30 octobre 2009 - 1 réactions
C'est officiel : Free est le seul candidat à l'appel d'offres d'un quatrième opérateur mobile en France. Même si son arrivée devrait relancer la concurrence, les baisses de tarifs n'interviendront pas avant 2011.
De nouvelles offres vers 2011
. Free (Iliad) assure que, s'il est choisi, il ouvrira son service de téléphonie mobile 18 mois après avoir eu la licence. Car le calendrier a ses impératifs. L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) devrait prendre sa décision avant Noël. Ce qui devrait permettre à Free, s'il obtient le feu vert de l'Arcep, de se lancer dès l'été 2011. En arrivant si tard sur un marché où plus de 90% de la population est déjà équipée, Free vise les clients quittant leur opérateur plutôt que ceux n'ayant pas encore d'abonnement. Selon les analystes de la Société générale, le nombre de clients potentiels (libres d'engagement) serait d'environ 13millions début 2012.
Des prix en baisse.
Selon un rapport réalisé par Bercy en 2008, l'arrivée de ce quatrième opérateur ferait baisser les prix de 7%. Free promet de son côté de diviser par deux la facture de téléphonie mobile des Français, sur une base de 2.000euros par an pour un foyer avec trois abonnements. Un optimisme loin d'être partagé par le président de l'Arcep. Pour Jean-Ludovic Silicani, «si le nouvel entrant engageait une vraie guerre des prix, vu la taille des opérateurs en place, il serait le premier à disparaître».
De nouvelles antennes.
C'est sans doute le point que les Français vont le moins apprécier. Le nouvel opérateur devra construire son réseau en implantant de nouvelles antennes: 12.000 selon Numericable, qui vient avec Virgin Mobile de jeter l'éponge dans ce dossier. Difficile, vu le manque de place à côté des réseaux existants et les inquiétudes des riverains sur l'impact sanitaire des ondes. Selon la Société générale, Free pourrait nouer des accords avec des acteurs comme TDF ou des sociétés immobilières, qui disposent d'un grand nombre d'emplacements.
Six ans pour être rentable.
Bercy estime dans son rapport qu'un quatrième acteur «apparaît rentable», à condition notamment d'atteindre une part de marché de 12% au bout de six ans. Free envisage «un plan d'un milliard d'euros pour couvrir 90% de la population, auxquels il faut ajouter le coût de la licence (240millions). Mais Free dispose de liquidités grâce à son activité internet.
