la médecine vétérinaire.
Morlaix ville. Centre de vaccination. Visite du préfet au Parc de Langolvas
Quimper ville. Puis-je me faire vacciner?
Morlaix ville. Vaccination contre la grippeA. Que vont faire les élus?