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The Kooks. La nouvelle coqueluche anglaise

Le festival Les InDIXciplinées fête à Lorient les dix ans des Studios MAPL (Musiques Actuelles au Pays de Lorient). Lancé vendredi dernier, l'événement promet encore cinq soirées intenses au public. Les fans de britpop ont réservé leur jeudi. Quatre groupes sont alors à l'affiche de l'Espace Cosmao-Dumanoir dont la nouvelle coqueluche anglaise, The Kooks. Le premier album des gamins de Brighton, « Inside in/Inside out », s'est déjà écoulé à 1,4 million d'exemplaires dont 1,2 en Grande-Bretagne. Et leur tournée mondiale ravit les fans.

Paul Garred (le plus à droite sur la photo) est le batteur de The Kooks. A l'occasion, il se met aussi au piano. Il a évoqué la vie de son groupe avec nous.

Comment présenteriez-vous la musique de The Kooks aux gens qui ne la connaissent pas encore ?
C'est d'abord des chansons. Chaque membre en écrit, et ce depuis le départ.
Pour le style, on peut parler de pop plutôt classique, avec l'envie première de faire danser les gens. Mais The Kooks ne se résument pas à un seul genre. Il y a plein d'ingrédients différents. Le but, c'est que le public passe un bon moment quand il vient assister à nos concerts. En France, la plupart des gens ne vont pas comprendre vos paroles. Est-ce grave ? Oui, un peu, mais les mots ne sont pas plus importants que les mélodies et le reste. Notre problème, c'est que nous ne parlons pas assez bien français pour pouvoir traduire les chansons. La prochaine fois, peut-être ? Vos thèmes peuvent-ils se résumer à l'amour et ce qui vous met en colère ? Les chansons tournent principalement autour des filles, sur le fait d'être heureux ou contrarié avec le sexe. Le propos est très honnête. Bien sûr, on trouve pas mal de colère dans des chansons genre « Tu ne m'aimes pas ». Nos paroles restent innocentes. Nous ne sommes pas un groupe engagé politiquement. Décrivez-vous le quotidien des teenagers ? Pas seulement des teenagers. La plupart des membres du groupe ne le sont plus, moi j'ai 21 ans. On évoque la vie en général, avec ses périodes de plaisirs et de désillusions. Nous les transcrivons en chansons. Quelle méthode de travail avez-vous adoptée ? Une chanson peut venir d'un tas de manières différentes. Quand elle arrive sur la table, ça peut être avec un simple accompagnement de piano ou de guitare. L'important sera de savoir comment on va la développer ensemble. Des fois, ça marche tout de suite, d'autres fois on la laisse tomber pendant six mois. On y reviendra avec une approche plus fraîche. Où, quand et comment vous êtes-vous rencontrés ? On est tous de Brighton ou de ses alentours. Trois d'entre nous fréquentaient le même collège, le quatrième était dans un autre de la ville. Il y a trois ans, on s'est rendu compte qu'on avait des affinités musicales. On a fait une démo et on a pris notre envol à partir d'elle. On a commencé à faire beaucoup de concerts, ça sonnait franchement bien, du coup plein d'amis venaient nous écouter... Trois ans plus tard, vous remportez un succès international impressionnant. Avez-vous le sentiment de vivre un conte de fée ? Oui, définitivement ! C'est phénoménal, même si ça peut être dur quelquefois dans la mesure où on mène une vie à laquelle on n'était pas du tout habitué. Ce que je veux dire, c'est que quand tu rejoins un groupe, tu ne peux pas réellement te préparer à ce qui t'attend. C'est un grand choc auquel il faut s'adapter, comme par exemple celui de se réveiller ridiculement tôt alors que tu as joué la veille jusqu'à minuit. Les gens pensent que c'est la vie facile mais c'est crevant de voyager tout le temps dans un tas de pays différents. Maintenant, je précise quand même que je ne changerais ma place pour rien au monde !

Propos recueillis par Frédéric Jambon


« Les chansons tournent autour des filles, sur le fait d'être heureux ou contrarié avec le sexe ».
Et aussi...
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