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Vendée Globe. Ça galope dans l'Indien (08/12/08)

30 décembre 2008 à 15h54

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Après quatre semaines de course, le groupe de tête est toujours au coude-à-coude dans l'océan Indien. Et Michel Desjoyeaux, au triple galop, s'est invité à la fête.

Et de six ! Après Bestaven, de Pavant, Thiercelin, Thomson et Beyou, le Basque Unaï Basurko a signifié son abandon hier. Jeudi dernier, il avait signalé un problème sur le boîtier du safran tribord. N'étant pas en mesure de réparer seul en mer, l'Espagnol a préféré se retirer plutôt que de s'aventurer dans les mers du sud avec un safran hors d'état.
« Pas envie d'être là où je suis »
En tête de la flotte, la bagarre continue avec des classements qui changent au gré des options. Et pour négocier le passage de la porte Kerguelen, Jean-Pierre Dick s'en est très bien sorti. Grâce à son option sud, le skipper de « Paprec-Virbac 2 » s'est emparé des commandes. Moins de réussite en revanche pour Armel Le Cléac'h qui a perdu du terrain : « Ma stratégie m'a forcé à venir ici mais je n'avais pas envie d'être là ». Sans compter que, hier, la température de l'eau était descendue à 3,6° autour de « Brit Air ». Inquiétant ! « Je sais qu'il y a un iceberg à 160 milles dans mon sud-est mais comme il y a 7-8 bateaux devant moi, j'espère qu'ils me signaleront s'ils voient un truc sur la route ».
« Il a su être opportuniste »
Sept-huit bateaux devant lui, dont Vincent Riou, Yann Eliès et surtout Michel Desjoyeaux, dont le retour aux affaires ne cesse d'impressionner. Et d'agacer. « Je ne suis pas surpris car il a mis un sacré coup de fouet. Il a su être opportuniste et profiter des bonnes conditions », selon Vincent Riou. En revanche, le skipper de « PRB » s'interroge sur les conséquences de ce retour express. « A quelle vitesse faut-il mener un bateau pour revenir si fort ? A quel niveau doit-on mettre le curseur si on veut finir ce tour du monde ? »
Ascendant psychologique
Les marins le savent : le matériel a de la mémoire et, parfois, la casse survient non pas quelques jours mais quelques semaines plus tard. Et ces trois derniers jours, « Foncia » a galopé à vive allure dans l'Indien. Il a tellement cravaché que le vainqueur du Vendée Globe 2000-2001 a dépassé le vainqueur du Vendée Globe 2003-2004. Mieux, au 28 e jour de course, Desjoyeaux a également dépassé Eliès et Le Cléac'h. Hier, Desjoyeaux a fait mieux que grappiller des places : il a pris un ascendant psychologique sur ses adversaires. Maintenant devant, tous craignent de voir « Foncia » débouler dans le rétroviseur. Lire aussi en page 3 du cahier principal

  • Philippe Eliès

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