Le groupe d’électronique, qui emploie 1.350 personnes dans deux établissements distincts implantés sur le même site dans la cité du Ponant, représente un cas de figure-type en la matière. D’un côté, Thalès systèmes sous-marins où l’interdiction totale a été décidée il y a trois ans. De l’autre, Thalès
systèmes aéroportés où des fumoirs ont été installés depuis plus de deux ans, mais que tous les adeptes de la cigarettes ne fréquentent pas. Le nouveau décret va durcir le réglement interne de la maison.
Des gens incommodés
Chez Thalès systèmes sous-marins (350 salariés), des personnes incommodées par la fumée de quelques rares accros dans les bureaux sont intervenues auprès du comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) il y a trois ans. Désormais, ceux qui veulent en griller une enfilent leur blouson et vont fumer dehors. Dans la perspective du nouveau décret, la direction réfléchit à l’installation d’un auvent à l’extérieur des bâtiments.
Se plier aux règles
Dans l’établissement voisin, spécialisé dans les systèmes aéroportés (1.000 salariés), trois espaces fumeurs ont été installés. Parallèlement, le service de médecine interne (un médecin et trois infirmières) distribuent gratuitement des patchs « aux gens motivés » qui veulent en finir avec le tabac. Une politique qui a porté ses fruits. « Nous enregistrons aujourd’hui 50 % de succès avec les patchs sur une durée de 3 à 4 ans », commente Loïc Ségalen, directeur des ressources humaines. Le nombre de fumeurs a sensiblement diminué. « On compte quelques dizaines de fumeurs qui, dans une forte majorité, respectent le réglement, souligne Loïc Ségalen. Mais on en trouve quelques rares dans les couloirs, et notamment dans le hall d’accueil, ils devront respecter le nouveau décret, qui ne prête plus à interprêtation ». Les espaces fumeurs, bien ventilés par des extracteurs, répondent aux normes. Il va falloir s’assurer de la bonne fermeture des portes. Le cendriers placés devant les portes des halls d’accueil des bâtiments ont été solidement fixés à l’extérieur pour écraser la clope avant d’entrer, ce qui évitera leur transfert à l’intérieur par certains fumeurs malins. « Nous faisons confiance aux salariés pour qu’ils respectent scrupuleusement les règles, souligne Loïc Ségalen. Face aux sanctions encourues par l’entreprise, nous prendrons rapidement des mesures strictes si tout le monde ne s’y plie pas ». En clair, c’est l’ensemble des fumeurs qui en pâtira et qui devra aller fumer dehors dans des sortes d’abri-bus.
Yves Drévillon. 30/01/2007