10 juin 2009
Les Marines brésilienne et française, déployées sur la zone de l'accident du vol Rio-Paris, à environ 1.150km de la côte brésilienne, avaient, hier, récupéré 28 corps et des pièces importantes de l'avion, comme la dérive et une pointe de l'aile. Mais il manque toujours les deux boîtes noires, qui gisent probablement par plus de 4.000m de fond. Il reviendra au sous-marin Emeraude, attendu sur les lieux aujourd'hui, de tenter de repérer grâce à ses sonars ces deux enregistreurs.
Sondes changées sur les Airbus d'Air France
Si les boîtes noires sont localisées, elles devront être récupérées par les trois robots sous-marins embarqués à bord du navire français Pourquoi Pas, qui a quitté, hier, le Cap-Vert. En attendant, les capteurs de vitesse, ou sondes Pitot, sont de plus en plus cités comme une des causes possibles de la catastrophe. Ce qui a contraint Air France à accélérer le programme de remplacement de ces sondes, qui déterminent la vitesse de l'avion, une donnée essentielle du vol: en cas de sous-vitesse, l'avion tombe mais s'il va trop vite, il se désintègre. Depuis hier, tous les long-courriers A330-A340 d'Air France qui décollent sont équipés d'au moins deux nouvelles sondes sur les trois qui permettent de contrôler la vitesse des avions.
