En 1880 seulement, 1 % d’une classe d’âge l’obtenait. En 1936, ce n’était encore le cas que d’à peine 3 % des jeunes Français et de 20 % en 1970. Aujourd’hui, 63,8 % d’une classe d’âge décroche le fameux diplôme. Une proportion importante mais qui est encore très éloignée de l’objectif des 80 % que s’était fixé un ministre de l’Éducation nationale.
Il ne faut évidemment pas confondre taux de réussite au bac et pourcentage d’une classe d’âge qui l’obtient et ne retenir que le premier pour mesurer la démocratisation du bac.
Les progrès restent très faibles
Contrairement à une idée reçue, la part d’une classe d’âge qui décroche le bac a même plutôt tendance à stagner. Depuis 1995, elle a, en tout cas, très peu augmenté. Cette année-là, 63 % d’une génération obtenait le bac. En 2007, cette proportion était à peine de 64 %. Une augmentation donc très limitée. Aujourd’hui, et contrairement à ce que pourrait laisser croire des taux de réussite de plus de 83 %, un jeune Français sur trois échoue encore à obtenir le précieux sésame. L’accès au bac, et notamment pour les milieux les plus défavorisés, reste en France difficile. Beaucoup plus que dans d’autres pays européens. L’augmentation du taux d’accès au bac s’est faite, par ailleurs, essentiellement grâce à la création des bacs technologique et professionnel. De 1985 - année où a été mis en place le bac professionnel - à 1995, le pourcentage d’une génération obtenant le diplôme est passé de 36 % à 63 %. Mais depuis, les progrès restent très faibles. La part d’une classe d’âge qui obtient le bac général a même baissé ces dix dernières années. Elle est passée de 40 à 34,6 %.
70 % en Bretagne
La Bretagne n’échappe pas à ce constat. Si la part d’une classe d’âge qui obtient le bac est supérieure à la moyenne nationale - de l’ordre de 70 % -, elle ne progresse plus non plus dans notre région. Elle est même plutôt en baisse puisqu’il y a dix ans, 74 % d’une génération de jeunes Bretons allaient au bac.