8 juin 2009 à 19h50
Seize corps au total, vient de rectifier l'Etat major brésilien, ont été repêchés au cours du week-end, ainsi que "des dizaines de composants structurels" de l'Airbus d'Air France. Dès mercredi, c'est la recherche des boîtes noires qui va commencer. Plusieurs navires français sont attendus sur zone.
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> Vol AF 447. Un système de mesure de vitesse défaillant ?
19 h 50. Un morceau de la queue de l'avion retrouvé.
Les équipes fouillant la zone où le vol AF447 Rio-Paris d'Air France se serait abîmé, au large du Brésil, ont retrouvé aujourd'hui un grand morceau de la queue de l'appareil. Une découverte qui pourrait permettre d'affiner les opérations de recherche des boîtes noires.
Les équipes de recherche ont également aperçu deux sièges et d'autres débris portant le logo Air France et récupéré des dizaines de composants structurels de l'appareil. Ils avaient déjà repêché des fragments d'aile et plusieurs centaines d'objets personnels qui auraient appartenu aux passagers.
18 h 20. Le syndicat Alter appelle les pilotes à refuser de voler sur les A330 et A 340.
18 h 15. Lula : "Tous les efforts seront faits"
Le site de la Folha de Sao Paulo, premier quotidien en langue portugaise, reprend les déclarations du président brésilien. Lors de son émission de radio hebdomadaire, "Un café avec le président", Lula aurait affirmé que "Le Brésil va maintenir ses efforts pour localiser tous les occupants de l'Airbus d'Air France. Pour cela, nous allons faire tout ce qui est possible pour atteindre notre but, avec l'armée de l'air, la marine, pour que nous retrouvions tout ce qu'il est possible de retrouver. Et avant tout, les corps, parce que, dans ce moment de douleur, cela ne pas pas résoudre le problème, mais ce serait déjà un soulagement immense pour les familles de pouvoir enterrer leurs proches."
18 h. Le stabilisateur de vol de l'Airbus A 330 récupéré
La marine brésilienne a récupéré le stabilisateur de vol de l'Airbus A330 Rio-Paris qui a disparu dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord. Le lieutenant-colonel Henry Munhoz a présenté aux journalistes des photos montrant un zodiac de la Marine brésilienne se préparant à remorquer ce stabilisateur, en forme de trapèze, et barré en grand par les couleurs bleu, blanc, rouge d'Air France (Notre photo).
17 h. L'Etat major brésilien rectifie : seize victimes ont été repêchées
L'Etat Major brésilien termine sa première conférence de presse de la journée. Il rectifie les informations transmises hier soir : 16 corps ont été repêchés et non 17. La frégate Ventôse de la Marine française a sorti sept et non huit corps de l'eau, "contrairement aux informations dont disposait la coordination des recherches" précisent les Brésiliens. La frégate Constituição devrait arriver à l'archipel de Fernando de Noronha demain matin, mardi 9 juin. Elle transporte toutes les victimes. Les sept corps à bord du navire français ont été transférés sur le bateau brésilien, sans retarder significativement son arrivée. Une fois à Fernando de Noronha, ces corps recevront un traitement spécifique pour être transportés par avion à Recife.
Les actions de recherche et de collecte se poursuivent sans interruption, concentrées dans les lieux où ont été localisés les corps. Parallèlement, l'avion R-99 poursuit son balayage électronique pour tenter d'identifier d'autres foyers de débris.
Les conditions météorologiques n'ont pas perturbé les recherches, malgré des zones d'instabilité orageuse.
Actuellement, sont en opération : 14 avions (12 de l'armée brésilienne, 2 de l'armée française), le patrouilleur Guaiba a remplacé le patrouilleur Grajaù, reparti vers Natal. Du coup, les moyens maritimes restent composés de cinq navires de la Marine brésilienne et de la frégate française Ventôse.
15 h 30. La recherche des boîtes noires s'organise
Louis Dreyfus Armement vient de confirmer l'envoi de deux navires sur le site du crash du vol AF 447. Il s'agit des super-remorqueurs Fairmount Glacier et Fairmount Expédition, de sa filiale néerlandaise.
Ces deux bateaux se joindront à la flotte de recherche des boites noires. Comme l'annonçait vendredi le ministre de la défense, le sous-marin Emeraude sera au coeur de ce dispositif. Il est attendu sur zone mercredi et commencera aussitôt sa mission. Ce jour-là, arrivera également le Mistral, avec à son bord des hélicopètes. Les deux remorqueurs de LDA arriveront eux à Natal mercredi et vendredi pour charger à leurs bords les dispositifs acoustiques et les sonars. Pendant les recherches, ils remorqueront des appareils sur la zone de l'accident.
Les équipes de LDA ont une expérience dans des opérations similaires, avec notamment en 2005 :
- La détection et le repêchage des boites noires (repêchées par plus de 1,000 mètres de fond) et d’une partie de l’épave du Boeing disparu au large de Charm-El-Cheikh.
- La récupération de la boîte noire et d’une partie de l’épave du vol Air Moorea qui s’était abîmé dans le lagon de Moorea (par environ 500 mètres de fond).
15h20. L'Ifremer, le seul organisme capable de relever le défi des recherches en profondeur
"C'est assez frappant de voir que dans le drame que nous vivons, les moyens les plus performants au monde pour aller jusqu'à 6.000 mètres, c'est Ifremer, c'est pas l'effet du hasard", a dit M. Borloo à l'occasion de l'ouverture des premières Journées de le mer et du 25ème anniversaire de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER). Le navire océanographique, équipé du sous-marin Nautile qui peut travailler jusqu'à 6.000 mètres sous l'eau, doit arriver sur la zone de recherches jeudi après une escale lundi au Cap-Vert. "Il faut être très prudent car malgré les derniers développements et le repêchage des corps le problème c'est celui de la localisation qui reste très problématique", a ajouté Jean-Yves Perrot, président directeur-général d'Ifremer.
14 h 30. L'institut médico-légal se prépare à recevoir les corps
Selon le quotidien brésilien O Globo, l'institut médico-légal (IML) de Recife se prépare à recevoir les victimes du vol AF 447. Le chargé de communication du ministère du développement a précisé au quotidien que plusieurs plans sont en place.
- Le premier consiste à maintenir les moyens de l'institut et d'intégrer les autopsies des victimes au travail habituel. En moyenne, l'IML réalise une vingtaine d'autopsies par jour. Il compte 329 spécialistes des empreintes digitales, 105 médecins légistes et 177 experts criminels. Cinq experts de Brasilia et trois de Pernambouc de la police fédérale sont arrivés en renfort.
- Si le nombre de corps retrouvé augmente et que beaucoup arrivent en même temps, un institut itinérant sera créé pour travailler uniquement aux autopsies des vicitimes du vol AF 447.
Par ailleurs, ce matin, le capitaine de frégate Giucemar Tabosa, du centre de communication de la Marine, a expliqué qu'il n'était pas possible de préciser la quantité de parties de l'avion retrouvées. Le personnel de la Frégate Constituição témoigne : "Nous naviguons dans une mer de débris". Aucun détail ne sera donné sur les effets personnels récupérés. "Ils sont présentés aux familles. Elles communiqueront si elles le souhaitent" a précisé Giucemar Tabosa.
12h00. L'enquête s'organise
Après plusieurs cafouillages -tournant notamment autour des déchets retrouvés- le suivi du crash est désormais parfaitement organisé ainsi qu'a tenu à le préciser ce matin à O Globo le lieutenant colonel Henry Munhoz : ""Je voudrais resituer ici la responsabilité de chaque institution. La recherche et le sauvetage des corps et des débris de l'avion sont de la responsabilité de la Marine et de l'Armée de l'air brésiliennes. Les effets des passagers qui sont retrouvés sont de la responsabilité de la compagnie aérienne. L'enquête est sous la responsabilité des autorités françaises. Et , enfin, l'identification des corps est de la reponsabilité de la police fédérale et de la police civile de Pernambouc."
11h30. Des effets personnels repêchés
Des centaines d'objets ont été repérés et repêchés parmi lesquelles des parties des ailes, des parties de la structure de l'avion, des sièges, les écrans LCD, des masques à oxygène et des effets personnels des passagers du vol.
00H35. 17 corps repêchés
La récupération de six corps du vol AF 447 d'Air France avait été précédemment annoncée samedi et dimanche. Ce vol Rio-Paris s'st abîmé en plein Atlantique il y a une semaine. Le porte-parole de l'armée de l'air, le lieutenant colonel Henry Munhoz, a précisé que neuf corps avaient été recueillis par la frégate brésilienne Constitucao et huit par la frégate française Ventôse.
Parmi les onze nouveaux corps récupérés hier, quatre sont des femmes et quatre des hommes. La plupart des corps et des débris ont été recueillis en un lieu situé à environ 1.150 km de la ville de Recife, sur la côte nord-est du Brésil.
