Odeur suspecte. Un lycée quimperlois évacué
Le lycée Roz-Glas, à Quimperlé, a été évacué hier, en début d'après-midi, en raison d'une odeur suspecte, dont l'origine reste encore à déterminer.
C'est peu après la reprise des cours, en début d'après-midi, que les premiers élèves du lycée professionnel Roz-Glas, à Quimperlé, se sont plaints de vertiges et de maux de tête. La majorité d'entre eux venait d'intégrer l'atelier cuisine du lycée, où ils devaient satisfaire à un examen.
100 élèves évacués
et 19 incommodés
L'alerte a été donnée aux pompiers, peu après 14 h 30, alors que de nouveaux cas se déclaraient. Les secours ont aussitôt procédé à l'évacuation de la centaine de lycéens présents dans l'établissement, ainsi que des trente enseignants et membres du personnel administratif.
Tandis que les 22 malades, dont trois adultes, étaient pris en charge dans la cour de l'établissement par le Smur de Quimperlé, les pompiers commençaient à explorer les installations avec des appareils de mesure de gaz.
Ces sondages n'ont rien donné, pas plus que ceux effectués par GDF, sur et aux abords du site. La cellule mobile d'intervention chimique de Quimper les a rejoints un peu plus tard avec du matériel plus sophistiqué, sans résultat. Si bien qu'à leur départ vers 17 h 15, la piste d'une émanation de gaz était définitivement écartée.
Une autre évacuation
la veille au lycée voisin
Finalement, il n'y a pas eu d'hospitalisation, et tous les élèves sont rentrés chez eux pour le week-end, sans connaître, toutefois, la cause de leurs déboires. La gardienne de l'établissement, quant à elle, devait être relogée provisoirement par la ville.
Coïncidence étrange : la veille, vers 22 h 30, le lycée voisin de Kerneuzec, à peine distant de 50 mètres par un tunnel, avait, lui aussi, subi le même désagrément en soirée. Une odeur « anormalement forte », selon le proviseur, Joseph Klein, avait été détectée sous les douches du troisième étage, dans l'internat des filles.
Trente lycéennes avaient été évacuées mais, finalement, l'odeur s'était estompée quelques minutes plus tard, et elles avaient pu regagner leurs chambres.
Hier, des agents de la ville ont vérifié les canalisations d'égout qui desservent les deux établissements. Sans plus de résultat. Pour le directeur des services techniques de la ville, cette thèse paraît hautement improbable, les deux lycées n'étant pas reliés au même réseau d'évacuation.