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Economie

Prêt immobilier. Faites vos comptes!

4 septembre 2009

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La baisse des taux d'intérêt incite les clients à renégocier leurs prêts immobiliers. Est-il intéressant de le faire? Pas si simple! Dans les banques, l'examen des dossiers se fait au cas par cas.

Après avoir dépassé les 5% l'an passé dans certains cas, les taux d'intérêt des prêts à l'habitat avoisinnent 4% aujourd'hui. Certains emprunteurs veulent profiter de cette baisse pour renégocier les conditions de leurs prêts, quitte à faire racheter leur crédit immobilier à des conditions plus avantageuses par une autre banque. Selon les experts, les taux peuvent encore baisser dans les semaines et les mois qui viennent.

Une «fenêtre de tir»

Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d'intérêt des crédits immobiliers ont baissé en juillet pour le huitième mois consécutif, pour s'établir à 3,96% (hors assurance et coût de sûretés), contre 5,15% en décembre2008. Ce qui fait dire au courtier Empruntis que la démarche peut s'avérer potentiellement intéressante pour ceux qui ont emprunté en 2008. Son porte-parole parle même d'une «fenêtre de tir jusqu'à la fin de l'année au moins».

Gare aux frais

Le délégué général de l'association CLCV, Thierry Saniez, estime que le consommateur a intérêt à essayer de renégocier son taux d'intérêt à la baisse. Et d'ajouter que «si son banquier ne joue pas le jeu, il faut faire jouer la concurrence». Tout en gardant à l'esprit que changer de banque peut générer des frais importants. Selon le courtier Meilleurtaux, en rachetant à un taux de 4% un crédit de 150.000euros souscrit en août2008 à 5,05% sur 20 ans, l'économie réalisée est de 16.500euros, déduction faite des 6.700euros de frais (dont 4.500euros de pénalités de remboursement et 1.500euros de frais de nouvelle garantie).

«Peu de demandes»

Alors que certains courtiers annoncent que 25% de leurs dossiers concrétisés concernent des rachats de crédits immobiliers, plusieurs banques régionales que nous avons contactées parlent de «demande timide». «Les dossiers de renégociation sont peu nombreux, quelques dizaines seulement dans le département», affirme Raynald Masson, directeur adjoint du marketing à la Caisse Régionale du Crédit Agricole du Morbihan.

«Phénomène marginal»

Le discours ne diffère guère au Crédit Mutuel de Bretagne où Thierry Kervern, responsable du marché de l'habitat, évoque un phénomène marginal. A la Société générale, le délégué général pour le grand Ouest comptabilise entre 50 et 80 dossiers pour le grand Ouest. Thierry Kervern explique cette faible demande par le faible taux d'intérêt pratiqué par les banques ces dernières années, jusqu'à 2008. «La plupart des emprunteurs ne sont pas dans les conditions les plus favorables pour renégocier leurs prêts». Les nouvelles hausses attendues d'ici la fin de l'année pourraient changer la donne.

  • Yves Drévillon
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«Si son banquier ne joue pas le jeu, il faut faire jouer la concurrence»

  • Thierry Saniez, délégué général de la CLCV

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