8 juin 2009
La découverte de nouveaux corps et débris de l'airbus A330, disparu dans la nuit du 31mai au 1erjuin entre Rio et Paris, devrait permettre de faire avancer l'enquête. Samedi, le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses) a apporté une nouvelle information: des pannes de mesure de la vitesse sur des Airbus A330 ont été constatées depuis au moins 2007, obligeant l'avionneur européen ainsi qu'Air France à mettre en place un programme de remplacement de ces instruments sur ces avions. Selon un document datant de 1996, publié hier par le JDD, les paramètres mesurés par ces sondes Pitot «pourraient être sévèrement dégradés même si le dégivrage de la sonde fonctionne correctement» lorsque l'avion se trouve dans «de puissants cumulo-nimbus», «particulièrement dans la zone de convergence intertropicale». Ce sont précisément les conditions qu'aurait rencontrées le vol AF447. Un nouveau type de sonde Pitot avait donc déjà été développé fin 1996.
De nouveaux corps repêchés
Par ailleurs, hier, quatre nouveaux corps ont été récupérés par la marine brésilienne et un par la marine française, ce qui porte à sept le nombre de corps retrouvés depuis qu'ont débuté les recherches. D'autres corps ont été repérés et des navires étaient, hier, en route pour les repêcher. Des fragments d'une aile, deux sièges et des centaines d'autres débris frappés du logo d'Air France ont par ailleurs été découverts. Plusieurs centaines d'effets personnels appartenant aux passagers ont également été repêchés. Une fois repêchées, les dépouilles seront transportées à l'institut médico-légal de Recife pour être identifiés.
