4 juillet 2009
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a débuté, hier, sa visite diplomatique en Birmanie, par la demande d'une entrevue avec l'opposante Aung San Suu Kyi.
Arrivé hier matin à Rangoun, pour une mission qu'il a lui-même qualifiée de «très difficile», Ban Ki-Moon, le secrétairegénéral de l'Onu, s'est entretenu avec le numéro un birman, le généralissime Than Shwe. «Je lui ai dit que je voulais voir Aung San Suu Kyi en personne. Il m'a dit qu'elle faisait l'objet d'un procès mais je lui ai dit que telle était ma requête, que c'était important et que j'attendais la réponse», a déclaré BanKi-moon. La figure de proue de l'opposition, Aung San Suu Kyi, est incarcérée depuis la mi-mai dans la prison d'Insein (nord de Rangoun), pour la violation supposée des règles de son assignation à résidence, en recevant un Américain. Elle est passible de cinq ans de prison et risque, de ce fait, d'être écartée du paysage politique, alors que des élections seront organisées l'année prochaine par le régime militaire.
Plus de 2.000 prisonniers politiques birmans
Le président américain, BarackObama, a dénoncé un «procès-spectacle», alors que les nouvelles accusations contre la lauréate du prix Nobel de la paix ont suscité une vive indignation à travers le monde. «Pour la énième fois, l'Onu a poliment demandé la libération de Aung San Suu Kyi, mais une ?libération? qui se traduirait en fait par un retour en assignation à résidence serait un échec patent», a estimé l'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch. Le secrétaire général sud-coréen, qui rencontre à nouveau le chef de la junte aujourd'hui, a également indiqué avoir réitéré son appel à la libération de plus de 2.000 prisonniers politiques détenus dans les geôles birmanes.
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