« Oui, il y a une baisse des prix. Mais je parlerais plutôt de réajustement. Il y a eu beaucoup de surestimation y compris pour les biens exceptionnels », constate Maud Caudal. Depuis qu’elle est chasseur immobilier, cette jeune Alréenne a observé un changement notable dans la physionomie du marché dans le secteur où elle opère,
un des plus cotés de Bretagne : Auray, Quiberon, Carnac, Presqu’île de Rhuys... « Il y a quatre ou cinq ans, il y avait très peu de biens à la vente. Aujourd’hui, il y a de l’offre. C’est plus facile de trouver quelque chose, même dans le Golfe. La demande sur l’immobilier de prestige reste forte. Mais on voit bien que les candidats à l’achat ne sont pas prêts à acheter n’importe quoi à n’importe quel prix même s’ils disposent d’un budget très élevé. »
Un nouveau métier
Maud « chasse » pour les acheteurs. Elle propose de chercher à leur place la maison, principale ou secondaire, de leur rêve. En somme, de traquer pour eux la perle rare. Soit parce qu’ils n’ont pas le temps de le faire eux-mêmes, soit parce qu’ils sont loin. Une clientèle diverse aux budgets disparates : des expatriés qui préparent leur retraite, des Franciliens à la recherche d’un petit pied-à-terre. Il lui arrive aussi de travailler pour des commerçants ou cadres locaux à l’agenda surchargé. Déjà répandu aux Etats-Unis et en France dans les grandes villes, ce métier commence à se développer en Bretagne. C’est la logique inverse de l’agence immobilière. Investie d’un mandat de recherche et après une écoute approfondie des souhaits de ses clients, la jeune femme prospecte auprès de propriétaires - souvent des particuliers -. Elle utilise aussi les plates-formes internet. Bien intégrée dans cette région, elle est bien informée grâce au bouche-à-oreille.
A l’écoute de l’acquéreur
« Je pars des critères de mes clients que je confronte à la réalité du marché. Je visite énormément de maisons pour pouvoir proposer une liste très resserrée des biens à visiter. Cela fait gagner du temps. C’est l’avenir de l’immobilier d’être à l’écoute de l’acquéreur », indique Maud Caudal. Elle estime que la période est devenue favorable aux acheteurs « C’est le moment d’acheter car ils sont en position de force. » D’un autre côté, elle encourage les vendeurs à être confiants et réalistes. « Je leur demande de se mettre dans la peau de l’acquéreur. Quand ils proposent un prix, je leur demande s’ils seraient prêts à acheter leur propre maison à ce prix-là. »
Contact www.act56-immobilier.com