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Vol AF 447. Le drame et le déroulé des opérations

1 juin 2009 à 11h44 - 16 réactions

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Le 31 mai, le vol AF 447 d'Air France décolle de Rio de Janeiro en direction de Paris. A son bord, 228 personnes : 216 passagers et 12 navigants. Le 1er juin à 4 h 20, après une série de messages automatiques, le vol ne répond plus.
Dès le 2 juin, l'armée brésilienne retrouve les premiers débris. Après un début de polémique le 5 juin à cause d'une palette qui n'appartiendrait sans doute pas au vol, l'armée brésilienne découvre deux corps le 6 juin.
La décision est prise de faire identifier toutes les victimes qui seront retrouvées à l'Institut médico-légal de Recife.

Lundi 1er juin

Minuit (heure française) : A 19 h 03 locales, le vol AF 447 quitte l'aéroport Tom-Jobim de Rio de Janeiro. Il devait atterrir à 11 h 15 ce matin sur l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de Gaulle, avec à son bord 216 passagers et 12 membres d'équipage.

3 h 33 : Selon l'amée brésilienne, l'Airbus dit se trouver au point INTOL, à 565 km de Natal au Brésil, et qu'il entrera dans l'espace aérien géré par le contrôle aérien de Dakar à 2 h 20 GMT.

3 h 48 : Le vol AF 447 quitte la zone couverte par le contrôle aérien de l'archipel de Fernando de Noronha. Le commandant de bord annonce qu'il vole normalement, à 35.000 pieds et à une vitesse de 840 km/h.

4 h : L'appareil immatriculé F-GZCP "entre dans une zone de fortes turbulences et d'orage", selon Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France-KLM.

4 h 14 : "Un certain nombre de messages automatiques de maintenance sont émis par l'appareil pour indiquer la défaillance de plusieurs composants". Selon la compagnie, ces messages signalent une panne de circuit électrique "dans une zone éloignée de la côte".

4 h 20 : Le vol AF 447 ne répond plus. L'Airbus n'ayant pas contacté par radio, comme prévu, le contrôle aérien brésilien, ce dernier passe le relais à Dakar. "A l'évidence, une situation inattendue se produit à bord de l'appareil", indique Pierre-Henri Gourgeon. "A partir de là, nous allons rechercher des contacts et nous allons déclencher des procédures classiques dans le cadre d'une perte de contacts", a-t-il indiqué.

7 h 30 : Le Brésil envoie deux avions de recherche.

9 h 30 : Air France installe sa cellule de crise.

11 h 40 : Un Airbus d'Air France transportant 215 passagers et qui assurait la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles de-Gaulle a disparu des écrans radars ce matin à 6 h GMT au large des côtes brésiliennes, a-t-on appris de source aéroportuaire à Paris.

11 h 50 : L'armée de l'air brésilienne annonce la disparition du vol AF 447 d'Air France au dessus de l'Atlantique.

12 h : Air France confirme l'information.

12 h 20 : Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau se rend au PC de crise à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

12 h 26 : Communication officielle. Air France "a le regret d'annoncer être sans nouvelle du vol AF 447 effectuant la liaison Rio-Paris avec 216 passagers à bord et partage l'émotion et l'inquiétude des familles concernées", a déclaré une porte-parole de la compagnie aérienne française. Le vol comptait également 15 membres du personnel - 12 navigants et 3 techniques, selon Air France. Il devait atterrir à 11 h 15 à Paris. "Les attendants seront reçus dans un endroit spécialement réservé à l'aérogare Charles-de-Gaulle 2", a-t-on précisé de même source.

12 h 30 : "Aucun espoir" pour le vol Air France Rio-Paris, apprend-on de source aéroportuaire.

12 h 33 : Sarkozy demande "au gouvernement et aux administrations concernées de tout mettre en oeuvre pour retrouver la trace de l'avion et faire au plus vite la lumière sur les circonstances de sa disparition".

12 h 37 : Le Brésil lance des recherches au large de ses côtes.

12 h 50 : Une mission de recherche est en cours aux abords de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha, indique TV Globo, le lieutenant-colonel Henry Wilson Munhoz Wender de l'armée de l'Air brésilienne. Cette dernière précise que l'Airbus a disparu à environ 300 km au nord-est de la ville de Natal.

13 h : L'agence italienne Ansa annonce que cinq Italiens se trouveraient à bord de l'avion d'Air France. Cette information n'a pas été confirmée de source officielle.

13 h 01 : Air France met à disposition deux numéros d'urgence pour les familles : un numéro vert pour la France 0.800.800.812. et un autre pour l'étranger 00.33.1.57.02.10.55.

13 h 10 : De source aéroportuaire, 60 Français étaient à bord de l'avion.

13 h 20 : Borloo annonce que l'hypothèse du détournement est "écartée". Celle de l'accident est privilégiée.

13 h 45 : Air France communique les premiers éléments. L'A330-200 a traversé "une zone orageuse avec fortes turbulences" à 2 h GMT (4 h à Paris) et "un message automatique a été reçu à 2 h 14 (4 h 14 heure de Paris) indiquant une panne de circuit électrique", annonce la compagnie dans un communiqué.

14 h : Pour expliquer la panne électrique, Air France privilégie une hypothèse : l'avion aurait pu être foudroyé

14 h 10 : Air France annonce que l'appareil transportait 228 personnes, dont 216 passagers (126 hommes, 82 femmes, 7 enfants et un bébé), ainsi que 12 membres d'équipage.

14 h 15 : Sarkozy annonce qu'il se rend à Roissy. Le président de la République devrait être à 16 h 45 au PC de crise.

14 h 30 : Un avion militaire français, le Bréguet Atlantiques, a quitté Dakar pour tenter de localiser l'Airbus A330 d'Air France.

14 h 35 : Trois Marocains - une femme et deux hommes - se trouvaient à bord de l'avion, selon une source proche du gouvernement. Les trois passagers étaient des médecins qui avaient participé à un congrès au Brésil, a précisé cette même source.

15 h 15 : Conférence de presse d'Air France. Le directeur de la communication, François Brousse, confirme que l'Airbus A330 a été "foudroyé", selon l'hypothèse la "plus vraisemblable". Pierre-Henri Gourgeon, directeur général de la compagnie, poursuit : "Nous sommes sans doute face à une catastrophe aérienne. Toute la compagnie est auprès des familles dont elle partage la douleur".

16 h : Gustavo Adolfo Franco Ferreira, un expert brésilien interrogée par l'AFP, localise avec plus de précision le site du drame. L'avion d'Air France devrait se trouver "au maximum à 300 kilomètres à l'est de l'archipel brésilien de Fernando de Norohna en direction de Dakar", selon ses calculs. L'ancien colonel de l'armée brésilienne souligne également que les eaux ne sont pas glacées dans cette zone. Il n'écarte pas la possibilité d'y retrouver des survivants, au cas où les pilotes auraient réussi à amerrir près de cet archipel touristique.

16 h 30 : Air France est en train d'établir une "liste par nationalités" des passagers. "La liste des victimes ne peut être communiquée. Nous n'avons pas le droit de la communiquer, seules les autorités nationales (françaises et brésiliennes, NDLR) peuvent le faire", ajoutait-on au siège de la compagnie, à Roissy.

16 h 44 : Les recherches sont menées sur une immense zone de l'océan Atlantique, entre le nord-est du Brésil et l'archipel du Cap-Vert, distants de quelque 2.000 km, dans une zone non entièrement couverte par les radars. Des avions de l'armée de l'air brésilienne ont entamé leurs recherches au large de l'archipel de Fernando de Noronha, à 360 km au large de Natal, sur la côte nord-est du Brésil, en plein océan Atlantique.

17 h : Air France adresse "ses sincères condoléances" aux familles et aux proches des passagers et membres d'équipage.

17 h 15 : Jean-Louis Borloo annonce que l'avion transportait entre 40 et 60 Français.

17 h 30 : Nicolas Sarkozy est arrivé peu après 17 h à la cellule de crise installée à l'aéroport de Roissy. Le président de la République a rejoint sur place les ministres de l'Ecologie et de l'Energie Jean-Louis Borloo, le secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

17 h 52 : Le président pour l'Amérique latine de Michelin voyageait, avec deux autres responsables du fabricant français de pneumatiques, à bord de l'avion AF 447, selon une porte-parole de l'entreprise. Les trois responsables de Michelin sont Luiz Roberto Anastácio, président de Michelin Amérique latine, Antonio Gueiros, directeur de l'informatique de la société à Rio et une employée française Christine Pieraerts, a indiqué Monica Batelli, porte-parole de l'entreprise.

18 h : Trois avions de la Marine française vont survoler la zone de recherche. Un patrouilleur maritime Atlantique 2, qui dispose d'une grande autonomie de vol et un long rayon d'action, a décollé d'une base militaire de Dakar. Ce premier avion sera rejoint par un autre appareil du même type et un Falcon 50 spécialisé dans la recherche en mer qui devaient, eux, décoller de France dans l'après-midi pour être opérationnels demain. Enfin, l'état-major a demandé à la Marine nationale d'envoyer sur place un bâtiment qui ne devrait pas arriver sur zone avant plusieurs jours.

18 h 10 : Nicolas Sarkozy a rencontré à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle des proches des passagers du vol Air France 447 disparu.

18 h 30 : La France a demandé l'aide du Pentagone.

18 h 40 : Les balises de détresse de l'avion "n'ont émis aucun signal", indique un responsable du Centre national d'études spatiales (CNES). "Si aucune émission n'a été perçue, cela tendrait à prouver qu'elles ont été détruites avant de pouvoir émettre, donc que la catastrophe a été très rapide".

18 h 42 : Pour Nicolas Sarkozy, "les perspectives de retrouver des survivants sont très faibles". "Nous n'avons aucun élément précis sur ce qui s'est passé", a ajouté le chef de l'Etat. Lire toute sa déclaration et voir la vidéo.

18 h 49 : Un porte parole d'Air France dévoile au Brésil les nationalités des passagers embarqués : il y avait 80 Brésiliens, 73 Français, 18 Allemands, 9 Italiens, 6 Américains, 5 Chinois, 4 Hongrois, 2 Espagnols, 2 Britanniques, 2 Marocains et 2 Irlandais. Les autres nationalités sont : un Angolais, un Argentin, un Belge, un Islandais, un Norvégien, un Polonais, un Roumain, un Russe, un Slovaque, un Suédois, un Turc, un Philippin et un Suisse.

19 h 30 : Nouvelle liste de passagers, annoncée cette fois par Air France comme officielle. Il y avait 61 Français, 58 Brésiliens 26 Allemands... Lire la liste complète. 

20 h 05 : Le directeur général d'Air France, Pierre-Henry Gourgeon, indique que la zone de disparition de l'AF 447 a été localisée "à quelques dizaines" de milles nautiques près."La catastrophe qui nous heurte tous s'est produite à mi-chemin entre les côtes brésiliennes et les côtes africaines et la zone concernée est cernée à quelques dizaines de nautiques près. L'avion est équipé de balises Argos qui peuvent émettre plusieurs jours et permettre de le repérer".

21 h 30 : L'agence nationale de l'aviation civile indique que plusieurs passagers du vol avaient la double nationalité, ce qui peut expliquer les différences dans le décompte des nationalités. Dans un communiqué, la direction d'Air France à Paris a fait état de 58 Brésiliens et 61 Français, auxquels s'ajoutent 12 membres d'équipage tous Français selon le ministère français des Transports. Des différences avec d'autres nationalités peuvent aussi être dues au double passeport détenu par plusieurs passagers.

21 h 40 : La section de recherche de la gendarmerie des transports aériens est chargée de l'enquête. Comme il s'agit a priori d'un acccident, c'est le tribunal de Bobigny qui a hérité de la compétence dans cette affaire, comme c'est l'habitude en cas d'accident aérien concernant l'aéroport de Roissy, où l'avion devait se poser.

22 h 05 : Un héritier du trône impérial brésilien, Pierre-Louis d'Orléans-Bragance, figure parmi les passagers du vol
d'Air France. Né en 1983 à Rio de Janeiro, ce jeune homme diplômé en économie était considéré comme l'un des prétendants à la "Maison impériale du Brésil", dont le règne fut aboli en 1889 avec l'instauration de la République.

22 h 25 : Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, envoie un message de soutien aux présidents français Nicolas Sarkozy et brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. "Au nom de la Commission européenne et en mon nom personnel, je tiens à exprimer toute ma solidarité et ma profonde sympathie aux proches des victimes". Il fait part de son "émotion" face à la catastrophe qui provoque "une énorme souffrance des deux côtés de l'Atlantique".

Une nuit de recherche

 La France a dépêché deux avions de reconnaissance partis de Dakar et deux avions basés à Lorient : un Falcon 50 et un Atlantique 2. Le Brésil a mobilisé de son côté six avions, deux hélicoptères ainsi que trois navires qui faisaient route vers la zone où l'avion a disparu, à 1.100 km de la ville de Natal, sur la côte nord-est du Brésil, et à 100 km de l'espace aérien du Sénégal, selon les autorités brésiliennes. Les Etats-Unis ont envoyé un avion militaire d'observation et une équipe de sauvetage qui devait se joindre aux recherches après que Paris a fait appel aux moyens du Pentagone pour aider à localiser l'appareil.

Mardi 2 juin

3 h 40 : Rebondissement dans les recherches. Le pilote d'un avion commercial a vu ce qui s'apparente à un feu près de la route empruntée par le vol AF 447. "Un pilote de la compagnie aérienne brésilienne TAM a vu plusieurs points oranges dans l'océan, alors qu'il survolait dans la région (..) où a disparu l'avion d'Air France", a déclaré Jorge Amaral, colonel de l'armée brésilienne.

9 h 45 : Après une nuit de recherches infructueuses, Jean-Louis Borloo, ministre des transports, pose une "priorité absolue" : "retrouver les boîtes noires".

10 h : Jean-Louis Borloo annonce que les proches des passagers de l'Airbus pourront, s'ils le souhaitent, se rendre sur la zone de la catastrophe aérienne.

11 h : L'Assemblée nationale observera une minute de silence "à la mémoire des disparus de la catastrophe de l'A330 d'Air France", cet après-midi au début de la séance des questions au gouvernement, annonce le président Bernard Accoyer.

11 h 10 : Le patron d'Airbus, Thomas Enders, présente ses condoléances au directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon.

11 h 30 : Dix collaborateurs de l'entreprise CGED, basée à Limoges, et neuf de leurs proches se trouvaient à bord de l'Airbus disparu entre Rio et Paris et rentraient d'un voyage gagné en récompense de leurs bons résultats. Ils avaient entre 25 et 35 ans.

12 h : Air France envoie une vingtaine de volontaires ainsi que deux médecins et une infirmière à Rio pour venir en aide aux proches des disparus. "Cette équipe est venue renforcer les personnels d'Air France pour soutenir et aider les proches des victimes", annonce la compagnie.

12 h 20 : L'enquête visant à établir les circonstances exactes du drame continue. Une vingtaine de gendarmes français, saisis par le parquet de Bobigny, sont à pied d'oeuvre. Une cellule dite « antemortem », avec trois gendarmes assistés de 11 techniciens de l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN), se trouve à l'aéroport de Roissy. Elle recueille un maximum d'informations auprès des familles et préleve des échantillons d'ADN permettant une identification ultérieure avec les cadavres qui seraient repêchés. Un groupe dit de « constatation », comportant quatre gendarmes, va partir à Dakar et rejoindra plus tard un bâtiment de la Marine nationale prêt à patrouiller dans la zone supposée du drame. Enfin, un groupe dit de « contrôle », avec cinq gendarmes, commence à éplucher la documentation technique sur l'A330-200 qui a disparu et vérifie les contrôles techniques dont il a fait l'objet.

12 h 50 : Les autorités brésiliennes ne confirment pas les informations du pilote de la compagnie TAM qui dit avoir vu des «points de couleur orange» dans l'Atlantique peu après la disparition du vol AF447. Les Forces aériennes du Brésil (FAB) précisent qu'un cargo français, le «Douce France», a mené des recherches dans la zone indiquée par le pilote, "mais sans identifier de traces" de l'A330.

13 h : Les parents d'une passagère déplorent le manque d'informations après la disparition de l'appareil. Leur fille et son mari, qui vivaient à Saint-Martin-de-Sescas (Gironde), se trouvaient à bord. "Personne ne nous a proposé quoi que ce soit. Personne ne nous a contacté. Nous sommes assez scandalisés", indique Liliane Pawlak, 56 ans. Sa fille, Sandrine Artiguenave, se trouvait à bord de l'avion. Elle accompagnait son mari Stéphane, qui fait également partie des disparus.

13 h 20 : Laurent Mathou, commandant de la base aérienne de l'armée française à Dakar, annonce que les recherches "n'ont encore rien donné". "Depuis hier, deux avions brésiliens (...) ont parcouru la zone supposée du crash qui se trouve autour d'un point qu'on appelle Tazil (...)". Le colonel rajoute que "la météo n'était pas du tout favorable (lundi), du fait de la présence d'un front intertropical (...) avec une zone nuageuse très très orageuse". Aujourd'hui, la météo est "plutôt favorable".

14 h : Le site Internet du journal brésilien "O Globo" publie une liste de 34 passagers du vol AF 447. Un document présenté comme officiel. Découvrir la liste.

14 h 10 : Un hommage religieux oecuménique sera rendu le mercredi 3 juin à 16 h à Notre-Dame de Paris pour les familles et les proches des disparus ainsi que pour les personnels d'Air France.

14 h 25 : De source officiel, le Brésil découvre des débris d'avions.

14 h 40 : Selon le porte parole de l'armée brésilienne, Jorge Amaral, parmi les débris découverts "figure un siège". Il souligne qu'on ne peut pas confirmer qu'il s'agisse de l'avion d'Air France tant qu'au moins "une pièce avec un numéro de série, une identification" n'aura pas été retrouvée.

14 h 50 : Les députés ont observé, comme prévu, une minute de silence à la mémoire des disparus de la catastrophe de l'Airbus.

15 h : De petits débris blancs, qui pourraient être métalliques, et des traces de kérosène ont également été repérés à environ 650 km au nord-est de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha.

15 h 05 : Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau vient de confirmer sur France 3 que des débris ont été repérés "quelque part dans la zone qui pourrait être celle de l'impact". Il refuse d'être affirmatif : "au moment où je vous parle, cette information ne peut pas être considérée comme certaine et confirmée".

15 h 20 : La chancelière allemande Angela Merkel se dit "bouleversée". 26 Allemands se trouvaient à bord du vol AF 447. "Nous ressentons un profond chagrin pour les victimes, nos pensées vont à leurs familles".

15 h 30 : François Fillon réaffirme à l'Assemblée nationale "qu'aucune hypothèse n'est pour l'heure privilégiée". "Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas eu d'appel de détresse envoyé par l'avion, mais des alertes automatiques régulières pendant trois minutes indiquant la mise hors service de tous les systèmes". Outre les trois avions de patrouille maritime mobilisés, "un Awacs (avion radar, ndlr) doit décoller dans quelques instants".

15 h 40 : Parmi les objets observés par l'avion brésilien figurent également "des petites taches blanches, une bouée orange, un récipient" et des taches de combustible. Peut-on encore retrouver des survivants ? Le colonel Jorge Amaral, porte-parole de l'armée brésilienne, dit que "non".

15 h 50 : Un avion a été envoyé sur la zone au lever du soleil et a confirmé à 6 h 49 locales (9 h 49 GMT) la présence de débris dispersés dans un rayon de 60 km.

16 h : Ce midi, pour la première fois, un A380 de ligne a décollé de l'aéroport de Roissy. La fête initialement prévue par la compagnie Singapore Airlines a été annulée. Une minute de silence a été observée avant le départ.

16 h 40 : Trois navires marchands, deux sous pavillon hollandais et un sous pavillon français, se trouvent à proximité de la zone de découverte des débris. Un de ces bateaux, battant pavillon hollandais, est à quelque vingt milles marins (environ 37 km) du lieu, et les deux autres se trouvent à une distance de 30 milles (54 km) à 40 milles (72 km). Il leur faudra quelques heures pour arriver sur place.

17 h : Nicolas Sarkozy assistera demain à l'hommage religieux oecuménique rendu à Notre-Dame de Paris.

17 h 40 : Le navire de recherche et d'exploration sous-marine "Pourquoi pas", équipé de deux robots sous-marins, va partir immédiatement vers la zone où a disparu l'Airbus d'Air France, selon le cabinet du ministre des Transports, Jean-Louis Borloo. Les robots peuvent opérer jusqu'à 6.000 mètres de profondeur, les boîtes noires de l'appareil émettent en principe pendant un mois jusqu'à 6.000 mètres de profondeur. Et selon le Service hydrographique de la marine (SHOM) basé à Brest la profondeur maximum des fonds marins dans la zone des recherches est d'environ 4.700 mètres.

17 h 45 : L'état major des armées à Paris considère la découverte des débris par l'armée de l'air brésilienne comme "une piste très sérieuse".

19 h : La Chancellerie mobilise l'Institut national d'aide aux victimes et de médiation (Inavem) pour qu'il
accompagne dans leurs démarches les proches des passagers disparus du vol Air France 447 Rio-Paris.

20 h 12 : Le pape Benoît XVI exprime sa "proximité spirituelle" aux personnes qui ont été "durement éprouvées" par l'accident de l'Airbus d'Air France. Il invoque également "la miséricorde divine" pour les victimes de la catastrophe.

20 h 21 : Ronaldo Jenkins, responsable de la sécurité du syndicat brésilien des entreprises aéronautiques, explique, en répondant à trois questions, pourquoi la recherche de l'Airbus et de ses boîtes noires est si compliquée. A cause du courant et de la profondeur de la mer, notamment.

 

Mercredi 3 juin

7 h 30 : Le vice-président du Brésil, José Alencar, décrète trois jours de deuil national.

8 h : L'état-major des armées à Paris estime que "le doute n'est plus permis". Les débris retrouvés sont bien ceux de l'airbus, même si une "confirmation formelle" reste nécessaire.

8 h 30 : Le Parisien/Aujourd'hui en France créé la polémique en publiant à la Une de l'édition de ce matin, le portrait de 28 passagers du vol AF 447.

9 h : L'enquête sur la disparition du vol AF447 est confiée au parquet de Paris et non à celui de Bobigny. Cette décision a été prise en raison du domicile des victimes, dont certaines habitaient Paris.

10 h : Une cérémonie interreligieuse sera célébrée cet après-midi, 16 h, à la cathédrale Notre Dame de Paris. Une diffusion sonore sera organisée à l'extérieur sur le parvis.

11 h : Le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) va "essayer de publier un premier rapport à la fin juin".

11 h 30 : "Aucun élément n'amène à penser que l'avion avait un problème avant son départ de Rio", selon le bureau d'enquêtes et d'analyses. En parallèle, le BEA déclare "ne pas être d'un optimisme total" sur la possibilité de retrouver les boîtes noires.

12 h 15 : Le Pourquoi pas vient de quitter l'archipel des Açores. Le bateau océanographique d'Ifremer se dirige vers la zone de recherche qu'il devrait atteindre le 11 ou le 12 juin. A son bord, deux robots sous-marins, "Victor" et "Nautile". Le Pourquoi pas va faire une escale, probablement au Cap-Vert, pour embarquer un hydrophone (en provenance de Toulon), engin de sondage sonore très performant. Premier objectif : capter le signal sonore émis par les boîtes noires de l'avion. Second objectif, réalisable grâce aux robots : récupérer les fameuses boîtes. La mission s'annonce difficile. Les boîtes noires arrêteront d'émettre le 30 juin.

13 h : Bernard Kouchner se rendra "dans quelques jours" au Brésil. Le ministre des affaires étrangère représentera la France à l'occasion des cérémonies d'hommage aux victimes brésiliennes du vol AF 447. 

14 h : Deux enquêtes sont actuellement menées en France, l'une "de sécurité" pour éviter une nouvelle catastrophe, l'autre judiciaire, pour pointer d'éventuelles infractions pénales. L'avion ayant disparu dans les eaux internationales, la convention relative à l'aviation civile internationale prévoit que c'est le pays où l'appareil a été immatriculé, en l'occurence la France, qui est chargé de l'enquête de sécurité. Cette enquête a été confiée au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). "Le but de cette enquête est d'éviter d'autres accidents", explique Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA.

15 h : Elizabeth II adresse ses condoléance à Nicolas Sarkozy. La Reine d'Angleterre se dit "très attristée d'apprendre la disparition du vol Air France 447 avec 228 personnes à bord". Cinq Britanniques figurent sur la liste des passagers.

15 h 40 : L'armée de l'air brésilienne poursuit ses vols de reconnaissances au dessus de la zone de recherche. Un avion vient de repérer de nombreux débris de l'Airbus, dont une pièce "apparemment métallique" de 7 mètres de diamètre.

15 h 50 : Une minute de silence doit être observée dans tous les aéroports italiens à 16 h, au moment même où doit débuter l'office religieux oecuménique à Notre-Dame de Paris. 

16 h 15 : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy sont arrivés peu après 16 h à Notre-Dame de Paris pour assister à l'hommage rendu aux victimes. Sont également présents Jacques Chirac, François Fillon, le président socialiste du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon et plusieurs chefs de partis politique. De nombreux collaborateurs d'Air France en uniforme, certains masquant leurs yeux derrière des lunettes noires, sont arrivés peu avant le début de la cérémonie. Les familles ont été acheminées sur place par plusieurs autocars. Le public -quelques centaines de personnes- est contenu par des barrières disposées autour du parvis de Notre-Dame.

16 h 25 : En ouverture de la cérémonie à Paris, Mgr André Vingt-Trois lit un message du pape exprimant ses "vives condoléances" aux familles des victimes.

17 h : Trois avions continuent à survoler la zone où des débris ont été repérés. Parallèlement, une opération navale a commencé pour récupérer ces débris, repérés à environ 650 km au nord-est de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha, afin qu'ils puissent être analysés.

18 h 15 : La cérémonie d'hommage aux victimes, célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris, vient de s'achever. Plusieurs centaines de parents des disparus se sont rassemblés sur les bancs près de l'autel.
Au premier rang s'est assis le président de la République Nicolas Sarkozy accompagné de sa femme Carla Bruni-Sarkozy. Les parents des victimes, dont certains s'essuyaient fréquemment les yeux derrière leurs lunettes noires, ont ensuite apporté près de l'autel 228 bougies, "signe lumineux de leur présence dans leur absence", a dit Mgr Vingt-Trois.
Sur le parvis, suivant la cérémonie par des haut-parleurs, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées, mélange de fidèles, de badauds et de touristes, filmés par les caméras de chaînes de télévision du monde entier.

18 h 50 : L'armée brésilienne fournit les premières photos de la zone où ont été retrouvés les débris de l'avion.

 

Jeudi 4 juin

8 h : Air France a divulgué cette nuit une liste de 53 des 59 passagers brésiliens du vol AF 447 disparu dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord. La liste comprend 53 noms, ceux autorisés par les familles.

8 h 30 : Une trentaine de' proches des 59 victimes brésiliennes créent une commission pour suivre les recherches de près. Ils ont demandé à Air France de pouvoir se rendre à Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc (nord-est du Brésil), pour se rapprocher du lieu de l'accident et du dispositif mis sur place par l'institut médico-légal pour recevoir les premiers corps qui pourraient être retrouvés en mer.

10 h 30 : Révélation d'un pilote de la compagnie espagnole Air Comet. Alors qu'il assurait, dans la nuit de dimanche à lundi, une liaison Lima-Madrid, il aurait vu un "intense éclat de lumière blanche" dans une zone proche de l'accident. Cet éclat lumineux aurait suivi, toujours selon lui, "une trajectoire descendante et verticale et qui s'est dissipé en six segments". Le pilote a transmis un rapport à sa compagnie dans lequel il émet l'hypothèse de "l'explosion d'une bombe dans l'avion".

11 h : Le site internet du journal Le Monde rapporte que l'A330 volait à une vitesse "érronée", en citant des sources proches de l'enquête.

12 h 30 : Hôtel de Roissy, hier à la mi-journée. Les dirigeants d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon et Jean-Cyril Spinetta confirment aux familles qu'il n'y a plus aucun espoir de retrouver des survivants. Ils expliquent que "L'avion n'a pas pu amerrir" et qu'il s'est "désintégré soit en l'air soit au contact de l'eau".

13 h : Le président gabonais Omar Bongo a adressé un message aux familles des victimes du vol AF 447. C'est la première fois qu'il s'exprime publiquement depuis son hospitalisation dans une clinique privée de Barcelone au mois de mai.

14 h : Selon le journal brésilien O Globo, la série de messages automatiques envoyés par l'Airbus A330 avant la tragédie indiquerait une suite de pannes au moment où l'avion allait à la rencontre d'une dense formation de nuages cumulo-nimbus, qui doit normalement être évitée. Un dernier message "de vitesse verticale" qui signifierait une phase de chute libre aurait été envoyé. Le journal cite comme source, un magasine en ligne spécialisé, Aviation Herald. Qu'en pense le Bureau d'enquête et d'analyse ? "Pas de commentaire".

15 h 20 : L'armée brésilienne a commencé à récupérer des débris de l'Airbus.

16 h : Le porte-container "Douce France" dérouté lundi de son intinéraire commercial pour tenter de repérer des débris de l'Airbus a quitté la zone de recherche, hier soir, à 21 h GMT. Il aurait passé plus de 48 h sur site affinant ses trajectoires en fonction des consignes données par les avions de recherche. Les marins du "Douce France" ont-ils découvert des débris ? "Ils n'ont rien vu du tout", assure l'armateur Bernard Vidil. Le porte-container a repris sa route vers Algésiras.

16 h 30 : Le général Ramon Borges Cardoso précise que les débris récupérés seront expédiés en France pour être étudiés par les autorités chargées de l'enquête. Le porte parole de l'armée brésilienne rajoute que si des corps sont retrouvés, "la priorité absolue sera donnée au transfert de ces corps sur la terre ferme". Et si, par miracle, il y avait des survivants : "Dans ce cas, nous avons des hélicoptères capables d'envoyer des parachutistes avec des équipements de survie". Actuellement, près de 150 personnes participent aux recherches effectuées dans une zone de 6.000 kilomètres carrés.

16 h 50 : Les suppositions sur les causes possibles du drame continuent à germer. Pour Jocelyn Smykowski, président du Syndicat national des pilotes de ligne, une seule certitude aujourd'hui : "l'explosion en vol semble exclue", parce qu'elle aurait empêché la présence de traces de pétrole sur la mer.

17 h 30 : Cérémonie interreligieuse à Rio. Plusieurs dizaines de familles sont arrivées ensemble, dans l'église de la Candelaria dans le centre historique de la ville. Bernard Kouchner et son homologue brésilien Celso Amorim représentaient les gouvernements français et brésiliens à cette cérémonie.

18 h : Deux soeurs d'origine finistérienne étaient à bord de l'Airbus A330. Elles étaient âgées d'une cinquantaine d'années. La première était membre de l'équipage du vol AF 447. La seconde avait deux filles et revenait chaque été passer ses vacances à la pointe de la Bretagne.

19 h : nouveau rebondissement dans les recherches. Le site Europe1.fr, parlant des débris retrouvés par les Brésiliens, affirme que "la tache de kérozène serait en fait liée à un dégazage en mer, le morceau métallique serait une petite embarcation abandonnée et la bouée orange également retrouvée serait un flotteur de casier à la dérive". Selon le site internet de la radio, " ces conclusions ont été tirées par des experts français après une mission de reconnaissance de 6 heures effectuée par un avion AWACS, équipé de radars, et par un Falcon 50, pour le survol à très basse altitude".

19 h 30 : L'armée de l'air brésilienne annonce qu'elle vient de récupérer un premier débris dans l'Atlantique, grâce à un hélicoptère.

19 h 45 : Les premières pièces récupérées par l'armée brésilienne seraient un morceau de soute et une bouée. Elles ont été transportées à bord de la frégate Constitution. Le général Ramon Borges, du Commandement central de l'espace aérien, indique que ces pièces resteront entreposés à Récife (Nord-est du Brésil) à disposition des experts français chargés de l'enquête.

20 h : L'armée brésilienne donne plus de précisions sur les débris récupérés. Il s'agirait d'un support utilisé pour placer les marchandises dans les avions, d'aproximativement 2,5 m2 et non pas d'une mais de deux bouées.

20 h 20 : Bernard Kouchner est au Brésil. Le ministre des Affaires étrangères participait cet après-midi à une cérémonie d'hommage. Il affirme "qu'il faudra du temps" pour connaitre les causes du drame et rappelle que les experts n'ont trouvé "aucun signe" pouvant étayer la thèse de l'attentat. "Mais nous ne l'écartons pas. Nous cherchons les causes, car cela intéresse tous les gens de la planète, ceux qui voyagent et ceux qui ne voyagent pas", rajoute-t-il. Et de conclure : "ce chemin est emprunté tous les jours. Moi-même je reprends ce soir le vol AF 447" pour Paris.

20 h 45 : Les deux soeurs finistériennes disparues sur le vol AF 447 étaient originaires du Conquet.

Vendredi 5 juin

6 h 30 : Coup de théâtre dans les recherches. Le général Ramon Cardoso de l'armée brésilienne annonce que les débris qui ont été récupérés dans la nuit n'appartiennent pas à l'Airbus d'Air France. Il s'agit d'une palette en bois et de simples bouées. Quant à la tache d'huile observée, elle provient d'un navire.

7 h 30 : L'armée brésilienne se défend : "Non, les recherches ne reprennent pas à zéro". Les débris récupérés cette nuit ne sont pas les seuls observés par les avions.

8 h 30 : Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports appelle à une "extrême prudence" sur les débris repêchés dans l'Atlantique. Il garde comme "objectif principal de mettre la main sur les boîtes noires". Et dédouane l'armée française. "Je vous rappelle que nos avions et nos bâtiments n'avaient rien vu, ce sont nos amis brésiliens qui avaient vu des choses qu'ils pensaient être, qu'ils avaient affirmé venir de cet avion". "Il ne s'agit pas de critiquer celles et ceux qui sont avec nous frères dans la douleur et qui nous apportent leur concours. les Brésiliens nous apportent une aide de grand coeur".

9 h : Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), responsable des investigations, annonce que les premiers éléments d'étude montre "l'incohérence des différentes vitesses mesurées". Il note également "la présence à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique d'importantes cellules convectives caractéristiques des régions équatoriales".

10 h : Parmi les passagers de l'Airbus A330 se trouvaient neuf Chinois. Le journal Les Nouvelles de Pékin rapporte ce matin que la famille d'un disparu pourrait toucher plus de neuf millions de yuans (990.000 €) de l'assurance souscrite par la victime. Une indemnisation record pour un particulier en Chine.

12 h 40 : Dans un Accident Information Telexes (AIT) adressé à l'ensemble de ses clients, Airbus confirme que l'A330 était confronté à des turbulences extrêmes, qu'il a envoyé plusieurs messages de pannes au centre de maintenance d'Air France et qu'il y avait une incohérence des vitesses mesurées. Et surtout rappelle à toutes les compagnies clientes, les procédures "vitesse" à suivre.

14 h 15 : "Je n'ai jamais exclu le terrorisme", a déclaré ce matin Hervé Morin, qui sera en visite à Brest mardi prochain. Le ministre de la défense a par ailleurs indiqué n'avoir pas été informé de menaces sur le vol ou d'une éventuelle revendication.

14 h 45 : La liaison aérienne Rio-Paris change de nom. Le vol AF 447 va désormais porter le numéro AF 445.

15 h : Hervé Morin n'a "pas d'information nouvelle" sur la recherche des débris de l'avion d'Air France. Par contre, le ministre de la défense annonce que "le principe a été décidé" d'envoyer un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français dans la zone. "Grâce à son système de détection il pourrait nous aider à sauver les boîtes noires"expliqué le ministre.

16 h : Le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire pour "homicide involontaire". L'enquête a été confiée à la juge d'instruction Sylvie Zimmerman.

16 h 45 : Les recherches se poursuivent. Quatre vols ont été effectués aujourd'hui par les avions de patrouille maritime Atlantique 2 qui n'ont toujours rien repéré. La frégate de surveillance Ventôse sera sur zone dimanche ou lundi. Le BPC Mistral va rejoindre Abidjan pour embarquer des hélicoptères pour rejoindre ensuite Dakar.

17 h : Le sous-marin nucléaire d'attaque envoyé par la France sur la zone de recherche pour tenter de retrouver les boîtes noires est l'Emeraude. Il arrivera sur zone "dans le courant de la semaine prochaine" et commencera ses recherches à partir de la dernière position connue de l'Airbus. Aucun débris n'ayant été retrouvé, la zone de recherche va être élargie, ce qui va rendre les recherches "compliquées et hasardeuses", dit-on à l'Etat major des Armées où l'on souligne que "ça se tente". La France veut se donner toutes les chances de retrouver ces boîtes noires "même s'il n'y a aucune garantie de réussite". Le SNA plonge à 300 mètres. Si les boîtes se trouvent dans un endroit escarpé, les chances d'être détectées sont minimes...

17 h 20 : Le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire pour "homicide involontaire". Les 228 familles des disparus vont recevoir un courrier "afin de les informer de cette procédure pénale, de la désignation d'associations d'aides aux victimes et de l'engagement de la procédure civile appropriée auprès du tribunal de grande instance de Paris", explique le parquet. Les familles sont invitées à joindre la section civile du parquet au 01.44.32.67.00 ou 01.44.32.57.04.

18 h : Selon l'armée française, depuis le début des recherches de l’A330 disparu le 1er juin, les moyens aériens militaires ont réalisé environ 110 heures de vol au dessus d’une zone d’une superficie de 70 000 km2, soit 3 fois la Bretagne. Ils restent engagés pour localiser d’éventuels débris de l’appareil à la surface de l’eau.

18 h 15 : Un cabinet d'avocats londoniens, Stewarts law, enquête depuis le mois d'octobre dernier sur un incident survenu sur un airbus de la compagnie Qantas. Un A330, comme celui qui a disparu lundi matin dans l'Atlantique. Le cabinet londonien explique que "l'incident Qantas a impliqué un Airbus A330 dont le système avionique a subi des défaillances, ce qui a amené l'avion à piquer du nez de façon non contrôlée". Chez Airbus, on affirme qu'"il n'y avait pas de similarité" entre les deux cas, le système d'aide à la navigation mis en cause dans l'incident de Qantas, n'étant pas le même que celui utilisé par Air France sur son vol AF 447.

19 h : L'armée brésilienne continue les recherches sur zone. Rien à signaler aujourd'hui. Les conditions météorologiques risquent de se dégrader dans les heures à venir. Douze avions restent mobilisés. Le commandant des opérations a reçu dix familles de disparus à Récife (nord-est du Brésil) pour leur expliquer le dispositif mis en place.

Samedi 6 juin

6 h 30 : L'armée brésilienne décide qu'elle ne communiquera aucune information sur les débris retrouvés tant qu'ils n'auront pas été formellement identifiés comme appartenant à l'Airbus d'Air France disparu lundi matin avec 228 passagers à son bord.

10 h : Le Bureau d'étude et d'analyse (BEA) "n'a pas la que la balise (des boîtes noires, ndlr) soit toujours attachée à l'enregistreur". "Elle peut s'être détachée" estime Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA. es paramètres du vol AF 447 Rio-Paris disparu au large du Brésil, a indiqué samedi Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA, peu optimiste sur les chances de retrouver les outils de mesure.

10 h 40 : Alain Ratier, de Météo France, annonce que "rien n'indique" que le vol AF 447 d'Air France ait rencontré sur son trajet "un amas orageux d'une intensité exceptionnelle" pour un mois de juin.

11 h : Le BEA annonce que l'avion a envoyé au total 24 messages d'anomalies avant sa disparition.

11 h 50 : Le Bureau d'étude et d'analyse annonce qu'il existe des "programmes de remplacement et d'amélioration des détecteurs de vitesse" pour les Airbus A330, justifiés par le fait que ce type d'avion a connu "un certain nombre de pannes". Paul-Louis Arsalian, directeur du BEA, précise que cela ne signifie pas que sans le remplacement des sondes l'A330 est dangereux.

12 h : Les 24 messages automatiques envoyés par l'A 330 démontrent que plusieurs systèmes sont tombés en panne avant la disparition de l'avion, dont le pilote automatique. Voir la liste des 24 messages ACARS envoyés par l'Airbus (pour les initiés).

12 h 05 : Le BEA ne considère pas "très cohérente" l'hypothèse de l'explosion d'une bombe à bord du vol AF 447 mais précise qu'elle n'est "pas exclue à 100%".

13 h 40 : Les enquêteurs du BEA n'ont "pas encore fait le lien" entre "l'incohérence des vitesses mesurées et les pannes de systèmes". Les messages envoyés par l'avion (24 dont 14 en moins d'une minute) peuvent également correspondre à des arrêts volontaires des systèmes de la part des pilotes, précise le BEA qui insiste sur un point : "On n'a aucune raison de penser que l'avion s'est mis à faire n'importe quoi".

14 h 40 : Une messe eucharistique a été célébrée en fin de matinée à Roissy, en l'église de Saint-Eloi. Une centaine personnes y assiste. Parmi les fidèles, certains membres des familles de disparus et une dizaine de représentants du personnel d'Air France, profondément marqués par la tragédie.

16 h : Les recherches reprennent au large des côtes brésiliennes selon le même dispositif que les jours précédents. La météo plus clémente devrait faciliter le travail des observateurs. Les recherches en images.

17 h : Selon le quotidien brésilien Folha de S. Paulo, le premier des 24 messages automatiques envoyé par l'avion a informé la maintenance de l'arrêt du système contrôlant la gouverne. "Le message fait état d'une avarie CTL RUD TRV LIM", ce qui, selon deux pilotes d'Airbus interrogés par le journal, signifie que la gouverne s'est brisée. "Ceci pourrait avoir causé l'accident", avance le quotidien.
Interrogé sur la campagne de modification des pitots (détecteurs de vitesse), qui est menée depuis plusieurs mois par Airbus, le patron du BEA a révélé que ces sondes n'avaient «pas été remplacées» sur l'avion accidenté, bien que des dysfonctionnements concernant ces pièces aient déjà été signalés sur l'A330.

18 h 30 : Jorge Amaral, colonel de l'armée de l'air brésilienne, annonce que des corps et des débris de l'Airbus d'Air France ont été récupérés.

18 h 50 : Le colonel Jorge Amaral annonce que deux corps et des débris ont été récupérés à 11 h 14 GMT (13 h 14, heure française). L'armée brésilienne a donc pris le temps, comme promis ce matin, de vérifier l'information avant de la communiquer.

19 h : Selon l'armée brésilienne, les corps ont été repêchés à 640 km environ au nord-est de l'archipel brésilien Fernando de Noronha, soit à environ 70 km du lieu où le vol AF 447 a lancé son dernier message faisant état d'une panne électrique. Le colonel Amaral rajoute qu'un sac à dos qui contenait un billet d'avion du vol AF 447 a été trouvé.

19 h 30 : Point presse à Récife au nord-est du Brésil. Le colonel de l'armée de l'air Jorge Amaral précise que les deux corps repêchés ce matin sont "de sexe masculin" avant de revenir sur les détails des recherches du jour. Le premier corps, repéré par un avion à 14 h 10 (heure française), a été récupéré par la corvette Caboclo vingt minutes plus tard. Puis ont été repêché :
- un sac à dos contenant un ordinateur portable et un carnet de vaccination
- une malette en cuir contenant un billet du vol AF 447 a repêché. Air France a confirmé que le numéro de réservation de ce billet correspondant au vol AF 447.
- un fauteuil bleu "avec un numéro de série" (23701103B331-0, pour l'instant il n'est pas confirmé par Air France comme appartenant au vol AF 447).

19 h 40 : Selon l'armée brésilienne, le second corps a été repéré à 16 h 13 (heure française).

20 h 20 : Les deux corps et les débris de l'Airbus devraient arriver demain à Récife, ville du nord-est du Brésil, où est implanté l'Institut Medico Legal (IML). Les experts espèrent identifier les corps grâce à la collecte d'ADN effectuée auprès des proches des victimes. Le sac à dos et la mallette de cuir contiennent des éléments permettant d'identifier leur propriétaire. Mais ces noms ne correspondent pas nécessairement aux deux corps retrouvés.

20 h 50 : Des masques à oxygène ont également été récupérés par l'armée brésilienne selon TV Globo.

Dimanche 7 juin

8 h : L'armée brésilienne annonce avoir repéré de nouveaux débris. Il pourrait d'agir selon elle de morceaux des ailes de l'avion.

8 h 10 : L'armée brésilienne divulgue les premières photos de l'opération de récupération des débris du vol AF 447.

9 h 30 : Dominique Bussereau était ce matin sur RTL. Le secrétaire d'Etat aux transports a annoncé que les corps récupérés par l'armée brésilienne n'avait "pas pu être vérifiés par les autorités françaises" et que les recherches continuaient.

10 h 30 : Les corps arriveront aujourd'hui dimanche à Fernando de Noronha avant d'être transférés à Récife où se trouve l'institut médico légal. Ce samedi matin, une équipe de la police fédérale a embarqué à l'aéroport de Noronha, qui est à 545 km de Recife. Ce sont des médecins légistes et des spécialistes de la collecte et de l'identification des empreintes digitales, qui vont aider à identifier les corps retrouvés sur les lieux de l'accident. A Rio, la police fédérale a fait une collecte de salive et de cheveux auprès des parents des victimes du vol 447, dans une salle spéciale de l'hôtel Windsor dans le quartier de Barra de Tijuca.

14 h : Le directeur du bureau d'étude et d'analyse (BEA), Paul-Louis Arslanian, révélait hier "une incohérence dans les vitesses mesurées par les sondes Pitot (de l'Airbus, ndlr) prévues à cet effet", due à un dysfonctionnement de ces dernières. D'autres A 330 avaient connu par le passé des problèmes similaires. Le JDD affirme aujourd'hui qu'un "premier problème de sonde a été diagnostiqué par Airbus il y a plus de douze ans" en se basant sur un document daté de novembre 1996.

15 h 30 : L'armée brésilienne annonce qu'elle a récupéré trois nouveaux corps dans l'Atlantique.

16 h : L'armée brésilienne a déjà repêché cinq corps suite au crash de l'Airbus A 330 du vol AF 447 d'Air France et annonce en avoir repéré d'autres qui devraient être récupérés dans les prochaines heures. Problème : les conditions météorologiques sont défavorables pour l'accomplissement de mission des 14 avions participant aux recherches.

17 h : Le lieutenant colonel de l'armée de l'air brésilienne, Henry Munhoz, parle "de centaines d'objets" repérés dont des sièges de la marque Air France et des masques à oxygène. Ils seront récupérés. Mais "la priorité est au repêchage des corps". Le sexe des trois derniers corps retrouvés à 800 km de l'archipel Fernado de Noronha n'a pas été déterminé et leur état "ne sera pas révélé, car ce n'est pas de l'intérêt public". Aucun document n'a été retrouvé sur les corps. Le commandant de l'armée de l'air brésilienne a confirmé qu'ils ne se trouvaient pas sur leur siège, contrairement à une rumeur. Les familles espéraient , si tel avait été le cas, une identification plus simple des victimes.

19 h 30 : L'armée brésilienne de dévoiler les premières photos de bonnes qualités des débris de l'Airbus du vol AF 447 d'Air France. On peut voir le billet d'avion récupéré et un amas métallique.

21 h : Le quotidien de Rio, O Globo, annonce qu'un hélicoptère de la Marine française aurait trouvé un sixième corps. A Recife, les rues sont bloquées dans un périmètre d'un kilomètre autour de l'institut médico-légal où les corps seront acheminés.

Lundi 8 juin

00H35. 17 corps repêchés. La récupération de six corps du vol AF 447 d'Air France avait été précédemment annoncée samedi et dimanche. Ce vol Rio-Paris s'st abîmé en plein Atlantique il y a une semaine. Le porte-parole de l'armée de l'air, le lieutenant colonel Henry Munhoz, a précisé que neuf corps avaient été recueillis par la frégate brésilienne Constitucao et huit par la frégate française Ventôse.
Parmi les onze nouveaux corps récupérés hier, quatre sont des femmes et quatre des hommes. La plupart des corps et des débris ont été recueillis en un lieu situé à environ 1.150 km de la ville de Recife, sur la côte nord-est du Brésil.

11h30. Des effets personnels repêchés. Des centaines d'objets ont été repérés et repêchés parmi lesquelles des parties des ailes, des parties de la structure de l'avion, des sièges, les écrans LCD, des masques à oxygène et des effets personnels des passagers du vol.

12h00. L'enquête s'organise. Après plusieurs cafouillages -tournant notamment autour des déchets retrouvés- le suivi du crash est désormais parfaitement organisé ainsi qu'a tenu à le préciser ce matin à O Globo le lieutenant colonel Henry Munhoz : ""Je voudrais resituer ici la responsabilité de chaque institution. La recherche et le sauvetage des corps et des débris de l'avion sont de la responsabilité de la Marine et de l'Armée de l'air brésiliennes. Les effets des passagers qui sont retrouvés sont de la responsabilité de la compagnie aérienne. L'enquête est sous la responsabilité des autorités françaises. Et , enfin, l'identification des corps est de la reponsabilité de la police fédérale et de la police civile de Pernambouc."

14 h 30. L'institut médico-légal se prépare à recevoir les corps. Selon le quotidien brésilien O Globo, l'institut médico-légal (IML) de Recife se prépare à recevoir les victimes du vol AF 447. Le chargé de communication du ministère du développement a précisé au quotidien que plusieurs plans sont en place.
- Le premier consiste à maintenir les moyens de l'institut et d'intégrer les autopsies des victimes au travail habituel. En moyenne, l'IML réalise une vingtaine d'autopsies par jour. Il compte 329 spécialistes des empreintes digitales, 105 médecins légistes et 177 experts criminels. Cinq experts de Brasilia et trois de Pernambouc de la police fédérale sont arrivés en renfort.
- Si le nombre de corps retrouvé augmente et que beaucoup arrivent en même temps, un institut itinérant sera créé pour travailler uniquement aux autopsies des vicitimes du vol AF 447.
Par ailleurs, ce matin, le capitaine de frégate Giucemar Tabosa, du centre de communication de la Marine, a expliqué qu'il n'était pas possible de préciser la quantité de parties de l'avion retrouvées. Le personnel de la Frégate Constituição témoigne : "Nous naviguons dans une mer de débris". Aucun détail ne sera donné sur les effets personnels récupérés. "Ils sont présentés aux familles. Elles communiqueront si elles le souhaitent" a précisé Giucemar Tabosa.

15h20. L'Ifremer, le seul organisme capable de relever le défi des recherches en profondeur. "C'est assez frappant de voir que dans le drame que nous vivons, les moyens les plus performants au monde pour aller jusqu'à 6.000 mètres, c'est Ifremer, c'est pas l'effet du hasard", a dit M. Borloo à l'occasion de l'ouverture des premières Journées de le mer et du 25ème anniversaire de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER). Le navire océanographique, équipé du sous-marin Nautile qui peut travailler jusqu'à 6.000 mètres sous l'eau, doit arriver sur la zone de recherches jeudi après une escale lundi au Cap-Vert. "Il faut être très prudent car malgré les derniers développements et le repêchage des corps le problème c'est celui de la localisation qui reste très problématique", a ajouté Jean-Yves Perrot, président directeur-général d'Ifremer.

15 h 30. La recherche des boîtes noires s'organise. Louis Dreyfus Armement vient de confirmer l'envoi de deux navires sur le site du crash du vol AF 447. Il s'agit des super-remorqueurs Fairmount Glacier et Fairmount Expédition, de sa filiale néerlandaise.
Ces deux bateaux se joindront à la flotte de recherche des boites noires. Comme l'annonçait vendredi le ministre de la défense, le sous-marin Emeraude sera au coeur de ce dispositif. Il est attendu sur zone mercredi et commencera aussitôt sa mission. Ce jour-là, arrivera également le Mistral, avec à son bord des hélicopètes. Les deux remorqueurs de LDA arriveront eux à Natal mercredi et vendredi pour charger à leurs bords les dispositifs acoustiques et les sonars. Pendant les recherches, ils remorqueront des appareils sur la zone de l'accident.
Les équipes de LDA ont une expérience dans des opérations similaires, avec notamment en 2005 :
- La détection et le repêchage des boites noires (repêchées par plus de 1,000 mètres de fond) et d’une partie de l’épave du Boeing disparu au large de Charm-El-Cheikh.
- La récupération de la boîte noire et d’une partie de l’épave du vol Air Moorea qui s’était abîmé dans le lagon de Moorea (par environ 500 mètres de fond).

17 h. L'Etat major brésilien rectifie : seize victimes ont été repêchées. L'Etat Major brésilien termine sa première conférence de presse de la journée. Il rectifie les informations transmises hier soir : 16 corps ont été repêchés et non 17. La frégate Ventôse de la Marine française a sorti sept et non huit corps de l'eau, "contrairement aux informations dont disposait la coordination des recherches" précisent les Brésiliens. La frégate Constituição devrait arriver à l'archipel de Fernando de Noronha demain matin, mardi 9 juin. Elle transporte toutes les victimes. Les sept corps à bord du navire français ont été transférés sur le bateau brésilien, sans retarder significativement son arrivée. Une fois à Fernando de Noronha, ces corps recevront un traitement spécifique pour être transportés par avion à Recife.
Les actions de recherche et de collecte se poursuivent sans interruption, concentrées dans les lieux où ont été localisés les corps. Parallèlement, l'avion R-99 poursuit son balayage électronique pour tenter d'identifier d'autres foyers de débris.
Les conditions météorologiques n'ont pas perturbé les recherches, malgré des zones d'instabilité orageuse.
Actuellement, sont en opération : 14 avions (12 de l'armée brésilienne, 2 de l'armée française), le patrouilleur Guaiba a remplacé le patrouilleur Grajaù, reparti vers Natal. Du coup, les moyens maritimes restent composés de cinq navires de la Marine brésilienne et de la frégate française Ventôse.

18 h. Le stabilisateur de vol de l'Airbus A 330 récupéré. La marine brésilienne a récupéré le stabilisateur de vol de l'Airbus A330 Rio-Paris qui a disparu dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord. Le lieutenant-colonel Henry Munhoz a présenté aux journalistes des photos montrant un zodiac de la Marine brésilienne se préparant à remorquer ce stabilisateur, en forme de trapèze, et barré en grand par les couleurs bleu, blanc, rouge d'Air France.

18 h 15. Lula : "Tous les efforts seront faits". Le site de la Folha de Sao Paulo, premier quotidien en langue portugaise, reprend les déclarations du président brésilien. Lors de son émission de radio hebdomadaire, "Un café avec le président", Lula aurait affirmé que "Le Brésil va maintenir ses efforts pour localiser tous les occupants de l'Airbus d'Air France. Pour cela, nous allons faire tout ce qui est possible pour atteindre notre but, avec l'armée de l'air, la marine, pour que nous retrouvions tout ce qu'il est possible de retrouver. Et avant tout, les corps, parce que, dans ce moment de douleur, cela ne pas pas résoudre le problème, mais ce serait déjà un soulagement immense pour les familles de pouvoir enterrer leurs proches."

18 h 20. Le syndicat Alter appelle les pilotes à refuser de voler sur les A330 et A 340.

19 h 50. Un morceau de la queue de l'avion retrouvé. Les équipes fouillant la zone où le vol AF447 Rio-Paris d'Air France se serait abîmé, au large du Brésil, ont retrouvé aujourd'hui un grand morceau de la queue de l'appareil. Une découverte qui pourrait permettre d'affiner les opérations de recherche des boîtes noires.
Les équipes de recherche ont également aperçu deux sièges et d'autres débris portant le logo Air France et récupéré des dizaines de composants structurels de l'appareil. Ils avaient déjà repêché des fragments d'aile et plusieurs centaines d'objets personnels qui auraient appartenu aux passagers.

Mardi 9 juin

10 h : Air France présente un calendrier "extrêmement volontariste" de changement des sondes Pitot. Air France a convoqué hier tous les syndicats de pilotes pour les informer de l'état de remplacement des sondes Pitot sur les Airbus A330 et A340 de la compagnie. Un calendrier qualifié "d'extrêmement volontariste" par le syndicat nationale des pilotes de ligne. A ce stade de l'instruction, le Bureau étude et analyse (BEA) n'a "pas établi" de lien entre le dysfonctionnement des sondes et le crash de l'Airbus A330 du vol AF 447 d'Air France. Mais hier, le syndicat minoritaire Alter a appelé le personnel navigant technique à refuser d'embarquer sur les avions non dotés d'au moins deux sondes Pitot modifiées.

12 h : Les avions qui décollent aujourd'hui ont deux sondes nouvelle génération. Eric Derivry, porte-parole de usyndicat des pilotes de ligne annonce que tous les avions de la compagnie Air France qui décolleront aujord'hui sont équipés de deux sondes de vitesse, Pitot, de "nouvelle génération".

12 h 30 : Interpol entre dans la partie. Les passagers de l'Airbus A330 du vol Af 447 d'Air France étaient de différentes nationalités. Interpol aidera donc à coordonner l'identification des corps des victimes.

13 h 30 : Seuls neuf A330 et A340 sont équipés de deux pitots nouvelle génération. Deux syndicats minoritaires appellent toujours les pilotes d'Air France à ne voler sur les Airbus A330 et A340 qu'à condition qu'au moins deux pitots (sondes de vitesse) sur trois aient été remplacés. Le syndicat majoritaire assure que cette condition est remplie sur tous les avions décollant aujourd'hui et la compagnie affirme que tous ses vols "partent normalement". Cependant, une note d'Air France datée d'hier indique que seuls «neuf appareils sont équipés de deux ou trois sondes nouvelle génération». La compagnie dit posséder dans sa flotte 15 A330 et 19 A340.

14 h 20 : L'avion présidentiel brésilien en révision. Le débat sur les sondes de vitesse "pitot" gagne le Brésil. L'armée de l'air informe que l'ACJ-319 qui assure le transport du président, actuellement en révision à São Carlos, au centre de manutention de la compagnie aérienne, la TAM, a été équipé du nouveau système "pito".
"Cet avion, construit par Airbus, ne peut être être comparé aux modèles commerciaux, car pour ses missions spécifiques il a subi des modifications", précise Antonio Carlos Moretti Bermudez, chargé de communication de l'armée de l'air. Le 16 avril 2009, l'équipe en charge de l'avion présidentiel avait reçu un document officiel d'Airbus, qui suggérait l'incorpation du système "pitot probes" pour les indications de vitesse dans des conditions de gel, pour un meilleur fonctionnement de l'équipement. "Cette note technique parlait de recommendation et pas d'obligation. Il n'y a aucune relation entre la révision faite sur l'avion présidentiel et l'accident qui de l'A330 d'Air France " conclut le communiqué de l'armée brésilienne.

14 h 30 : 16 corps transportés sur l'archipel Fernando de Norohna. Les corps de 16 victimes du vol AF 447 d'Air France sont transportés par deux hélicoptères, un Black Hawk et un Super Puma, sur l'archipel brésilien Fernando de Norohna. Selon, le quotidien national O'Globo, les deux appareils ont une capacité de transport d'une tonne. Ils doivent transporté chacun huit corps. A l'aéroport de la base, une structure a été montée pour commencer l'identification préliminaire des vicitmes. Ce travail sera réalisé par huit experts de la police fédérale et de l'institut médico légal de Pernambouc.

15 h 10 : Arrivée des premiers corps. Les premiers corps sont arrivés à 14 h 40, sur l'archipel Fernando de Norohna enveloppés dans des sacs.

15 h 30 : Le quotidien O Globo publie les premières images. Le quotidien brésilien O Globo publie sur son site les premières images de l'arrivée des corps sur l'archipel de Fernando de Norohna.

15 h 50 : Un problème de sondes Pitot sur Air Caraïbes. L'incident n'a eu aucune conséquence. Mais en août 2008, un A 330 d'Air Caraïbes "a connu un dysfonctionnement sur un vol concernant les tubes Pitot". La compagnie française assure que "le vol s'est poursuivi tout à fait normalement".

16 h : Le syndicat Alter maintient la pression sur Air France. "Nous maintenons notre consigne de principe de précaution" résument les délégués d'Alter, 3è syndicat de pilotes d'Air France. L'appel à refuser de voler sur des A-330 non équipés de deux sondes "pitot AB" reste valable. Et ce, malgré l'accélération des modifications sur les avions par la compagnie. "Nous avons pour l'instant des difficultés à avoir des documents écrits d'Air France. Cependant, lorsque les pilotes en font la demande, ils sont informés de vive voix des travaux qui ont eu lieu, ou non, sur l'avion qu'ils prennent en main", explique un délégué du personnel d'Alter. Le syndicat espère que, si la compagnie n'a pas de problème d'approvisionnement, l'ensemble des appareils seront équipés des nouvelles sondes de vitesse d'ici quelques jours.

16 h 20 : Le "Pourquoi Pas " quitte le Cap-Vert. Le "Pourquoi Pas" a quitté le Cap-Vert pour se diriger vers la zone de recherches. Le navire d'Ifremer devrait l'atteindre jeudi pour débuter le travail de localisation et de récupération des boîtes noires de l'AF 447. Lire également : la mission du "Pourquoi Pas".

16 h 30 : La palette "polémique" appartenait peut-être à l'Airbus. Jeudi dernier, l'armée brésilienne annonçait un peu précipitamment avoir repéré les premiers débris de l'Airbus A 330 du vol AF 447. Après avoir récupéré "une palette et deux bouées", elle a fait machine arrière. Et si, finalement, cette palette était bien à bord de l'avion d'Air France au moment du crash ? Le quotidien carioca O Globo relance la discussion. Deux entreprises de l'Esperito Santo (Etat du sud du Brésil) acheminaient des papayes, stockées sur des palettes en bois. Seize palettes pour l'une des entreprises, huit pour l'autre.

17 h : Quatre nouveaux corps découverts. Milieu d'après-midi à Récife. L'armée de l'air et la marine brésiliennes confirment que quatre nouveaux corps de victime du vol AF 447 ont été récupérés. Tous ont été tirés de la mer par la frégate Bosísio qui a déjà huit corps dans sa chambre froide. Selon le capitaine de frégate Giucemar Tabosa, porte parole de la Marine, la frégate doit profiter de la capacité de sa chambre frigorifique qui compte 20 emplacements, pour ensuite prendre la route vers l'archipel de Fernando de Noronha.

17 h 15 : A une heure de vol de Récife. Après les premières expertises d'identification, les corps seront transférés à Récife par un avion C-130. Le temps de vol estimé est d'une heure. "Une zone d'instabilité météo dans la région de Fernando de Noronha, avec des fortes pluies et des vents violents, a retardé l'opération de transfert des corps de la frégate Constituição avec hélicoptères H-60 Blackhawk et H-34 Super Puma", expliquent en conférence de presse les commandants de la marine et de l'armée de l'air brésiliennes. En revanche, les conditions météorologiques n'ont pas eu d'incidence sur la zone de recherche.

17 h 50 : Début de polémique à Récife. L'identification des corps des victimes du vol AF 447 sera fait à l'institut médico-légal de Récife. Pour se préparer à cette mission particulière, les rues autour du bâtiment sont totalement bouclées. Une situation qui n'est pas sans poser problème. Le Journal do Commercio, quotidien de cette agglomération de quelque 3,5 millions d'habitats, explique que des familles n'ont pas pu reconnaître le corps de leurs proches (Voir la vidéo). Ils n'ont pas eu accès au bâtiment. Du coup, les corps n'ont pas non plus été rendus à ces familles. Selon le quotidien, une dizaine de corps de personnes mortes ces derniers jours à Recife seraient ainsi "bloqués" à l'institut. Les corps des victimes du vol d'Air France devaient, elles, arrivées sur place avant la fin de la journée.

18 h 20 : Cinq experts français à Récife. Cinq experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale française (IRCGN) sont arrivés à Recife. Ils travailleront en partenariat avec les techniciens brésiliens sur l'identification des victimes du vol AF 447. Parmi ces experts, on compte un spécialiste en reconstitution d'empreintes digitales, un dentiste et un biologiste spécialisé dans le recueil des échantillons d'ADN sur les corps très détériorés. Cette équipe est experte dans l'identifiation de victimes de grandes catastrophes. Elle a notamment travaillé sur le tsunami et sur l'accident du Concorde en 2000. "Nous avons déjà une deuxième équipe prête à partir si nécessaire", a déclaré François Daust, directeur du IRCGN, à BBC Brasil.

19 h : Toutes les sondes des Airbus ne sont pas identiques. Les pitots, sondes de vitesse, de l'Airbus A 330 du vol AF 447 d'Air France ont été fabriqués par Thales. Elles n'avaient pas été remplacées. Leur dysfonctionnement, souligné par le Bureau d'étude et d'analyse (BEA), a forcé Air France à présenter un calendrier express (quelques jours) de remplacement de ces pitots. Toutes les compagnies utilisant des Airbus ne seraient a priori pas concernées. Car les sondes équipant des avions du même modèle ne sont pas forcément construites par la même société. Exemple : Emirates, grand utilisateur d'A330, utilise des sondes fabriquées par l'Américain Goodrich.

20 h : Sondes défaillantes de l'Airbus : Thales refuse tout commentaire. "Sur le suivi des sondes en général, nous sommes équipementiers, et il n'appartient pas à Thales de faire le moindre commentaire à ce sujet", déclare une porte-parole de Thales, la société qui a fabriqué les Pitot de l'Airbus A330 du vol AF 447 d'Air France. "Sur les causes de l'accident, il y a une enquête en cours qui va être probablement longue et nous, on a aucun commentaire à faire à ce stade sur l'enquête et l'accident".

20 h 45 : Borloo et Bussereau reçoivent les familles. Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau ont reçu cet après-midi les familles des victimes du vol AF447 "pour faire le point sur la situation. Les deux ministres ont évoqué "l'avancement des recherches", les "moyens mis en oeuvre", "l'enquête technique" et "la procédure judiciaire".

Mercredi 10 juin

0 h 30. Les premiers corps à Recife ce mercredi. 0 h 30, l'armée brésilienne a fait un nouveau bilan des recherches : 41 corps ont été repêchés. 25 sont à bord de la frégate Bosísio. Les 16 premières dépouilles retrouvées sont actuellement à Fernando de Noronha. Elles seront transférées ce mercredi après-midi, 10 juin, pour la base aérienne de Recife à bord d'un Hercule C-130. Sur la zone de l'accident du vol AF 447, les recherches se poursuivent de nuit.
Le gouvernement français a sollicité l'entrée dans les eaux territoriales brésiliennes pour les deux remorqueurs de haute-mer Fairmount Expédition et Fairmont Glacier, qui ont à bord 40 tonnes d'équipement pour aider aux recherches. Le sous-marin Emeraude, le Pourquoi Pas et le Mistral poursuivrent leur route vers la zone de recherche.

8 h 45. L'Emeraude commence ses recherches. "L'Emeraude commencera sa patrouille dans la matinée avec une première zone de recherches de 20 nautiques sur 20 soit 36 km sur 36 qu'il doit couvrir en une journée", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.
"Il changera de zone chaque jour pour cette mission dont la durée n'est pas fixée", a-t-il ajouté, précisant que le sous-marin sera rejoint dans l'après-midi par un nouveau bâtiment de la Marine nationale, le Mistral.

11 h 30. Interpol et les images de l'aéroport de Rio pour aider à l'identification. Le dispositif pour l'identification des victimes s'affine. Interpol va aider à la coordination de l'identification affirme le quotidien de Sao Paulo, a Folha. "Comme les victimes de la tragédie sont originaires de différentes parties du monde, la collaboration internationale est essentielle pour garantir que l'identification et le retour des corps soient faits dans des conditions sûres, dignes et rapides " a affirmé le secrétaire général d'Interpol, Ronal Noble.
La police fédérale brésilienne va, elle, analyser les images vidéos de l'aéroport international Tom Jobim de Rio pour aider également à l'identification des occupantes du vol. Notamment les images de l'embarquement dans l'Airbus, le 31 mai.

11 h 45. Atterissage d'urgence pour un Airbus A320. Un Airbus A320 transportant 180 passagers norvégiens a dû atterir d'urgence ce matin sur l'île espagnole de Grande Canarie. Un des réacteurs de l'avion aurait pris feu juste après le décollage.

12 h 10 : Une habitante de Recife témoigne. Les premiers corps des victimes du vol AF 447 doivent arriver à Recife (nord-est du Brésil) cet après-midi. Ils vont être transportés à l'Institut médico légal pour identification. La zone est bloquée. Neide Arcanjo habite à Récife. Elle témoigne de l'ambiance pesante qui règne dans la ville.

13 h 30 : Deux passagers en lien avec le terrorisme islamiste ?
Selon l'Express.fr, les services de renseignement français ont relevé sur la liste des passagers deux noms correspondant à des personnes connues pour leur lien avec le terrorisme islamiste. Une information qui relance la thèse d'un attentat.

14 h 30. L'Emeraude entame ses recherches. Le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état major des armées, annonce que "L'Emeraude" a entamé ses opérations de recherche" des boîtes noires de l'Airbus A330.

15 h 30. Les recherches étendues aux eaux sénégalaises. "La zone de recherche des corps des vicitimes du vol AF 447 va être étendue", vient d'annoncer le quotidien brésilien O Globo sur son site. Une décision prise suite à l'observation des courants maritimes. Du coup, la Marine et l'Armée de l'air brésiliennes vont devoir entrer dans les eaux internationales sous la juridiction du Sénégal. Dakar a déjà autorisé l'incursion des navires et avions militaires brésiliens pour les recherches puissent se poursuivre. Les 41 premiers corps ont été retrouvés dans les eaux brésiliennes, mais les recherches s'éloignent maintenant à plus de 1.350 km de Recife.
La recherche des corps reste la priorité des Brésiliens, alors que la collecte des débris et la recherche des boîtes noires sera menée par les forces françaises. Si elles venaient à retrouver des corps, ceux-ci seraient transférés sur un navire brésilien pour être transporté à Fernando de Noronha.

16 h. Une revue allemande révèle les mésaventures du vol São Paulo-Frankfurt. Dans son prochain numéro, la revue allemande "Stern" relate l'incident survenu sur un vol São Paulo-Frankfurt de la compagnie aérienne Lufthansa, 48 h avant le crash du vol AF 447. Le boeing 747-400 a souffert de fortes turbulences dans la zone de l'accident du vol français, trois heures après son envol. Des turbulences telles qu'un passager a été blessé. La compagnie allemande confirme que ce passager a été projeté contre le toit de l'avion. Dans le choc, il s'est fait une importante coupure. Les chariots de distribution de boissons et de repas, ainsi que des bagages à main sont tombés dans le couloir de l'avion et différents objets ont volé dans la cabine. "Il y a souvent des turbulences sur cette route" a confirmé le porte-parole de la Lufthansa, qui a reçu plusieurs témoignages des passagers de ce vol.

16 h 30. Les premiers corps attendus vers 20 h à Recife. Lors de la conférence de presse de 16 h (heure française), les portes paroles de l'armée brésiliennes ont confirmé que les 16 corps arrivés à Fernando de Noronha avaient reçu les premières expertises. Ils arriveront à la base aérienne de Recife aujourd'hui à 20 h, puis seront transférés à l'institut médico-légal. La frégate Bosísio a pris la route de Fernando de Noronha où elle devrait arriver demain, jeudi 11 juin. Les 25 corps qui sont à son bord seront transférés sur des hélicoptères des Forces aériennes brésiliennes pour Fernando de Noronha. Le même protocle sera ensuite appliqué. Les conditions météo devraient se dégrader sur la zone de recherche. Pour l'instant elles n'ont pas compromis les opérations.

16 h 40. Les familles brésiliennes partagées. L'un des quotidiens de Recife, le Journal du Commerce, a contacté des familles de victimes du vol AF 447. Celles-ci sont partagées. Un groupe a déjà une réservation dans un hôtel de la zone Sud de la capitale du Pernambouc. Mais un deuxième groupe préfère attendre à Rio des nouvelles des experts de l'institut médico légal ou de la police fédérale.
“Nous sommes prêts. Dès que les experts indiqueront qu'il y a des élements qui permettent une identification, nous irons à Recife. Nous souhaitons suivre ce travail de près et nous aiderons autant que possible" explique Marteen Van Sluys, frère de la journaliste Adriana Van Sluys, qui était dans l'avion. "Mais si nous voyageons dès maintenant, qu'allons-nous faire ? Tout cela est une très grande souffrance pour les familles. Nous irons quand il y aura des informations à entendre." Sa mère était dans le groupe de parents accueillis à Recife au début des recherches. "Ce déplacement a été épuisant" commente-t-il. Lorsqu'elles le souhaiteront, un avion des forces aériennes brésiliennes assurera leur voyage.

18 h : L'identification des victimes a commencé. Le travail d'identification des corps des vicitimes du vol AF 447 d'Air France a commencé à Fernando de Noronha. Trois experts fédéraux, un spécialiste des empreintes digitales, un médecin légiste et un auxiliaire ont réalisé une inspection visuelle, une collecte de matériel génétique (ADN) et une prise d'empreintes digitales. Ils ont enregistré les corps, les vêtements et les objets retrouvés sur chacune des victimes. Après cette première analyse, les examens médico-légaux seront fait à Recife. Les analyses ADN, qui elles seront nécessaires, seront faites au laboratoire de la police fédérale à Brasilia. "Toutes les personnes qui travaillent à l'identification des victimes sont profondement touchées par cette tragédie et garantit aux familles que ces expertises seront faites au plus vite", conclut le communiqué.

19 h. Terroristes présumés. La police indique qu'il s'agissait "d'homonymes". La police française a étudié de près les noms des deux passagers du vol AF 447 d'Air France, suspectés d'avoir entretenu des liens avec le terrorisme islamiste. Cette piste a été "balayée": il s'agit d'une "simple homonymie", indique une source policière. Interrogée sur l'éventuel lien de ces deux passagers avec le terrorisme islamiste, cette source a ajouté que c'était "faux".

19 h 20 : Le gourvernail en cause, plus que la sonde de vitesse. A Brasilia, Alan Gripp, journaliste de la Folha de Sao Paulo développe une nouvelle thèse dans un article mis en ligne aujourd'hui. "Les spécialistes en sécurité aériennes estiment que la queue de l'appareil qui a été repêchée avant-hier sera vitale pour les investigations sur l'accident", écrit-il. "L'analyse de la pièce, appelée stabilisateur vertical, pourra dire si elle ou sa partie mobile, le gouvernail, ont souffert d'avarie en vol". Un message automatique envoyé par l'avion indique une panne dans le système de limitation des mouvements du gouvernail. Les messages automatiques sur la vitesse excessive sont postérieurs à ceux concernant le gourvernail.
"L'examen montrera comme la pièce s'est rompue. Si c'est lors de l'impact avec la mer ou si elle était déjà cassée en l'air, si elle s'est rompue dans une chute incontrôlée ou au vol normal", écrit le journaliste brésilien. "Le fait que la pièce soit pratiquement intact indique qu'elle s'est cassée dans l'air. Mais cet examen sera très utile", avance José Carlos Pereira, ex-président de Infraero, entreprise publique en charge des aéroports brésiliens.

19 h 35 : Recife. Les autopsies "courantes" transférées. La directrice de l'institut médico légal de Recife vient d'annoncer dans le quotidien O Folha de Pernambouc qu'à partir d'aujourd'hui les autopsies de son secteur sont transférées provisoirement dans un autre lieu, dans le quartier de Derby.

21 h : Les corps ne rejoindront pas Récife avant 23 h. L'arrivée des corps des victimes du vol AF 447 à la base aérienne de Recife était prévue aujourd'hui à 20 h. Mais ils n'ont pas encore quitté Fernando de Noronha. Les dépouilles sont toujours aux mains des spécialistes de la police civile de Pernambouc et de la police fédérale qui réalisent la pré-identification. Le quotidien de Recife, O jornal do Comercio, écrit que, d'ici une heure, les corps seront transférés à bord de l'Hercule C-130. Ils devraient arriver vers 22 h 30-23 h à Recife. De la base, ils seront transportés à l'institut médico légal dans le quartier Santo Amaro. 25 autres corps, à bord de la frégate Bosísio sont en route vers Fernando de Noronha. Aucune communication de l'armée brésilienne n'a fait état aujourd'hui de la découverte de nouveaux corps.

Jeudi 11 juin

Trois nouveaux corps ont été retrouvés portant à 44 le nombre de dépouilles en cours d'identification à Recife. Les conditions météo sont de nouveau difficiles: pluie battante, visibilité réduite et forts courants. "Il devient de plus en plus difficile de trouver et de récupérer d'autres corps", a déclaré le général Ramon Cardoso, porte-parole de l'armée de l'air brésilienne. "Les chances de retrouver les corps de tous les passagers du vol Air France sont très faibles".
La décision d'un éventuel arrêt des recherches de nouveaux corps sera prise le 19 juin, a affirmé jeudi l'armée brésilienne.

Le directeur général d'Air France, Pierre-Henry Gourgeon, a rencontré les membres de l'AJPAE, association des journalistes professionnels de l' aéronautique et de l' espace. Malgré les problèmes de mesure de vitesse constatés dans les derniers messages automatiques de l’avion, Pierre-Henry Gourgeon a déclaré qu’« on ne peut cependant pas préjuger d’un lien entre les sondes et les causes de l’accident ». Le programme de changement des sondes a été accéléré, mais Airbus et l'Agence européenne de sécurité aérienne rappellent que les avions A330/A340 sont sûrs avec l'un ou l'autre des 3 types de sonde existants.

L'état-major français a indiqué que la frégate Ventôse avait récupéré plus de 130 morceaux de l'A330. Quant au sous-marin nucléaire d'attaque Emeraude, il quadrille à petite vitesse une zone de 20 milles nautiques sur 20, soit 36 km sur 36. Il devrait recevoir le renfort dans les prochains jours de remorqueurs de haute mer affrêtés par la France qui vont tirer deux "pinger locators", sortes de sonars attachés à un cable long de plusieurs milliers de mètres, mis à disposition par l'armée américaine.

L'une des familles des victimes françaises s'est constituée partie civile dans l’information judiciaire pour "homicides involontaires". Le but est d'avoir accès au dossier d' enquête. Ces proches "ont le sentiment que toute la vérité n'a pas été dite» et «constatent un filtrage manifeste de l'information», soutient Sophie Bottai, l'avocate qui représente la famille.

Vendredi 12 juin

Le patron d'Airbus défend les appareils A330. Dans un entretien accordé au journal allemand Bild Zeitung, Thomas Enders affirme que "L'A330 est l'un des meilleurs avions et parmi les plus sûrs jamais construit". "Un avion Airbus décolle toutes les deux secondes dans le monde, prendre l'avion est et reste le plus sûr des moyens de transport" a-t-il rappellé. La disparition de l'airbus A330 reste encore inexpliquée.

Samedi 13 juin

14 heures. Pour l'ancien pilote Ari Germano, auteur d'un livre sur les accidents aériens,les images des débris semblent indiquer que les passagers de l'Airbus ont été pris de surprise et que la tragédie s'est déroulée si vite que l'équipage n'a pas eu le temps de réagir.

15 heures. Une information corfortée par le témoignage du commandant de bord Ronaldo Jenkins, consultant en sécurité du Syndicat national des entreprises aériennes (Snea), qui a pu identifier un gilet de sauvetage et également une partie du revêtement intérieur de l'avion et qu'il n'y avait aucune trace de feu ou de fumée, ce qui écarterait l'hypothèse d'une explosion.

16 heures. Les "pires conditions météo" pour les recherches depuis le drame. 

18 heures. Le Gammagas, navire marchand sous pavillon Antigua, a trouvé un bout de la structure de l'avion, à un point distant de 415 km au nord-ouest des îles de Saint Pierre et Saint Paul.

Une trentaine de proches des victimes ont par ailleurs rencontré à Rio l'émissaire du gouvernement français auprès des familles, Pierre-Jean Vandoorne.

Dimanche 14 juin

La frégate Constitution arrive au port de Recife pour y déposer  débris et objets personnels. 21 corps ont déjà été déposés à l'Institut médico-légal (IML) de la capitale de Pernambuco. Les autres corps vont être acheminés dans les jours à venir.

L'enquête à terre et en France met également en lumière une volée de messages automatiques (24 en tout) à propos d'un problème de sécurité au niveau du stabilisateur vertical (d'ailleurs retrouvé intact). Des éléments qui ne suffisent pas à expliquer la plongée de l'appareil dans l'Atlantique. 

L'Emeraude, sous-marin nucléaire,  deux remorqueurs de haute mer tirant deux "pingers locators" (sorte de sonar attaché à un cable long de plusieurs kilomètres) prêtés par l'armée américaine, le navire de recherche et d'exploration sous-marine "Pourquoi pas" continuent de patrouiller.

La géographie du drame

 


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16 réactions

  • kaliop56
    Drame vol 447
    Bonjour à tous!
    Je ne suis pas un habitué des forums mais en lisant quelques commentaires je ne peux m'empêcher de réagir.Tous les commentaires sur la lenteur des secours est sans fondements et n'aide en rien les victimes et leurs familles.En effet la situation de départ sur cette tragédie est une inquiétude au sujet d'un avion transitant d'un point A vers un point B,il à donc fallu toute une phase d'enquête afin de déterminer une zone de recherche dans l'immensité de l'océan.De plus certains avis éclairés parlent de recherches avec un avion de chasse, ce qui est une absurdité, les avions utilisés dans ce type d'évènement sont des aéronefs spécialisés dans les recherches en mer comme les ATL2 et les Falcon50. Respectons les victimes et leurs proches en ne racontant pas n'importe quoi.
    Ajouté le 02 juin 2009 à 04h53
  • PNC
    reponse a phil06 et Anelka76
    Phil06, moi même Stewart, nous avons appris les différentes couches nuageuse, un avion commercial long courrier vol environ 10000 mètres (33000pieds), Les nuages hautement dangereux et orageux, notamment l'un d'eux qui à dû toucher ce vol, atteignent 15000 mètres(50000p). Donc c'est tout à fait possible que ce vol en soit la victime.
    Anelka76, Il y a des procédures concernant les pertes de contact avc un avion, trop long à expliqué.

    Et concernant le Président Sarkozy, Avec ou sans Prince du bresil ou representant de michelin il se serait déplacer quand même je pense.
    Ajouté le 02 juin 2009 à 01h12
  • lyly4083
    disparition du vol AF 447
    ***A liers09*** : je voulais en savoir plus sur votre commentaire lorsque vous dites que la compagnie a rayé le nom des membres de l'équipage du vol AF 447? Une amie se trouve à bord et même après avoir eu la confirmation par téléphone, quelque chose me gêne... Trop de questions, de doutes.
    Cest l'incompréhension totale.
    Merci.
    Ajouté le 02 juin 2009 à 01h02
  • Intox
    ???
    Bliss 1590 a raison, par respect evitez de lancer des rumeurs ou donner votre propre avis sur cet " accident ". Nous ne savons toujours pas ce qu'est devenu cet aéronef. Ceci dit tout a l'heure, sur BFM TV le président syndicat des pilotes d'Air France, a fait comprendre que l'hypothèse que l'avion fut foudroyé en plein vol devait etre ecarté. Nous saurons la vérité un jour quoiqu'il en soit...RIP aux victimes
    Ajouté le 02 juin 2009 à 00h52
  • anelka76
    des secours trop lents
    Je suis scandilisé sur le fait que les autorités aient pris du temps avant d'envoyer des avions de chasse pour voir ce qui se passait au moment où ils ont perdu le contact radio et que cet avion ait disparu des écrans radar. C'est un scandale!
    Un avion tombe la nuit et les recherches commencent le lendemain dans l'après midi . C'est horrible et c'est une honte pour le gouvernement quel qu'il soit!!
    Ajouté le 01 juin 2009 à 22h00
  • gill...
    VOL AF 447
    Je vois bcp de choses sur ce forum, des incorrections, des idées de chacuns .... malheureusement tant que l'on ne sait pas exactement ce qui s'est passé,on ne peut pas dire avec certitude ce qui s'est passé. Laissons aux spécialitistes de trouver l'avion et d'enquêter afin de savoir ce qu'il s'est réellement passé. Quant aux listes des membres d'équipages, cela est tout à fait normal de pas communiquer leurs noms, ni mêmes ceux des passagers, immaginez vous les familles, il faut les protéger dans cette grande douleur d'attente et de connaissance des faits réels. Je travaille dans un aéroport et franchement je ne pense pas à un attentat ou autre avec toutes les normes de sureté que l'on doit faire face. Aujourd'hui, nous pouvons vraiement penser aux familles et espérer pour eux.
    Ajouté le 01 juin 2009 à 20h33
  • blt
    à didierlock
    lu ailleurs (où vous sévissez aussi apparamment) :

    Tournevis a écrit :
    Non,
    L\'avion cloué au sol en Indes était le F-GZCB alors que l\'avion venant du Brésil était le F-GZCP.
    Attention à ne pas dire n\'importe quoi non plus.
    Ajouté le 01 juin 2009 à 19h06
  • MAR06
    AF 447
    Je trouve qu' ils ont mis trop de temps pour faire des recherches...Depuis qi'ils l'ont perdu sur les radars, ils auraient pu envoyer un avion de recherche...C' est bien triste pour tous ceux qui etaient dans l' avion....Cet accident me trouble
    Ajouté le 01 juin 2009 à 18h53
  • bliss1590
    Disparition du vol AF 447
    En respect pour les passagers de l'appareil et pour son équipage, je ne me permettrais pas de lancer des suppositions sans avoir aucune connaissance des faits réel et je trouve totalement honteux que certains se permettent d'affirmer qu'il s'agit d'un détournement. Et puis arrêtez de vous renseigner sur tous les site qui ne cherchent qu'a lancer de fausses rumeurs... sur ceux, au revoir
    Ajouté le 01 juin 2009 à 17h27
  • Aspirant Grange
    Explication rationnelle et scientifique...
    C'est assez simple cet foudre... QUand un avion ayant une partie du fuselage en matériaux composite traverse un nuage orageux, où des petits cristaux de glaces montent puis se rassemblent pour devenir plus gros en haute altitude tombent car le vent ne les fait plus monter, ils frottent contre l'avion et la fibre de carbone des saumons d'ailes, de la gouverne de profondeur et de l'empennage, cela crée de l'électricité et une super décharge très puissante... Ce devait être le cas... Paix à leurs âmes...
    Ajouté le 01 juin 2009 à 17h05
  • didierlock
    AF 447 alias F-GZCB
    Cet avion a déjà connu de grave problèmes éléctriques le 18 mars 2009 a l'aéroport de Bangalore, le clouant au sol 3 jours.
    La réparation a t elle été bien faite ?


    http://www.bangaloreaviation.com/2009/03/air-france-airbus-a330-grounded-at.html
    Ajouté le 01 juin 2009 à 17h01
  • fredley
    ma reaction concernant le vol AF 447
    Bonjour, cette disparition est une triste nouvelle.
    Alors concernant la tension de la situation actuelle, il est important que la Compagnie Air France puisse faire très attention ,si la compagnie affirme avoir reçu le signal d`une panne de circuit électrique, cela signifie l`avion n`a pas été détourné, mais plutôt c`est un crash. la chose la plus importante pour l`instant, c`est de laisser tomber les statistiques bizarres sur le nombre des Français, Italiens, etc.. qui sont a bord , mais de chercher a retrouver la ou l`avion est tombé afin de nous donner une statistique générale, car la famille des victimes sont sans nouvelle pour l`instant.
    Ajouté le 01 juin 2009 à 16h07
  • jonalee
    dispartion????
    Bonjour,
    Personnellement je suis sceptique quant à la disparition de cet appareil....s'ils ne savent pas ce qui lui est arrivé alors pourquoi avoir rayé les membres d'équipage air france???
    et il semblerait que l'appareil ait disparu mais jamais au même endroit....pour ma part je pense que l'avion ait été detourné et abattu en plein vol ce qui explique que l'équipage ait été rayé....c'est juste une hypothése on verra la suite en tous cas nous pensons fortement aux familles dans cette terrible épreuve...
    Ajouté le 01 juin 2009 à 15h13
  • kenu
    kenu
    Bonjour suis vraiment surpris de lire les dernieres nouvelles et la cause de la disparation du vol AF447 soit disant foudroyé en plein vol aprés 3h00 de vol on est en vol de croisiére foudroyé ??? mis a part les turbulences je ne vois pas comment le volAF a pu etre foudroyé j'attend de voir la suite suis PNC moi même une pensée ces personnes et leurs famille et aux 15 colégues
    Ajouté le 01 juin 2009 à 14h42
  • phil06
    disparition Vol AF 447
    quelle tragédie ! - l’avion était il en plein Atlantique ,aux abords du cap vert, du Maroc de la Mauritanie… comme je l'ai lu sur d'autres sites
    entre l'ile fernando de Noronha c’est pas tout à fait la même chose
    y a t’il aucun enregistrement radar permettant d’évaluer son cap et sa course? et donc sa position supposée au moment du drame
    en croisiere les avions volent bien au dessus des orages aussi je ne comprends pas bien cette these que l'avion aurait éte foudroyé
    tout laisse malheureusement présager une explosion en plein vol dont les circonstances sont inconnues...
    Je prie pour les victimes et leur familles
    Ajouté le 01 juin 2009 à 14h21
  • liers09
    disparition du vol AF 447
    comment se fait il que la compagnie ait déjà rayé le nom des 12 membres d'équipage qui accompagnés ce vol, alors que l'on nous dit que nous n'avons aucune nouvelle de cet airbus?
    Ne fait on pas de la rétention d'information? et , si c'est le cas, dans quel but?
    Ajouté le 01 juin 2009 à 13h54
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