HydroHélix et son consortium industriel (1) ont signé avec l'Ademe (Agence de l?environnement et de la maîtrise de l'énergie) sa troisième convention pour le financement de nouvelles études. Une signature qui intervient peu de jours après un geste fort de jacques Chirac, au cours de sa visite en Grande-Bretagne :
« Nos deux pays ont le potentiel nécessaire pour développer les énergies marines, en particulier liées aux vagues, aux courants et aux marées. Nous convenons d'exploiter au mieux le potentiel des énergies renouvelables marines pour nos deux pays et étudierons les modalités d'une collaboration approfondie dans ce domaine ».
« Après cette déclaration, nous avons senti une certaine frénésie », indique Hervé Majastre. « Le plus dur est fait, le difficile reste à faire », estime le P-DG qui se bat depuis plusieurs années avec son associé Jean-François Daviaux pour convaincre du bien-fondé de son projet et trouver les financements nécessaires.
La nouvelle convention avec l'Ademe et sa dotation de 75.000 euros va ainsi permettre de lancer de nouvelles études sur l'impact des hydroliennes sur les sédiments, confiées à la Sogreah. Objectif : déposer auprès du ministère de l'Industrie un dossier pour la réalisation d?une hydrolienne expérimentale d?une puissance d'un mégawatt.
A terme, le projet d'hydroHélix est d'installer 5.000 turbines sur différents sites pouvant fournir en continu trois gigawatts, soit le besoin en électricité de la Bretagne, avec des pointes pouvant aller jusqu'à six gigawatts. Une activité qui pourrait générer 6.000 emplois, estime Hervé Majastre. « Nous sommes le seul projet aussi avancé en France, il faut absolument que la Bretagne et le Finistère ne laissent pas passer cette chance », milite-t-il, soutenu par le technopôle de Brest-Iroise.
1. Il comprend Saipem SA et sa filiale brestoise Sofresid, Dourmap à Brest, l'Institut de recherche de l'École navale de Lanvéoc, In Vivo Environnement de La Forêt-Fouesnant.
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