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Saint-Brieuc ville

Imbert Imbert. Un duo de choc au «Piccadilly»

6 mai 2009

Mathias Imbert et sa contrebasse ont captivé le public du «Piccadily», vendredi soir.

Pour la dernière date de l'association Badaboum! cette saison, Imbert Imbert a conquis le public du «Picca», vendredi. Car d'emblée, le chanteur capte l'attention de l'assemblée, au détour de deux chansons qui installent son univers. Les textes sont souvent noirs, et abordent sans fausse pudeur et énormément de talent poétique les relations amoureuses, sensuelles et sexuelles.

Un artiste fragile au propos costaud

Au bout de deux chansons, Mathias Imbert annonce en effet «une histoire de fesses pour se remonter le moral»! Aucune vulgarité dans ces chansons, au contraire: un propos dense, vibrant sous les notes de la contrebasse, «Madame Imbert Imbert»! Cette dernière se laisse effleurer sous les doigts du chanteur comme l'alter ego dont il est question dans les chansons d'Imbert Imbert. La voix du chanteur s'impose elle aussi en douceur, tout en sensualité.

Entre rock'n roll et intime

Dans «La mouche», l'artiste livre le récit d'un «enfant qui trouva une amie et un sens à la vie», une donzelle à qui il coupa les ailes. Plus tard, il propose un tour de magie qui lui est tout personnel, fidèle à son univers et son humour, décalés et un tant soit peu déjantés. Très applaudi sur ses morceaux les plus pudiques, Imbert Imbert fait aussi un tabac avec une scène de ménage, «Sans toi ni loi», façon punk-rock! Mais il retrouve aussitôt son côté charnel avec «Faut qu'j'l'oublie», magnifique titre sur la séparation. Au final, un «Débat de boue» sensuel et osé; c'est le titre de son premier disque. Le prochain sortira en2010.

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