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Crédit Agricole. Jean-Marie Sander deviendra président en mai 2010

7 novembre 2009 à 10h32

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Comme nous l'annoncions en exclusivité dans nos colonnes jeudi 5 novembre, le remaniement annoncé à la tête du Crédit agricole aura bien lieu. Jean-Marie Sander, président de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), prendra la présidence de Crédit Agricole SA à l'expiration du mandat de René Carron en mai 2010.

Jean-Marie Sander, président de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), prendra la présidence de Crédit Agricole SA à l'expiration du mandat de René Carron en mai 2010, affirme samedi Le Figaro. Le conseil d'administration de la banque devrait officialiser ce changement mardi, à la présentation de ses résultats trimestriels.

Une rumeur persistante depuis la crise financière

Le journal Les Echos affirmait quant à lui vendredi que l'actuel secrétaire général de la FNCA Jean-Paul Chifflet remplacerait le directeur général de Crédit Agricole SA Georges Pauget en février 2010. La rumeur du départ de M. Pauget fait régulièrement surface depuis le début de la crise financière, de même que celle de dissensions entre le directeur général et son président René Carron, dont le départ est lui prévu pour mai 2010.

Le symbole d'une stratégie de modernisation

Le changement qui passe par les hommes est symbole d’une stratégie qui tourne le dos aux excès du passé. Le rachat de la banque de financement et d’investissement (BFI) Indosuez, la reprise du Crédit Lyonnais (LCL), la création de Calyon, les gros investissements en Italie (Cariparma) et en Grèce (Emporiki) sont les étapes les plus marquantes de la grande mue de la banque verte. Ses caisses régionales, par nature plus prudentes, se sont résignées à adouber bon an mal an l’édification d’un mastodonte européen qui a aussi choisi la bourse. Le grand krach financier n’aura épargné personne.

Une base de 50 millions de clients
Comme les autres, le Crédit agricole a négligé le risque subprimes et méconnu l’importance réelle de son exposition en Amérique. Georges Pauget, en début de crise, avait mis sa tête sur le billot : les pertes de son groupe ne dépasseraient pas 400 millions. Elles ont atteint 11 milliards. Son départ anticipé tient en ces deux chiffres. Avant de quitter le bord, le tandem Carron/Pauget aura remis le paquebot dans le chenal historique et la voie des profits: fini les activités les plus risquées de la BFI, on se concentre sur la banque de détail et le financement de la clientèle. Avec un atout maître : une base de 50 millions de clients, unique en Europe.

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