5 juillet 2009
Un homme était dans un état grave après l'accident d'un train Corail qui a heurté vendredi une remorque. Son propriétaire, un agriculteur, a été mis en examen. Un homme de 42 ans, originaire de Corrèze, est toujours hospitalisé dans un état grave. Ce matin, la directrice de permanence du CHU de Limoges est "très réservée" sur son pronostic vital.
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Trois voyageurs blessés dans le choc étaient toujours hospitalisés ce matin. Notamment un Corrézien de 42ans, dont le pronostic vital est toujours "très réservé". "Il est maintenu en réanimation. Il n'y a pas d'évolution particulière", indique ce matin Marie Sengelen, directrice de garde du CHU.
Pas d'inquiétude pour les deux autres blessés
L'homme souffre de "polytraumatismes" et avait été opéré en neuro-chirurgie dans la nuit de vendredi à samedi. Les deux autres personnes hospitalisées n'inspiraient plus d'inquiétude. Au total, treize personnes ont été blessées. Quant à la circulation des trains, elle a pu reprendre sur une seule voie et à vitesse réduite, hier matin.
"Du jamais vu en 20 ans"
"C'est du jamais vu en 20 ans", commentait hier Guillaume Pepy, le président de la SNCF, après le déraillement d'un train Corail causé par un choc avec une remorque chargée de foin. "Les éléments métalliques de la remorque ont complètement explosé les vitres d'un côté et provoqué un véritable cisaillement de la tôle à hauteur des fenêtres", selon le procureur de la République de Limoges.
Pour une poignée de secondes
"C'est vraiment accidentel", a-t-il précisé, annonçant que le propriétaire de la remorque, un agriculteur de 60ans, avait été mis en examen pour blessures involontaires puis remis en liberté. Ce dernier chargeait des balles de foin dans la remorque, pourtant calée, quand celle-ci se serait mise à dévaler la pente, jusqu'aux voies situées en contrebas. L'agriculteur a aussitôt alerté les gendarmes qui ont eux-mêmes contacté la SNCF mais cette dernière n'a pu joindre à temps le conducteur du train.
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