29 octobre 2009
Sept pirates somaliens ont été arrêtés, mardi, après avoir attaqué le Cap Saint-Vincent, un thonier de Concarneau. Deux frégates allemande et espagnole de l'opération Atalante ont participé à l'intervention.
«Une opération exemplaire de la complémentarité et de la coopération entre forces européennes.» C'est ainsi que le porte-parole de l'État-major des armées résumait, hier, les événements survenus mardi, dans l'océan Indien, impliquant des militaires français, allemands et espagnols.
Pirates pris en chasse
Vers 11h GMT, soit 14h locales, horaire jusqu'ici inhabituel pour une attaque, le thonier concarnois Cap Saint-Vincent, 67m et construit en 2000, propriété du GIE France-Thon (géré par l'armement CMB), a été pris en chasse par deux skiffs rapides. Malgré les tirs d'avertissements réglementaires des fusiliers-marins embarqués à bord du navire français, les pirates ont continué leur chemin à toute vitesse. Ils n'ont renoncé à leur offensive qu'après une série de tirs en leur direction. Les deux embarcations ont été rapidement localisées, en train de fuir la zone de l'attaque. La frégate allemande Karlsruhe et l'hélicoptère de la frégate espagnole Canarias, toutes deux membres de la flotte européenne anti-piraterie Atalante, ont reçu l'ordre de se lancer à leur poursuite.
Pas de blessé
Repérés grâce, notamment, aux indications des pêcheurs bretons, les skiffs se sont arrêtés après des tirs de semonce provenant de l'hélicoptère, le navire allemand procédant ensuite aux arrestations des sept personnes se trouvant à bord. Ces dernières ont eu le temps de «jeter par-dessus bord différents matériels, sans doute de l'attirail de piraterie», selon un communiqué d'Atalante. Pour «bétonner» leur dossier d'un point de vue juridique, les militaires européens ont attendu que le Cap Saint-Vincent arrive sur zone afin que les marins identifient leurs assaillants. Selon un porte-parole d'Atalante, aucun blessé n'était à signaler parmi les personnes appréhendées. Sur le thonier, non plus, personne dans l'équipage n'a été atteint, indique l'armement. Le lieu de transfert des sept prisonniers embarqués à bord du Karlsruhe n'a pas été communiqué.
