« Nous sommes passés, en 2005, de six à neuf salles d'accouchement, c'était un peu juste auparavant pour notre activité. Les travaux en cours vont nous permettre, d'ici avril, d'arriver à un total de 57 chambres en maternité, une partie en chambre double, une obligation pour les patientes qui ne peuvent payer une chambre individuelle »,
précise Jean-Daniel Simon, directeur de la clinique.
S'organiser pour faire venir de jeunes obstétriciens
Kéraudren est une maternité de niveau 2a, ce qui signifie qu'elle dispose de six lits de néonatalogie, mais pas de soins intensifs, pour prendre en charge les bébés les plus fragiles. De plus, au-delà de 1.500 accouchements par an, un gynécologue doit être en permanence sur place, de même qu'un pédiatre (le jour et un d'astreinte la nuit) et un anesthésiste. Depuis le début d'année, quatre des médecins accoucheurs se sont donc installés dans l'extension réalisée. Trois autres restent dans un cabinet proche, un autre consulte à Saint-Renan. Quatre sages-femmes libérales qui font de la préparation à l'accouchement ont aussi un cabinet à la clinique. « Dans le privé, l'avenir des maternités passera par l'organisation de groupes, comme cela s'est fait en chirurgie pour ne pas être de garde tous les jours. Il va falloir un changement de mentalité, c'est le prix à payer pour que de jeunes obstétriciens puissent avoir envie de venir », estime Jean-Daniel Simon. Ici aussi les décisions d'arrêter les accouchements, mais surtout les départs en retraite ont réduit le nombre de médecins dans les salles de naissance.
À l'écoute des questionnaires de sortie
Avec ses plus de 2.000 accouchements par an, jusqu'à 2.254 il y a deux ans, Kéraudren se voit parfois coller l'étiquette « d'usine à bébés ». « C'est une image que nous réfutons, depuis deux ans nous avons réalisé des travaux d'extension, pour le confort des mamans, en néonatalogie aussi. Chaque jour des réunions d'information sur la nutrition et les soins aux bébés sont proposées, ou encore sur l'allaitement. Nous avons tenu compte des questionnaires de sorties. On nous reprochait une trop grande disparité de conseils sur l'allaitement, nous avons donc formé tout le personnel en lien avec la PMI. Aujourd'hui, 60 % des bébés sont allaités à leur sortie de la clinique, un taux qui n'a pas cessé de progresser depuis quatre ans ».