12 octobre 2009
A Guingamp, l'équipe de France a confirmé ses progrès récents en battant les iles Feroé 5 à 0. . Mais elle devra encore les valider dans un contexte décisif lors du barrage des 14 et 18 novembre, sous peine de regarder la Coupe du monde à la télé.
> Noël Le Graët. "Ils ont vu qu'on les aimait"
> Gignac. "Dédé", servi frappé
> Bosnie, Eire, Slovénie, Ukraine...
> Toutes les vidéos sur le match France-Féroé
L'air marin et le «formidable accueil» des Bretons, souligné avec grande insistance par la plupart des joueurs français n'ont quand même pas toutes les vertus. En tout cas, leurs effets ne s'étendent pas jusqu'à Belgrade.
Marge étroite
Pour aller en Afrique du Sud en juin, les Bleus devront donc emprunter l'itinéraire bis. On ne saura que lundi prochain, 19octobre, quel adversaire ils devront se coltiner les 14 et 18novembre. Mais depuis samedi soir, le champ des possibles s'est très nettement réduit. Sauf invraisemblable contre-performance de l'une d'elles contre une nation du niveau des Îles Féroé, il se limite pratiquement à quatre équipes: Ukraine, Eire, Bosnie, Slovénie.
Ni samedi soir ni dimanche midi les Bleus n'ont dévoilé leurs préférences. Par souci sans doute d'éviter une déclaration boomerang. Mais peut-être aussi parce que la différence de niveau entre ces quatre-là ne saute pas aux yeux. Ce sont des formations de la middle class européenne, comme environ une vingtaine d'autres, au rang desquelles la France ne devrait pas être. Dans le groupe7, l'équipe de Raymond Domenech en a affronté deux. On remarque que dans l'hypothèse d'un barrage elle aurait éliminé aussi bien la Roumanie (2-2 à Constanta, 1-1 à Saint-Denis) que la Serbie (2-1 et 1-1). Mais on voit en même temps l'étroitesse de la marge.
«Ça nous a soulagés»
Dès-lors on comprend mieux la seule préférence exprimée par les Français: jouer le deuxième match à domicile. C'était au sortir d'un match à Guingamp où ils avaient apprécié le soutien du public. En novembre, ce sera au Stade de France, où ils sont souvent sifflés. Mais pour une fois, vu l'importance de l'enjeu, il n'y a aucune crainte à avoir sur ce plan-là. Mais bien sûr, c'est avant tout sur le terrain que se jouera le barrage.
Le match de samedi, qui a enfin permis à cette équipe d'exprimer son indéniable potentiel offensif, est plutôt de bon augure dans cette perspective... même si on n'oublie rien de la relativité de ce baromètre d'un soir. N'empêche que les cinq buts inscrits ne l'ont sans doute pas été pour rien. «Ils ont fait du bien au groupe», a admis hier Eric Abidal. «On n'avait pas été beaucoup récompensé ces derniers temps alors qu'on avait beaucoup tenté. On peut dire que ça nous a soulagés. Maintenant, ce serait bien qu'on arrive aussi à faire un carton plein contre un adversaire plus compliqué que les Féroé».
Gérer le physique
«On met des buts et on concède moins d'occasions. Sur les derniers matchs, on s'est senti forts et en confiance», insiste encore le défenseur de Barcelone. On lui demande s'il envisage un échec lors du barrage. «Non!» C'est sans appel. Et c'est manifestement l'état d'esprit d'un groupe qui va aborder les barrages dans les meilleures dispositions mentales possibles: avec les certitudes et la confiance nées des trois bonnes rencontres qu'il vient de disputer, et avec en mémoire les épreuves qu'il a traversées il y a peu. Reste juste à espérer que les uns et les autres arriveront à bien gérer leur physique dans les cinq prochaines semaines, au cours desquelles la plupart d'entre eux disputeront notamment deux matchs de ligue des champions.
Eric Abidal, défenseur de l'équipe de France. "Si on peut répéter ces performances, on pourra dire que l'équipe de France est de retour".
Non. La France a toutefois dû livrer un match d'appui en 1961. Battue par la Bulgarie (1-0) à Milan, elle avait dû faire une croix sur la Coupe du monde 1962 au Chili.
