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Vendée Globe. Desjoyeaux impose le tempo (23/12/2008)

30 décembre 2008 à 15h54

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Michel Desjoyeaux impose le tempo sur ce Vendée Globe et contrôle ses adversaires. À l'arrière, du gros temps est annoncé.

Leader depuis six jours, Michel Desjoyeaux enfonce le clou en patron et grappille des milles. Ce qui a sans doute pour effet de semer le doute dans l'esprit de ses poursuivants. Le skipper de Foncia maîtrise son sujet et depuis qu'il a repris les rênes de la flotte, son discours à la vacation est plein d'assurance, voire un brin condescendant. « On a un peu baissé de régime. Comme mes petits camarades ont levé le pied, j'en ai profité pour calmer le jeu. Je me dis que ce n'est pas la peine de m'énerver. Je régule en fonction des autres. C'est le jeu du chat et de la souris. Moi, ça m'arrange de ne pas forcer la machine... », confiait-il. Dans ce quatuor, c'est un peu une partie de poker menteur qui se joue dans le Pacifique, où la glisse sur la longue houle n'est pas encore à l'ordre du jour. « On est au portant, mais la mer est encore cassante. Il y a entre 20 et 35 noeuds. Ce n'est pas facile d'ajuster la toile et on n'est pas vraiment serein », expliquait Roland Jourdain (Véolia) deuxième à 72 milles hier après-midi. Questionné sur les variations du tempo, le skipper de Veolia ne cherchait pas de faux-fuyant.


« Du boulot à Noël »

« En fait, aujourd'hui, c'est Michel qui a dégainé. Je pense qu'il a plus de vent par-devant et, à combinaison de voilure égale, il marche plus vite. Au niveau rythme, j'observe qu'il garde un standard élevé. Il ne faut pas qu'on mollisse. » La partie est loin d'être finie et avec un centre de basses pressions en train de se creuser dans l'est de la Nouvelle-Zélande, il y aura peut-être des coups tactiques à jouer à court terme. « On aura du boulot pour la veillée de Noël », lâchait d'ailleurs le leader. La stratégie ne sera pas la préoccupation première des concurrents plus à l'arrière de la flotte et concernés par l'arrivée d'une nouvelle dépression qui devrait générer des rafales à 50 noeuds. Armel Le Cléac'h et Vincent Riou, qui ne se quittent pas, évoluaient déjà dans des vents plus soutenus, hier, sur la voie nord et avaient haussé le rythme.

  • G. D.

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