Radovan Karadzic. Sur la piste d'éventuels complices
Trois jours après l ' annonce de l ' arrestation de Radovan Karadzic, les enquêteurs serbes tentaient toujours de mettre des noms sur les soutiens dont a bénéficié l ' ex-chef politique des Serbes de Bosnie au cours de ses 13 années de cavale. Et de lever le voile sur le vrai Dragan Dabic, fausse identité derrière laquelle s ' était retranché l ' un des hommes les plus recherchés au monde.
Depuis la nouvelle de son arrestation, plusieurs informations contradictoires ont circulé. D ' après des responsables serbes, Dabic serait mort en 1993 à Sarajevo. Des médias serbes ont rapporté qu ' il s ' agissait d ' un combattant serbe décédé durant le conflit bosniaque (1992-95). Mais selon d ' autres sources, c ' est un civil qui a été tué par les forces bosno-serbes.
Geste envers l'UE
« Il y a sept Dragan Dabic à Sarajevo, morts ou vivants » , a pour sa part déclaré Bruno Vekaric, porte-parole du procureur serbe chargé des crimes de guerre.
D ' après lui, Karadzic a obtenu les faux papiers sous le régime de feu Slobodan Milosevic. Et il semble qu ' un commandant paramilitaire de la région ait joué un rôle. Ce dernier, Slobodan Medic, est actuellement jugé pour son implication présumée dans le massacre de Srebrenica. Ceux qui ont aidé Karadzic à se soustraire à la J ustice seront arrêtés et poursuivis, a averti Slobodan Vekaric .
En attendant le transfert de Karadzic au Tribunal pénal international pour l ' ex-Yougoslavie à La Haye , la Serbie multiplie les gestes envers l'UE. Belgrade a ainsi annoncé le retour des ambassadeurs - qu ' il avait rappelés - dans les pays de l ' UE ayant soutenu l ' indépendance du Kosovo.