« Depuis septembre 2000, indiquent les pêcheurs, notre comité régional s’est engagé favorablement, avec responsabilité, derrière l’idée de la création de parc marin apprécié comme un projet structurant d’envergure nationale et porteur d’avenir pour la région. Notre adhésion emportait un certain nombre
de réserves comme l’absence de zones classées préalablement en réserve intégrale, notre représentation ou encore le respect de nos prérogatives en matière de gestion halieutique comme le prévoit la loi. Mais cette adhésion s’inscrivait dans une volonté de participer à une gestion durable de cet espace patrimonial exceptionnel».
« Bande côtière de plus en plus agressée »
En rappelant qu’ils ont sans cesse maintenu « une attitude vigilante et constructive tout en participant aux travaux menés par la Mission du parc », ils ne cachent pas « une certaine amertume de constater que la bande côtière est de plus en plus agressée par des pollutions diverses, que la fréquentation maritime côtière ne cesse d’augmenter et que la pérennité des entreprises de pêche est en danger car la ressource halieutique est de plus en plus convoitée ».
« Surpris et déçus »
Estimant qu’il y a un contexte nouveau invitant à l’évolution des mentalités, les pêcheurs se disent « surpris et déçus par l’attitude de certaines communes littorales qui rejettent ce projet sans débat et cèdent à la pression de quelques usagers occasionnels manifestant la seule défense de leur intérêt personnel. Nous pensons que pour mieux gérer notre territoire maritime, il faut un outil adapté et consensuel. Nous pensons que le parc naturel marin peut être cet instrument pilote, indispensable à l’instauration d’une gestion durable et partagée de la mer côtière, assurant le respect des usagers ».
En lançant un appel aux maires des communes littorales (« Rejoignez-nous et ensemble, défendons notre espace maritime et les activités qui en vivent »), ils concluent en indiquant qu’ils resteront attentifs « à ce que le futur parc garantisse le respect de l’équilibre entre la gestion pérenne du patrimoine naturel et le développement d’activités humaines compatibles avec cette préservation ».