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Vol AF 447. Les sondes Pitot à l'origine du crash

4 octobre 2009 à 10h43

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Le crash de l'Airbus A330 entre Rio et Paris, qui a coûté la vie à 228 personnes le 1er juin dernier, "aurait pu être évité", selon les conclusions d'un rapport d'enquête révélé par le JDD , qui doit être remis cette semaine à la justice.

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Ce rapport d'enquête a été établi par Gérard Arnoux, commandant de bord sur A320 et président du Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), et Henri Marnet-Cornus, commandant de bord sur A330, à la retraite. Le Spaf, qui s’est porté partie civile, va remettre ce rapport, dans les prochains jours, à la justice.

D'après les pilotes, c’est bien la défaillance des sondes Pitot de mesure de vitesse qui est à l’origine du crash du vol AF 447, remettant ainsi en cause la thèse officielle du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) selon laquelle une défaillance des sondes pitot était "un élément, mais pas la cause" du crash.
 
"Sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident"
Gérard Arnoux et Henri Marnet-Cornus dénoncent une série de "négligences" sans lesquelles l’accident "aurait sans doute pu être évité". "Un tel événement ne se résume pas à une cause unique. Mais il est une vérité incontestable que nous devons marteler sans relâche : sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident", affirme Gérard Arnoux.

"Le BEA cherche à minimiser le rôle joué par les Pitot parce qu'il n'a pas diligenté les enquêtes que les lois et règlements lui imposaient de faire depuis au moins le signal d'alarme tiré par son homologue allemand en 1999, et en tout état de cause depuis les incidents de 2008", poursuit-il.

Selon une note interne diffusée en juin aux pilotes, Air France a connu au total neuf incidents de givrage des sondes Pitot entre mai 2008 et mars 2009, dont huit sur des avions long-courrier A340 et un sur un A330.

"Un échec collectif"
"Tous les acteurs ont sous-estimé le problème des sondes" affirme Gérard Arnoux. "Il s'agit d'un échec collectif et d'une
faillite totale du processus de retour d'expérience. La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) et l'AESA avaient
l'obligation réglementaire de traiter ces incidents graves selon des procédures bien établies, ce qu'ils n'ont pas fait",
estime-t-il. 

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