14 octobre 2009 à 09h58
Les pirates somaliens, qui ont capturé le 2 octobre le thonier espagnol Alakrana et ses 36 membres d'équipage au large de la Somalie, réclament une rançon de 4 millions de dollars, et la libération de deux des leurs arrêtés par la marine espagnole.
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"Nous exigeons un paiement de 4 millions de dollars pour pêche illégale dans les eaux somaliennes", a déclaré l'un des pirates, se présentant sous le nom d'Abdi Yare, interrogé à bord du navire. "Nous demandons également en pré-condition la libération de deux des nôtres actuellement prisonniers des Espagnols". "Si ces conditions ne sont pas satisfaites, il n'y aura aucun accord", a-t-il souligné.
Rembourser le poisson pêché dans les eaux somaliennes
Selon le pirate Abdi Yare, "la quantité de poissons qu'ils (les pêcheurs, ndlr) ont volé dans les eaux somaliennes représente bien plus que la somme que nous demandons (pour leur libération), ils doivent payer cette somme sans condition" pour obtenir que le bateau et son équipage soient relâchés.
Accusations depêche illégale démenties
Les pirates justifient très souvent leurs actions par la pêche illégale qui serait pratiquée par les thoniers senneurs opérant dans ces eaux très poisonneuses de l'océan Indien. Relayées par les autorités somaliennes et des organisations écologistes locales, ces accusations sont formellement démenties par les pêcheurs et leurs armements.
36 marins capturés
Le thonier géant Alakrana a été capturé le 2 octobre entre la Somalie et les Seychelles, avec 36 marins à son bord. Il a depuis lors été ramené par les pirates le long des côtes du centre de la Somalie, et mouille près du port d'Harardhere, sous la surveillance de deux frégates de l'opération européenne anti-piraterie Atalante.
Deux somaliens en détention provisoire en Espagne
Deux Somaliens, âgés de 19 et 31 ans, et suspectés d'avoir pris part à l'assaut contre l'Alakrana, avaient été arrêtés par la marine espagnole peu après avoir quitté le thonier à bord de l'embarcation qui avait servi à mener l'attaque. Les deux hommes ont depuis lors été amenés sur le sol espagnol, où ils ont été mis en détention provisoire et sont poursuivis pour 36 délits de séquestration et pour vol à main armée avec violence.
