13 août 2009 - 1 réactions
Le ministère de l'Education nationale se prépare à gérer, à la rentrée, une éventuelle contagion de grippe A en milieu scolaire. Son plan d'action allant de l'information aux parents aux fermetures d'écoles, au cas par cas.
Alors que nombre de Français vont revenir de vacances après le 15août et préparer le retour en classe de leurs enfants, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a fait sa rentrée médiatique dès mardi en évoquant la rentrée scolaire et la grippe A (H1N1), très contagieuse chez les enfants. «Notre objectif, c'est évidemment de ne pas minimiser ce qui pourrait être une pandémie à la rentrée, mais ne pas non plus dramatiser. C'est en clair d'être prêt pour la rentrée», a dit Luc Chatel.
Une brochure distribuée aux parents
D'ores et déjà, le ministre a adressé une circulaire aux recteurs et il fera, le 18août, un point de presse, après avoir réuni les 30 correspondants responsables dans chaque académie, de la mobilisation contre la grippeA. Le plan du ministère aura d'abord un objectif informatif: une brochure de quatre pages, intitulée «Vous informer sur la grippe A (H1N1) et la scolarité de votre enfant», sera distribuée à 12millions de familles le jour de la rentrée. Au menu: les «gestes barrières» pour éviter la contamination (se laver les mains plusieurs fois par jour, utiliser un mouchoir jetable pour éternuer ou tousser...), les gestes à adopter en cas de contamination et la «continuité pédagogique» en cas de fermetures de nombreuses écoles.
Des programmes scolaires à la télé
«Le rôle du gouvernement est (...) de se préparer à toutes les éventualités. En cas de pandémie totale, le gouvernement est prêt à fermer les écoles», mais «la fermeture totale des écoles n'est pas d'actualité. On va accueillir tous les enfants à la rentrée», a déclaré le ministre. Néanmoins, «si jamais on va vers une fermeture généralisée des écoles», il est prévu un plan de «continuité du service public scolaire». Il s'agit de la diffusion sur France5, France Culture et internet de programmes éducatifs allant de la grande section de maternelle au lycée, prévus pour 12 semaines, soit la durée d'un pic de pandémie. A ce stade, comme en juin quand un collège de la banlieue de Toulouse et plusieurs écoles de la région parisienne ont fermé quelques jours, il est prévu que les fermetures d'écoles aient lieu sur décision du préfet, au cas par cas. En outre, le ministre a écarté la vaccination généralisée des enfants.
Le problème de la garde des enfants
En cas de fermeture prolongée d'établissements, un ancien recteur, Alain Bouvier, a cependant mis en garde, contre le «risque d'accroître les inégalités entre élèves». En particulier entre ceux «culturellement accompagnés (à la maison) par des parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle» et ceux «en très grande difficulté depuis la fin de la grande section de maternelle». «Que deviendront-ils?», demande ce membre du Haut conseil de l'éducation. Autre conséquence d'une fermeture des écoles: la garde des enfants. Le syndicat de cadres hospitaliers SNCH a, en effet, mis en garde contre «la pénurie de soignants» faute de solution pour faire garder leurs enfants.
«En cas de pandémie totale, le gouvernement est prêt à fermer les écoles, mais ça n'est pas d'actualité. »
