21 janvier 2009
Le tribunal de commerce de Lyon a accordé, hier, une prolongation de la période d'observation de la Société bretonne de fonderie et mécanique (SBFM) jusqu'au 10mars. Un sursis pour l'entreprise mise en redressement judiciaire en novembre. Son fonctionnement sera assuré, durant cette période, par les constructeurs français Renault et PSA. Cela confirme l'importance stratégique de l'entreprise caudanaise pour ces constructeurs. De là à ce qu'ils y investissent durablement... c'est le souhait de tous dans le Morbihan, mais rien n'est acquis sur ce plan. «Il faudra un repreneur fiable pour un plan de relance viable», conviennent CGT et élus. Un repreneur aux reins obligatoirement solides, car l'entreprise affiche actuellement un passif de 40MEUR et des pertes mensuelles de 1,5 à 2MEUR. Le délai accordé doit permettre un audit financier du groupe Zen afin de savoir si la SBFM est éligible au fonds de 300millions d'euros du plan de relance de l'industrie automobile. «Mais ces aides ne devront pas servir à financer un plan social. Nous n'accepterons aucun licenciement. Nous manquons déjà de personnel pour honorer les commandes alors que l'usine tourne à peine à la moitié de sa capacité de production», affirme le syndicat. Au point que la direction a annulé les deux semaines de chômage économique partiel programmées en janvier.

3 mai 2012 à 16h28 - 1 réaction(s)

1 mai 2012 à 15h52 - 1 réaction(s)

17 avril 2012 à 18h59 - 1 réaction(s)