7 octobre 2009
Hier, à Paris, au deuxième jour du procès en appel du naufrage de l'Erika, en 1999 au large des côtes bretonnes, l'armateur GiuseppeSavarese a expliqué que, par l'intermédiaire de sociétés maltaises dont il était l'administrateur, il avait acquis quatre navires dont l'Erika, tous âgés de plus de vingtans, avec un financement accordé par la Bank of Scotland. Alors que Me Jean-Pierre Mignard, avocat de huit collectivités, dont les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes, estimait que cette banque avait financé l'acquisition de vieux navires pour limiter son exposition financière, M.Savarese a répondu: «Il n'est absolument pas vrai qu'un navire de vingtans présente plus de risques qu'un de cinq ans... La banque ne financerait pas un navire au hasard», a-t-il ajouté. «Je n'ai rien à ajouter à cet hymne aux vieux navires», a ironisé MeMignard, tout en regrettantque l'armateur ait alloué ses revenus à «l'achat d'autres bateaux, mais pas aux réparations et à l'entretien» de l'Erika. Giuseppe Savarese avait été condamné en première instance à l'amende maximale de75.000€ pour délit de pollution. Le tribunal avait estimé qu'il avait, «de façon concertée», avec le gestionnaire Antonio Pollara, négligé «pour des raisons de coûts» l'entretien de l'Erika, provoquant sa «corrosion généralisée».
