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France

Vol Rio-Paris. «L'avion était entier lors de l'impact»

3 juillet 2009

La présentation du premier rapport d'enquête sur le crash de l'Airbus A330, reliant Rio à Paris, a eu lieu, hier, permettant d'exclure la thèse de la dislocation en vol.

«L'avion n'a pas été détruiten plein vol», a fait savoir le responsable de l'enquête, démentant de nombreuses rumeurs. Photo Epa/MaxPPP

Au cours de la présentation du premier rapport sur les causes du crash du vol Rio-Paris d'Air France, les enquêteurs français ont exclu, hier, l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'Airbus A330, accidenté le 1erjuin, sans pouvoir apporter d'éléments d'explication supplémentaires.

Aucune trace d'incendie ni d'explosif

«L'avion n'a pas été détruit en vol», a précisé Alain Bouillard, responsable de l'enquête du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), lors de la présentation d'un premier rapport. Il a ainsi balayé l'hypothèse, qui avait circulé dans de nombreux médias brésiliens et français, d'une dislocation ou d'une explosion dans les airs de l'appareil entre Rio et Paris. Parmi les 640 débris de l'avion récupérés, le BEA n'a repéré aucune trace d'incendie, ni d'explosif. «L'avion est arrivé entier au moment de l'impact», a déclaré Alain Bouillard. Aucun gilet de sauvetage gonflé n'a été retrouvé. «Ce qui montre que visiblement les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage», a-t-il ajouté.

La recherche des boîtes noires prolongée

À propos des sondes Pitot, mesurant la vitesse, le BEA a affirmé que leur dysfonctionnement temporaire, comme le laissent supposer les messages de pannes envoyés par l'avion avant son crash, pouvait constituer un élément d'explication, mais qu'à ce stade, rien ne permettait de les lier aux causes du crash. Ces sondes, fabriquées par le français Thales, ont été mises en cause par deux syndicats de pilotes d'Air France, peu après l'accident, ce qui a conduit la compagnie à accélérer le remplacement d'un ancien modèle de sondes par un modèle plus récent. Priés de dire si l'on pouvait continuer de voler en toute confiance sur les Airbus A330 et A340, les enquêteurs ont déclaré qu'ils voyageaient sur ces appareils. Le BEA a une nouvelle fois déploré de ne pas disposer du résultat des autopsies pratiquées au Brésil sur les 51 corps retrouvés et auxquelles sont associés des gendarmes français. Les enquêteurs ont par ailleurs annoncé la prolongation jusqu'au 10juillet de leurs recherches acoustiques des balises des boîtes noires, déterminantes pour expliquer le crash. Ils ont aussi indiqué qu'ils publieraient un second rapport intermédiaire, sans pouvoir donner de date.

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