4 juin 2009 à 20h00 - 3 réactions
Nouveau scénario envisagé. Le vol AF 447 pourrait s'être désintégré en plein vol. C'est en tout cas, ce qu'affirme le quotidien brésilien O Estado de S. Paulo qui cite une source non identifiée d'Air France pour étayer sa thèse. A la mi-journée, l'armée brésilienne a commencé à récupérer les premiers débris attribués à l'Airbus.
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20 h 45 : Les deux soeurs finistériennes disparues sur le vol AF 447 étaient originaires du Conquet.
20 h 20 : Bernard Kouchner est au Brésil. Le ministre des Affaires étrangères participait cet après-midi à une cérémonie d'hommage. Il affirme "qu'il faudra du temps" pour connaitre les causes du drame et rappelle que les experts n'ont trouvé "aucun signe" pouvant étayer la thèse de l'attentat. "Mais nous ne l'écartons pas. Nous cherchons les causes, car cela intéresse tous les gens de la planète, ceux qui voyagent et ceux qui ne voyagent pas", rajoute-t-il. Et de conclure : "ce chemin est emprunté tous les jours. Moi-même je reprends ce soir le vol AF 447" pour Paris.
20 h : L'armée brésilienne donne plus de précisions sur les débris récupérés. Il s'agirait d'un support utilisé pour placer les marchandises dans les avions, d'aproximativement 2,5 m2 et non pas d'une mais de deux bouées.
19 h 45 : Les premières pièces récupérées par l'armée brésilienne seraient un morceau de soute et une bouée. Elles ont été transportées à bord de la frégate Constitution. Le général Ramon Borges, du Commandement central de l'espace aérien, indique que ces pièces resteront entreposés à Récife (Nord-est du Brésil) à disposition des experts français chargés de l'enquête.
19 h 30 : L'armée de l'air brésilienne annonce qu'elle vient de récupérer un premier débris dans l'Atlantique, grâce à un hélicoptère.
19 h : nouveau rebondissement dans les recherches. Le site Europe1.fr, parlant des débris retrouvés par les Brésiliens, affirme que "la tache de kérozène serait en fait liée à un dégazage en mer, le morceau métallique serait une petite embarcation abandonnée et la bouée orange également retrouvée serait un flotteur de casier à la dérive". Selon le site internet de la radio, " ces conclusions ont été tirées par des experts français après une mission de reconnaissance de 6 heures effectuée par un avion AWACS, équipé de radars, et par un Falcon 50, pour le survol à très basse altitude".
18 h : Deux soeurs d'origine finistérienne étaient à bord de l'Airbus A330. Elles étaient âgées d'une cinquantaine d'années. La première était membre de l'équipage du vol AF 447. La seconde avait deux filles et revenait chaque été passer ses vacances à la pointe de la Bretagne.
17 h 30 : Cérémonie interreligieuse à Rio. Plusieurs dizaines de familles sont arrivées ensemble, dans l'église de la Candelaria dans le centre historique de la ville. Bernard Kouchner et son homologue brésilien Celso Amorim représentaient les gouvernements français et brésiliens à cette cérémonie.
16 h 50 : Les suppositions sur les causes possibles du drame continuent à germer. Pour Jocelyn Smykowski, président du Syndicat national des pilotes de ligne, une seule certitude aujourd'hui : "l'explosion en vol semble exclue", parce qu'elle aurait empêché la présence de traces de pétrole sur la mer.
16 h 30 : Le général Ramon Borges Cardoso précise que les débris récupérés seront expédiés en France pour être étudiés par les autorités chargées de l'enquête. Le porte parole de l'armée brésilienne rajoute que si des corps sont retrouvés, "la priorité absolue sera donnée au transfert de ces corps sur la terre ferme". Et si, par miracle, il y avait des survivants : "Dans ce cas, nous avons des hélicoptères capables d'envoyer des parachutistes avec des équipements de survie". Actuellement, près de 150 personnes participent aux recherches effectuées dans une zone de 6.000 kilomètres carrés.
16 h : Le porte-container "Douce France" dérouté lundi de son intinéraire commercial pour tenter de repérer des débris de l'Airbus a quitté la zone de recherche, hier soir, à 21 h GMT. Il aurait passé plus de 48 h sur site affinant ses trajectoires en fonction des consignes données par les avions de recherche. Les marins du "Douce France" ont-ils découvert des débris ? "Ils n'ont rien vu du tout", assure l'armateur Bernard Vidil. Le porte-container a repris sa route vers Algésiras.
15 h 20 : L'armée brésilienne a commencé à récupérer des débris de l'Airbus.
14 h : Selon le journal brésilien O Globo, la série de messages automatiques envoyés par l'Airbus A330 avant la tragédie indiquerait une suite de pannes au moment où l'avion allait à la rencontre d'une dense formation de nuages cumulo-nimbus, qui doit normalement être évitée. Un dernier message "de vitesse verticale" qui signifierait une phase de chute libre aurait été envoyé. Le journal cite comme source, un magasine en ligne spécialisé, Aviation Herald. Qu'en pense le Bureau d'enquête et d'analyse ? "Pas de commentaire".
13 h : Le président gabonais Omar Bongo a adressé un message aux familles des victimes du vol AF 447. C'est la première fois qu'il s'exprime publiquement depuis son hospitalisation dans une clinique privée de Barcelone au mois de mai.
12 h 30 : Hôtel de Roissy, hier à la mi-journée. Les dirigeants d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon et Jean-Cyril Spinetta confirment aux familles qu'il n'y a plus aucun espoir de retrouver des survivants. Ils expliquent que "L'avion n'a pas pu amerrir" et qu'il s'est "désintégré soit en l'air soit au contact de l'eau".
11 h : Le site internet du journal Le Monde rapporte que l'A330 volait à une vitesse "érronée", en citant des sources proches de l'enquête.
10 h 30 : Révélation d'un pilote de la compagnie espagnole Air Comet. Alors qu'il assurait, dans la nuit de dimanche à lundi, une liaison Lima-Madrid, il aurait vu un "intense éclat de lumière blanche" dans une zone proche de l'accident. Cet éclat lumineux aurait suivi, toujours selon lui, "une trajectoire descendante et verticale et qui s'est dissipé en six segments". Le pilote a transmis un rapport à sa compagnie dans lequel il émet l'hypothèse de "l'explosion d'une bombe dans l'avion".
8 h 30 : Une trentaine de' proches des 59 victimes brésiliennes créent une commission pour suivre les recherches de près. Ils ont demandé à Air France de pouvoir se rendre à Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc (nord-est du Brésil), pour se rapprocher du lieu de l'accident et du dispositif mis sur place par l'institut médico-légal pour recevoir les premiers corps qui pourraient être retrouvés en mer.
8 h : Air France a divulgué cette nuit une liste de 53 des 59 passagers brésiliens du vol AF 447 disparu dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord. La liste comprend 53 noms, ceux autorisés par les familles.
Seule une partie des messages émis par l'appareil avant sa disparition a été rendue publique. Mais une chronologie détaillée a été publiée cette nuit par le quotidien brésilien O Estado de S. Paulo , qui cite une source non identifiée au sein d'Air France. Ces informations ont été confirmées par une source au sein de l'aéronautique ayant connaissance de l'enquête.
Cumulonimbus noirs
D'après les informations confirmées par cette source, le pilote a envoyé un signal manuel à 23h locales indiquant qu'il traversait une zone de cumulonimbus noirs chargés d'électricité qui s'accompagne de vents violents et d'éclairs. Dix minutes plus tard, une cascade de problèmes aurait commencé, d'après la rafale de messages automatiques envoyés par l'avion, selon cette source.
Désengagement du pilote automatique
Ils montreraient notamment que le pilote automatique s'est désengagé, qu'un système informatique clé est passé en mode d'alimentation de secours et que les moyens de contrôle nécessaires pour assurer la stabilité de l'avion étaient endommagés. Une alarme montrerait également la dégradation des systèmes de vols.
Trois minutes plus tard, selon cette source, de nouveaux messages automatiques auraient signalé une défaillance des systèmes de contrôle de la vitesse, l'altitude et la direction. Le contrôle du principal ordinateur de vol entre autre est également tombé en panne.
Dépressurisation
Le dernier message automatique à 23h14 indiquerait une dépressurisation de la cabine et une défaillance électrique totale, des événements catastrophiques dans un avion qui plongeait déjà vraisemblablement vers l'océan, selon cette source. "Cela ressemble clairement au scénario de l'avion qui se désintègre", a expliqué ce responsable. "Nous ne savons seulement pas pourquoi, mais ce que l'enquête montrera".
