23 septembre 2009
Bienvenue surlaplanète Université! Villedans la ville, lecampus constitue en effet un monde à part entière, avec seshabitants, sespièges, etsespassages obligés. Petittour du propriétaire, avec quelques conseils aupassage.
«Un petit pas pour le bachelier, un bond de géant à l'université»... Pour environ 17.000étudiants brestois, quimpérois et morlaisiens, un périple d'une année commence tout juste. Dépaysement garanti, surtout pour les p'tits nouveaux qui débarquent du lycée ou d'une lointaine contrée.
Un voyage qui coûte cher.
Bien sûr, ce voyage de longue haleine a un prix. Le coût de la rentrée étudiante a ainsi augmenté de 3 à 3,2%, en 2009, par rapport à 2008, selon l'Unef (Union nationale des étudiants de France) et la Fage (Fédération des associations générales étudiantes). Principal responsable: le logement bien sûr, dont le coût représente 50% du budget de rentrée étudiante.
Le Crous, satellite incontournable.
Première étape qui paraît, du coup, incontournable: le Crous, satellite de toujours du campus, qui aiguillera chacun dans sa quête d'un toit et d'une aide financière. Car, selon l'enquête annuelle de la Fage sur le coût de la rentrée, les frais mensuels pour les étudiants qui ne bénéficient pas d'une bourse sont de l'ordre d'un Smic. Et le coût du mois de la rentrée estestimé à près de 2.500 €.
Le monde du travail à portée de main.
Pour ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, la solution du p'tit boulot existe toujours. Sans forcément passer par la case «fast-food». En cherchant bien, le monde du travail est à portée de main, le campus regorgeant de bons plans qui permettent de concilier études et rémunération. Auxiliaire de bibliothèque ou de restauration, agent d'accueil en cité U, tuteur: depuis 2007, lesuniversités peuvent employer leurs étudiants et ont développé pour eux plusieurs micro-emplois dont les horaires sont adaptés aux heures de cours. De quoi mettre un peu de beurre dans les épinards.
Des habitants bienveillants.
Un coup de blues? Perdu en cours de route? Pas de soucis, la planète Université est loin d'être déserte et ses habitants sont tout ce qu'il y a de plus bienveillant: il y a toujours quelqu'un à l'écoute chez les associations étudiantes, au service d'orientation ou de médecine préventive! Ne pas hésiter non plus à faire un arrêt à la station du resto U.Les repas qui ysont dispensés restent abordables ? malgré la traditionnelle hausse de rentrée de cinq centimes ? et souvent équilibrés, contrairement à certaines idées reçues.
S'adapter et communiquer.
Bien sûr, certains pièges demeurent, mais peuvent être évités en prenant rapidement le pli. Les soirées étudiantes si souvent critiquées peuvent, par exemple, être facilement digérées en les adaptant à son emploi du temps. Par ailleurs, contrairement à un cliché répandu, tous les enseignants-chercheurs ne sont pas des extraterrestres qui débarquent de leur soucoupe pour balancer leurs cours et repartir aussitôt: la plupart d'entre eux restent ouverts au dialogue et aux questions. Reste à ne pas avoir peur de les poser !
Brendan, 18 ans, en première année de Staps: «J'ai passé un bac ES dans une section sportive. Comme je ne savais pas quoi faire d'autre et que les études paraissaient assez plaisantes, j'aidécidé de faire une année de Staps, tout comme mon frère. Ilm'a conseillé Brest pour la qualité des installations sportives etleniveau d'enseignement. Legros changement par rapport au lycée? Les cours en amphis, évidemment!».
Clément, 18 ans, en LCEanglais: «Je ne suis pas dépaysé du lycée Tristan-Corbière de Morlaix ; l'ambiance est sereine, même si les gens se fréquentent peu. Mais les choses devraient s'améliorer. Les seuls points négatifs sont la taille déprimante de ma chambre et les problèmes d'inscriptions. Les soiréesétudiantes sont là pour compenser... Bref, pour l'instant, tout va bien, mais l'année n'a pas vraiment encore commencé».
Élise, 18 ans, en psycho: «Après le lycée, que je suis contente d'avoir quitté, j'ai choisi la psycho parce que les cours me plaisent. Je suis encore chez mes parents. Pour moi, c'est plus pratique. Quant aux repas, le Ru est bien meilleur que ce que j'ai connu précédemment. Mais les premiers jours sont quand même difficiles, l'organisation est particulière. Onnous lâche dans la fac sans beaucoup d'informations. C'est ànous de nous débrouiller».
Lénaïg, 18 ans, découvre la première année de médecine : «Pour l'instant, je ne suis pas trop perdue. Jene me mets pas la pression. Desamis m'ont prêté leurs cours etm'ont expliqué les habitudes decertains profs, ce qui devrait m'aider au départ. Cette semaine, la compétition va commencer àsefaire plus ressentir. Je sais qu'il faudra beaucoup travailler etéviter de trop sortir. En tout cas, je ne compte pas rater la soirée d'intégration!».
Être étudiant, cen'est pas toujours unesinécure. Heureusement, leClous est là pour apporter une aide essentielle. Restauration, logement, action sociale, l'équipe duClous, située auBouguen, asouvent réponse àtout.
L'agitation de la rentrée commence à peine à retomber dans leslocaux du Centre local des oeuvres universitaires et scolaires (Clous) de Brest. Cela n'empêche pas les étudiants de se succéder à l'accueil. Pourquoi un dossier de bourse déposé hors délai est-il traité après les autres? Où trouver un logement à la dernière minute? Comment remplir une demande d'aide auprès de la Caisse d'allocations familiales? Quels sont les jobs étudiants que proposent encore le Clous et ses partenaires? Quelles solutions l'assistante sociale peut-elle proposer pour joindre les deux bouts lorsqu'arrive la fin du mois? Uninventaire à la Prévert, qui souligne qu'il y a bien une vie après les cours.
Les petits plats dans les grands
La mission du Clous est justement de permettre cette vie étudiante. Quatre restaurants universitaires servent ainsi 5.100 repas par jour pour 2,90 €. Environ 26% des étudiants dans le Finistère bénéficient de bourses gérées par l'organisme. Une quarantaine de projets étudiants brestois, dont Radio U, sont financés et accompagnés chaque année. Par ailleurs, 1.408 chambres et studios, à destination des étudiants, sont proposés à desloyers bien inférieurs au marché: de 141 à 294 €, avant les aides au logement.
Toujours plus de chambres rénovées
En cette rentrée 2009, le bâtiment A de la cité de Kergoat ad'ailleurs été rouvert. Ce chantier de 3millions d'euros, émaillé d'un grave incendie début avril, permet de porter à 292 le nombre de chambres rénovées. «Sil'on a pu craindre, un temps, des retards du fait de cet incident particulièrement spectaculaire, indique André Le Bars, directeur du Clous de Brest, nous nous sommes assurés durant l'été qu'Eiffage, le maître d'oeuvre, tiendrait ses engagements. Lebon avancement des travaux a été contrôlé chaque semaine. Des moyens supplémentaires ont également été mis enoeuvre». Ce plan de rénovation se poursuit cette année avec la modernisation du bâtiment F de Kergoat et ses 150 chambres. Fin des travaux en juin2010. Pratique Clous de Brest 2, avenue Le Gorgeu. Tél.02.98.03.38.78. Courrier électronique, clous@crous-rennes.fr
Deux ans de travaux et dix millions d'euros ont été nécessaires pour voir enfin naître la nouvelle BU de lettres au centre-ville. Et ce n'est pas d'un petit bébé que l'UBO a accouché : 5.000m² d'espace qui abritent plus de 100.000 ouvrages et qui offrent 500 postes de travail et 80 ordinateurs. Quelques nouveautés ont également vu le jour : des tables avec prises électriques, des accès Wi-Fi, des petites ou grandes salles de travail fermées, des escaliers en forme de livres... Et pour le bonheur des âmes studieuses, à partir du 5octobre, laBU restera ouverte deux heures de plus, jusqu'à 21h, du lundi au jeudi.
Sucri ? CRBC ? Cevu ? Ipag ? IUEM ? Les vacances étant passées par là, une révision des sigles utilisés par l'administration universitaire est loin d'être inutile... Petite revue de détail.
AES. Administration économique et sociale.
BU. Bibliothèque universitaire.
Capes. Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire.
CA. Conseil d'administration.
CS. Conseil scientifique: il s'occupe du volet recherche de l'Université de Bretagne occidentale.
Cevu. Conseil des études et de la vie universitaire: l'instance de décision la plus proche des préoccupations quotidiennes des étudiants.
CM. Cours magistral.
CRBC. Associé au CNRS, le Centre de recherche bretonne et celtique est installé à Victor-Segalen.
Crous. Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires: chaque étudiant passe par lui, un jour ou l'autre. Le Crous est basé à Rennes. Sa déclinaison locale est le Clous.
Ipag. Institut de préparation àl'administration générale.
IUEM. L'Institut universitaire européen de la mer est situé au technopôle de Plouzané. La crème des scientifiques, juristes, économistes et géographes, réunis autour de l'étude des océans. Ru. Restaurant universitaire.
Suaoip. Service universitaire d'accueil, d'orientation et d'insertion professionnelle.
Sucri. Service universitaire de la coopération et des relations internationales.
Sufcep. Service de formation continue et d'éducation permanente de l'UBO.
TD. Travaux dirigés.
TP. Travaux pratiques.
UBO. Université de Bretagne occidentale.
UE. Unité d'enseignement.
UFR. Unité de formation et de recherche (ou faculté).

Loudéac. Écoles catholiques. Formation sur l'aide personnalisée
Gourin. Sainte-Jeanne-d'Arc. Une formation bac pro commerce