9 mai 2009
A Sainte-Maxime (Var) où a eu lieu le Débarquement de Provence en 1944, Nicolas Sarkozy a rendu hommage hier aux troupes coloniales de cette époque. Ces anciens combattants réclament le même traitement que leurs frères d'armes français.
A l'appel des «Oubliés de la République», collectif militant pour l'abolition des différences de traitement entre quelque 80.000anciens combattants des colonies et leurs frères d'armes français, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées hier sur le Parvis des droits de l'Homme, à Paris, pour réclamer la fin de «50 ans de discrimination ». Depuis la loi dite de «cristallisation» du 26 décembre 1959, promulguée par le général de Gaulle, les anciens combattants du Maghreb, d'Afrique noire, de Madagascar et d'Asie touchent en effet une pension parfois huit fois inférieure à celles des nationaux français. «La loi de finances 2007 a oublié les anciens combattants des colonies en décristallisant certaines sommes mais pas la plus importante : la pension civile et militaire due aux anciens soldats des colonies encore en vie», a indiqué Naïma Charaï, conseillère régionale PS d'Aquitaine en charge de la lutte contre les inégalités.
«Il faut des actes»
«Il faut solder cette dette à leur égard », a plaidé le député socialiste Alain Rousset, président de la région Aquitaine et auteur d'une proposition de loi préconisant l'alignement des pensions pour tous les anciens combattants. Outre la «décristallisation», le texte déposé à l'Assemblée nationale réclame pour les anciens combattants des colonies la suppression de la durée d'obligation de résidence en France donnant droit au minimum vieillesse. «Par-delà les propos du président de la République - il a rendu hommage hier aux soldats des colonies dont «la France n'oubliera jamais (le) sacrifice» - il faut des actes», a-t-il poursuivi.
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