27 juin 2009 - 1 réactions
Les fans du monde entier pleuraient, hier, la mort de la star planétaire Michael Jackson. Alors que les hommages affluent, la cause de son décès, overdose de médicaments ou crise cardiaque, reste un mystère.
Adoré ou détesté, adulé ou méprisé, Michael Jackson compte parmi les rares personnalités de la musique populaire dont on peut affirmer qu'il y eut un «avant» et un «après» eux. Propulsé star, dès l'âge de onze ans, avec ses frères, Michael Jackson devint un phénomène planétaire après sa rencontre avec le producteur Quincy Jones. Dans un premier temps, «Off the wall», premier album «adulte» en 1979, en fit le premier artiste noir de son temps. Avant qu'il ne devienne avec le suivant, «Thriller» en 1982, la star nº1 des années 80, dominant en popularité tous ses rivaux de l'époque, événement sans précédent pour un artiste encore considéré alors comme afro-américain.
Premier noir sur MTV
Fusionnant sans complexe la soul et le funk noirs à la pop et au rock blancs (le guitariste Eddie Van Halen sur «Beat it»), «Thriller» allait pulvériser tous les records homologués, avec 40millions d'exemplaires vendus en trois ans (65millions aujourd'hui... même si, marketing oblige, son label aime à afficher un fantasmagorique 104millions). Et pas seulement. La qualité des clips «Billie Jean» ou «Thriller» allaient aussi contraindre la nouvelle mais conservatrice chaîne MTV à diffuser pour la première fois la vidéo d'un noir sur son antenne, faisant tomber une «barrière de verre» dont profiteraient ensuite des générations de chanteurs et de musiciens black, de Prince à Beyonce.
«King of pop» autoproclamé
Jackson fut aussi le premier artiste dont la popularité allait devoir autant à l'image - via ses clips événementiels aux stupéfiantes chorégraphies dont la marque se fait encore sentir chez d'innombrables stars d'aujourd'hui, dans les shows de téléréalité, façon Star Academy, ou sur un mouvement comme la tecktonik - qu'à la musique elle-même. Troisième plus gros vendeur de disques de l'histoire derrière les Beatles (500millions) et Elvis Presley (400millions), Michael Jackson (350millions d'enregistrements en solo, tous formats confondus, dont 200millions d'albums, auxquels viennent s'ajouter 100millions avec ses frères en 40 ans), «king of pop» autoproclamé et controversé, restera aussi dans la mémoire populaire pour avoir été la première personnalité «noire» (même si fort délavée au fil du temps) aussi bien acceptée par l'Amérique blanche, contribuant à sa façon à faire encore reculer les derniers restes de la ségrégation. Barack Obama, lui-même, lui doit peut-être quelque chose... e
Douarnenez ville. Concert. 300 spectateurs pour Dizzy Town Blues